Actes du Mois

des Villes à l’Ere Numérique

Tenu à la Cité des Sciences et de l’Industrie

Du 7 au 28 février 1998

  

Mai 1998

 

Cité des Sciences et de l’Industrie - ARENOTECH

Actes du Mois

des Villes à l’Ere Numérique

Tenu à la Cité des Sciences et de l’Industrie

Du 7 au 28 février 1998

Sous la Direction de André J.M. Loechel et Dominique Mestre

Mai 1998

 

Cité des Sciences et de l’Industrie - ARENOTECH

 

Remerciements à Simon Monneret, Directeur Délégué à la Valorisation et à l’Action Régionale, sans qui cette publication ne verrai pas le jour.

Remerciement à Laura Garcia Vitoria, Chef de Projet MOSAIC - ARENOTECH

Remerciement à Thomas Séchet et toute l’Equipe d’Animation, pour leur encouragements et leurs divers contributions à l’organisation de ces manifestations.

 

 

LA GRANDE AVENTURE DES COLLECTIVITES LOCALES 

A L’ERE DU NUMERIQUE.

 

Devenu aujourd’hui marché privilégié de l’innovation technologique, mais aussi depuis peu champ d’observation, d’analyse et d’évaluation des pratiques et usages pour la recherche universitaire, l’action culturelle et la formation, la collectivité locale numérique constitue à ce jour une thématique aux contours encore peu définis et aux réalités diverses. Un lieu fédérateur d’information et de réflexion s’impose: tel sera prochainement l’objet d’un observatoire et d’une publication qu’entend promouvoir l’ARENOTECH dont le travail, en étroite liaison avec la Cité des Sciences et de l’Industrie, s’est traduit d’abord par un travail d’identification des grands projets tant français qu’européens, ainsi que par l’organisation des animations autour des expérimentations et des projets des collectivités locales dans le cadre de l’exposition " Nouvelles Images, nouveaux réseaux " dont l’Association Art - Education - Nouvelles Technologies est partenaire -

 

Il s’agit en effet avant tout de regrouper les compétences de tous ceux qui oeuvrent sur le terrain, mais aussi de tous ceux qui suivent et encouragent ces expériences pour éliminer au plus vite les obstacles tant matériels que psychologiques retardant la mise au service des citoyens des nouvelles technologies de la communication et de développer ainsi une véritable stratégie d’appropriation citoyenne.

 

Un récent rapport au Conseil de l’Europe rédigé, il y a deux ans de cela, par Pierre Lévy soulignait déjà la nécessaire articulation entre le fonctionnement urbain et les formes nouvelles d'intelligence collective rendues possibles par le développement des réseaux. Il s’agit clairement pour nous d’aller au-delà de projets visant à une quelconque assimilation -voire substitution- du cyberespace à un équipement urbain ou territorial, ni même de nous contenter de la construction de communautés virtuelles urbaines. Les projets les plus avancés ont pour objet la résolution des problèmes de la ville par une mise en commun des compétences, des ressources et des idées.

 

"Dans le domaine de la valorisation économique et touristique du territoire, dans celui de la culture et de l'éducation et, plus largement, dans la recherche d'une meilleure cohésion sociale, les attentes des citoyens sont fortes", constatait de son côté au même moment Michel Briand dans son rapport Le multimédia dans les cités : " L'optimisation de la gestion interne des collectivités territoriales exige un accès plus rapide et plus facile à l'information et aux données de toutes natures ". Mais alors même que les élus s’interrogent et que leurs associations multiplient les rapports et les études; l’information réellement pertinente n’en continue pas moins souvent de faire défaut, à l’échelle notamment de l’Europe. L’adjoint au maire de Brest montrait que nous étions bel et bien en présence d’un foisonnement d'initiatives qui ne constituait cependant qu’une "juxtaposition d'initiatives isolées sans réflexion globale et un partage bien insuffisant d'expériences et d'initiatives pour mettre ces outils à la portée de tous". Un tel constat demeure à ce jour en partie vrai et pose problème face à l’ampleur des objectifs poursuivis.

 

L’étude réalisée l’an dernier sous l’égide de l’Association des maires des grandes villes de France " Multimédia et télécommunications : les initiatives des villes ", souligne clairement quant à elle l’intérêt croissant des villes pour les outils informatiques et les télécommunications: près de neuf élus sur dix attribuent aux technologies de l’information un rôle important dans le développement local et un quart d’entre eux les jugent même fondamentales. Elle souligne surtout que la cité - qui pouvait jusqu’ici apparaître en marge du paysage technologique - réagit aujourd’hui en quelque sorte comme une entreprise: " Les villes se considèrent comme vouées à devenir des acteurs d’un secteur qui revêt pour elles un intérêt stratégique ".

 

Les réalisations présentées tout au long du mois des " Villes à l’ère numérique " que nous avons eu l’occasion d’organiser avec la Cité des Sciences ne se veulent certes pas exhaustives. Mais nous avons surtout voulu sensibiliser et informer, analyser et comparer, dans la mesure où des dizaines d’expérimentations et des centaines de projets concernent aujourd’hui des collectivités locales françaises et que les réalisations étrangères sont aussi nombreuses que peu connues.

 

Il convient donc aujourd’hui de rassembler tous ceux qui agissent ou souhaitent agir sur ce terrain, de prendre en compte toutes les initiatives déjà prises et de favoriser toutes les synergies, de mesurer avant tout les acquis en matière d’expérimentation. Mais il convient évidemment d’aller encore au-delà en vue d’une véritable réflexion interdisciplinaire au service de nos contemporains.

 

Tout un travail de réflexion a été mis en chantier avec les principaux acteurs sur ce terrain. Un projet de comité scientifique a été lancé, qui a rencontré l’intérêt et l’adhésion d’une majorité d’entre eux. C’est dans cette perspective qu’au-delà des structures associatives déjà existantes est envisagé la mise en place d’un observatoire des villes et territoires à l’ère numérique qui se consacrera à impulser et promouvoir réflexion et échanges, capitalisation et évaluation. Cet observatoire devra constituer, à l’échelle de notre continent et en étroite liaison avec la commission européenne, un lieu fédérateur d’information et de réflexion, un lieu d’échanges d’expériences, un lieu de partenariat aussi, ainsi qu’un véritable outil de promotion des technologies de l’information dans le développement local.

André Jean-Marc Loechel 

Président de l’ARENOTECH

 

Sommaire

 

Introduction

 1. Nouvelles technologies de l’information et de la communication et développement local : enjeux et perspectives

 2. Les laboratoires de la société de l’information

o        Parthenay laboratoire urbain de la société de l’information :

. Entretien avec Michel Hervé, Maire de Parthenay 

o        Les Ardennes : Rimbaud, les autoroutes de l’information au service d’un projet de territoire

3. Problématique des réseaux de télécommunications dans le développement local, les collectivités territoriales face à la libéralisation des télécommunications

Présentation de quelques expériences et projets de référence en matière de réseaux métropolitains et réseaux régionaux de télécommunications en France

. Bretagne

. Laval et Mayenne

. Colmar

. Caen

. Castres – Mazamet

. Nancy

. Rhin – Sud

. Dijon

. Alpes Maritimes

 

4. Services publics, Administration et Citoyenneté sur les réseaux

. Internet et la réforme de l’administration, enjeux et perspectives : Jean Paul Baquiast, Président d’Admiroutes, Chargé d’une mission gouvernementale sur Internet et la modernisation de l’Etat. 

. Les villes moyennes face aux nouvelles technologies : entretien avec Claude Saunier, Sénateur, Maire de Saint Brieuc, Vice-Président de la Fédération des Maires des Villes Moyennes 

5. - Les régions à l’ère numérique

6. - Développement rural et nouvelles technologies

7. - Nouvelles technologies atout pour le développement des métropoles

. Metz, ville pionnière des nouvelles technologies : Entretien avec Jean Marie Rausch 

8. – Programme des forum Villes à l’Ere Numérique

Introduction

Dans le cadre de l’exposition " Nouvelle Image, Nouveaux Réseaux ", de la Cité des Sciences et de l’Industrie, nous avons organisé une série de forums centrés sur : la restitution des expériences et des projets des collectivités locales en matière de mobilisation des nouvelles technologies pour le développement locale et des débats sur les thématiques majeures dans ces domaines.

 

En une quinzaine de forums répartis sur trois semaines, nous avons présenté un ensemble de témoignages et de débats sur les expérimentations, les projets des collectivités locales en matière de nouvelles technologies et les enjeux et perspectives qu’elles représentent pour le développement local.

 

Ces forums ont mobilisé une quarantaine d’intervenants : élus, responsables d’institutions nationales, responsables techniques locaux,…. représentatifs des initiatives en matière de nouvelles technologies :

 

o        Ils ont rassemblé une part notable des acteurs majeurs du domaine : Michel Hervé, Maire de Parthenay, Jean Marie Rausch, Sénateur, Maire de Metz, Patrice Martin Lalande, Député, Maire, auteur d’un rapport sur " Internet un vrai défit pour la France ", Claude Saunier, Sénateur, Maire de Saint Brieuc, Vice-Président de la Fédération des Maires des Villes Moyennes,…, Roger Chinaud, Membre du Collège de l’ART,… ;

 

o        Ils ont permis la présentation des projets faisant référence en matière de mobilisation des nouvelles technologies pour le développement local : Parthenay, L’Aquitaine (CEC), La Bretagne (ITR et réseau régional), L’Alsace (Réseau Cristal), Les Ardennes (programme Rimbaud), la ville de Metz, les Inforoutes de l’Ardèche, Vercors Connect,…, les projets de réseau métropolitain (Nancy, Laval, Colmar, Caen,…) ;

 

o        Ils ont permis de débattre autour de thématiques à forte actualité pour les collectivités locales et pour le développement local : problématique des réseaux de télécommunication dans le développement local, les réseaux comme outil de rénovation des services publics et de la citoyenneté, les nouvelles technologies instrument de lutte contre l’exclusion.

 

Les Actes du Mois des Villes Numériques restituent l’ensemble des témoignages et débats thématiques particulièrement riches et variés, issus de ces forums. Ils offrent un panorama très large et significatif des expérimentations et initiatives des collectivités locales en matière de nouvelles technologies

 

Ils mettent en évidence à la fois l’importance et la qualité des initiatives des collectivités locales, le rôle de pionnier d’un certain nombre de collectivités, l’importance des enjeux et des perspectives que représentent les nouvelles technologies pour le développement local, enfin les problématiques qui sous-tendent ces initiatives.  

Dominique Mestre

Coordinateur de la publication

  

2. Nouvelles technologies de l’information et de la communication et développement local : enjeux et perspectives*

Mondialisation, globalisation des marchés,..., essor des nouvelles technologies de la communication et de l'information, l'émergence de la société de l'information bouleverse nos systèmes économiques, sociaux et politiques.

Le multimédia n’est pas seulement " un ensemble de services interactifs utilisant le seul support numérique, pour le traitement et la transmission de l’information sous toutes ses formes : texte, données, images fixes, animées réelles ou virtuelles ", c’est grâce à la convergence de l’informatique, des télécommunications et des média, l’émergence d’un nouvel ordre, social, économique et politique, la société de l’information.

Face au développement des nouvelles technologies (du multimédia) porteuses : de nouvelles valeurs, de nouveaux modes de vie, d’apprentissage, de relations sociales, de nouveaux modes de production et d’échange, de nouvelles manières de penser le politique ; les collectivités locales, les acteurs locaux (acteurs économiques, sociaux, culturels,..) fondations de notre organisation territoriale publique et garant du développement territorial, se devaient de prendre la mesure de ces mutations.

Dans un tel contexte, leur approche des nouvelles technologies, du multimédia, renvoie à deux questions de fond :

 

·         La question de leurs missions d’acteur public (d’acteur économique,..) vis à vis de leur territoire, garant de sa cohésion sociale et son développement ;

·         La question de la légitimité : nécessaire refondation de leur légitimité.

C’est à la lumière de ces enjeux que peut s’appréhender, se définir et s’évaluer les stratégies en matière de nouvelles technologies de la communication et de l’information des collectivités locales et notamment leurs stratégies en matière de promotion et de développement des réseaux que des contenus.

1. Les Nouvelles Technologies enjeux et perspectives

 

1.1. Caractéristiques des nouvelles technologies, du multimédia 

Le multimédia, ce sont des services interactifs à base de voix, texte, image fixe et animée, distribués sur des réseaux de communication à haut débit, l’ensemble de ces réseaux constituant les autoroutes de l’information.

 

 

Cette économie, cette société en réseau, qui émergent dans une dynamique accélérée (qui croyait à Internet il y a seulement deux ou trois ans) bouleversent et modifient toutes les organisations et les systèmes établis.

 

Avec l’émergence de l’ère de l’information on assiste à un développement des réseaux (on tire des câbles en fibre optique, on envoie des constellations de satellites dans l’espace,..), à une explosion des téléservices et du commerce électronique.

Les activités économiques, la vie sociale et culturelle, se transferent progressivement sur les réseaux, sur Internet. La valeur des biens et services échangés sur Internet est estimées à 8 milliards de dollars en 1997 (125 millions de francs en France). Et le Forrester Research estime que l’ensemble des échanges entre entreprises sur Internet, atteindra 327 milliards de dollars en 2002.

 

 

Aujourd’hui tous les acteurs reconnaissent l’importance et le caractère irréversible de l’entrée dans la société de l’information. Les perspectives liées à cette mutations, révèlent l’ampleur du phénomène :

 

-          Il existe un potentiel considérable en matière de développement de services électroniques : téléservices, commerce électronique. Le boom du commerce électronique ces derniers mois marque le début de ce mouvement ;

·         Les services à base d’image à destination du grand public vont connaître une croissance durable. Parmi ces services, les jeux en ligne dont on estime qu’ils pourraient dès 2002 rapporter près de 1,1 milliard de dollars pour une population de 26,8 millions de joueurs connectés ;

·         Le développement des réseaux s’accélère, les opérateurs de télécommunications se lançant dans une compétition (axé notamment sur le développement des hauts débits) pour répondre au développement des usages liés au multimédia. Ainsi la capacité en largeur de bande du réseau de Worldcom double tous les trois mois et demi. Et un consultant d’IDC estime que en 2002 l’infrastructure offrira aux 400 millions d’internautes une capacité de 4,5 terabits par seconde ;

·         L’économie des réseaux est bouleversée par l’adoption de la norme IP. Sous la pression des nouveaux entrants dans le marché des télécommunications (Worldcom, Qwest, Teligent,…) qui misent sur la technologie et commencent à adopter de nouveaux schémas de tarification, on estime probable que l’on s’oriente vers une tarification forfaitaire du téléphone. Toutes évolutions qui favoriseront le développement des échanges électroniques.

Si les perspectives de développement à moyen terme, des téléservices et du commerce électronique, sont très favorables, le rythme de développement de ces services, et les conditions de viabilité de ces marchés restent marqués par de fortes incertitudes. Un modèle économique du Web commence à trouver ses marques, mais doit encore s’imposer. Ce n’est pas un hasard si en matière de commerce électronique ce sont les échanges inter-entreprises qui dominent. C’est le développement des usages d’Internet, non seulement dans l’entreprises, mais auprès du grand public, dans la vie quotidienne qui permettra que ces marchés acquièrent leur maturité.

 

 

 

1.2. Les Nouvelles Technologies comme introduction d’une Innovation

 

 

Comme toute innovation, les nouvelles technologies, le multimédia sont confrontés à un certain nombre de freins qui pèsent sur leur généralisation. On est notamment dans une situation de relative incertitude, s’il n’y a pas de doutes sur l’avènement du multimédia, on n’a pas de vision claire du mode et des rythmes de pénétration et de généralisation des nouveaux services.

 

En matière de devenir social, la capacité de la société à intégrer ces innovations, dépend de sa capacité à s’y investir et à définir son projet.

 

 

Premier obstacle, les feins culturels et institutionnels.

 

Le développement et la généralisation d’innovations aussi importantes que les nouvelles technologies se heurtent à une réaction de rejet des organisations et des individus. Le processus d’acceptation d’une innovation est toujours beaucoup plus lent que la mise au point des modèles techniques et des produits qui en sont issus. De plus on estime généralement que la France a une culture peu tournée vers les innovations techniques.

 

Le développement des usages est un long processus. Un temps d’adaptation est nécessaire pour intégrer les nouveaux services, pour accepter les nouveaux modes d’organisation et de travail, pour intégrer les nouvelles pratiques.

 

L’action des pouvoirs publics et des acteurs locaux peut jouer un rôle catalyseur (comme le prouve certaines expérimentations) dans l’appropriation de ces innovations et la généralisation des usages.

 

 

La viabilité économique, la solvabilité des marchés du multimédia

 

 

On est dans la situation d’un marché émergent. Dans une conjoncture marquée par le désengagement de l’Etat et la libéralisation du secteur des télécommunications, on constate de fortes incertitudes sur :

-          Le développement de la demande et la maturation du marché ;

-          La rentabilité des investissements nécessaires aux développement des services et des infrastructures ;

-          La rentabilité des services dans le domaine du multimédia.

Enfin le niveau d’équipement du grand public en terminaux multimédia, encore insuffisant, reste une contrainte forte au développement d’un marché des contenus.

 

Compte tenu des contraintes évoquées ci dessus, du coût encore élevé des services multimédia et de la faible élasticité du budget loisir des particuliers, plusieurs schémas sont possibles pour faciliter le développement du marché du multimédia :

-          Equilibrer la rentabilité des services au grand public grâce à d’autres services (téléphonie par exemple) ;

-          Faire appel aux pouvoirs publics pour les investissements dont la rentabilité est incertaine.

 

La cohérence des choix technologiques

 

 

Toutes les technologies sont disponibles pour réaliser les réseaux à haut débit interactif, nécessaires aux autoroutes de l’information, mais les choix technologiques et l’équipement en terminaux sont un obstacle au développement du multimédia.

 

 

On considère aujourd’hui que le multimédia réduisant la différence entre contenant et contenu, contenant et contenu sont interdépendant. L’offre d’infrastructure est un maillon clé de l’offre de service. Elle génère la demande en même temps qu’elle y répond. Pour certains la faiblesse des débits disponibles est une limite au développement de nouveaux services (Internet a partiellement prouvé le contraire). Le développement des haut débits reste une condition pour le développement d’un grand nombre de services.

 

Les incertitudes en matière de choix technique pèsent sur le développement du multimédia :

-          Incertitude sur le terminal du futur ;

-          Variété de supports concurrents : réseau hertzien terrestre, câble, satellites, …

 

 

 

 

Les pouvoirs publics face au développement du multimédia

 

Dans un domaine où l’innovation domine, les pouvoirs publics, par leurs interventions, peuvent conforter l’émergence du marché du multimédia.

 

Les pouvoirs publics par leurs interventions peuvent favoriser le développement du multimédia et particulièrement des services :

·         Conforter les investissements, particulièrement dans le domaine des infrastructures ;

·         Développer une politique en matière de support (terminaux multimédia) qui favorise le développement de contenus ;

·         Favoriser, à travers une législation incitative, le développement des infrastructures et des téléservices.

 

 

L’intervention des pouvoirs publics peut permettre qu’un marché solvable (une masse critique d’utilisateurs) des contenus se développe rapidement. Le développement, initié par les collectivités locales, de services relevant du domaine public (administration, éducation, santé, emploi,…) peut être un moyen d’atteindre un seuil critique, d’initier les investissements de base (développement de la plate-forme technique) permettant, à terme, le lancement de services marchands. C’est la démarche suivie en Alsace par TELAL avec le projet CRISTAL.

 

 

Les mesures d’incitation des pouvoirs publics, aux nouvelles technologies, engagées depuis 1995/96 à partir du lancement des appels à proposition autoroutes de l’information peuvent avoir un rôle décisif. Depuis 1997, avec le lancement du programme d’action gouvernemental sur la société de l’information, une démarche est engagée qui devrait permettre la mise en œuvre des mesures nécessaires devant contribuer à l’entrée de la France dans la société de l’information.

 

 

 

 

 

2. Les Collectivités locales face au multimédia

 

 

 

2.1. Les collectivités locales et le développement local

 

 

Les collectivités territoriales concourent (avec l'Etat) à l'administration et à l'aménagement du territoire, au développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique, ainsi qu'à la protection de l'environnement et à l'amélioration du cadre de vie.

 

 

Le développement local ou développement territorial a pris une importance significative ces dernières années pour deux raisons principales :

 

·         La promotion des pouvoirs locaux grâce à la décentralisation ;

·         Les difficultés économiques et sociales actuelles (chômage, fracture sociale, problèmes urbains, dévitalisation des zones rurales, ....) dont le traitement repose particulièrement sur une approche locale.

 

 

" Le développement local apparaît aujourd'hui dans sa formule la plus achevée comme une combinatoire de dynamiques endogènes complexes, de dynamiques structurantes portées par l'Etat ou des pouvoirs subsidiaires (régions, Europe) et enfin de dynamiques exogènes des entreprises attirées par les territoires qui auront su se donner de la profondeur, de la résonance et donc de l'attractivité économique et culturelle".

 

 

Le territoire est bien, comme le reconnaissent les spécialistes, un lieu de création, le cadre d'une stratégie de développement menée par une communauté d'acteurs capables de la mettre en œuvre dans ses dimensions économiques, techniques, sociales, culturelles et environnementales et d'en assurer la cohésion sociale.

 

 

 

2.2. Les collectivités locales face aux nouvelles technologies et multimédia 

 

 

Pour les territoires ces mutations, à la fois menace et opportunité, constituent un défi majeur. Elles sont synonyme :

 

- Du développement d'une compétition ouverte et mondiale entre territoires : leur développement économique et social étant lié à leur capacité à maîtriser les nouveaux facteurs de compétitivité que sont le traitement de l'information et de la communication ;

 

- D'une modification des facteurs de compétitivité des entreprises ;

 

- D'une réorganisation spatiale croissante des territoires au profit des zones les plus développées : la métropolisation ;

 

- D'une remise en cause des espaces actuels de souveraineté au profit de modes de gestion fondés sur des organisations en réseaux ;

 

.......

 

 

Dans un contexte national et européen en pleine mutation, tant du point de vue économique, technologique que réglementaire (déréglementation des télécommunications en cours) les collectivités territoriales et les autres acteurs du développement local (organismes consulaires, agences de développement,...) sont confrontés à ce défi que constitue l'intégration, l'appropriation et la diffusion des innovations issues des nouvelles technologies.

 

 

L'affirmation, la compétitivité et le développement des territoires passent par une appropriation et une maîtrise complète de ces nouvelles technologies. Une implication forte de l'ensemble des acteurs du territoire apparaît nécessaire pour atteindre ces objectifs.

 

 

 

 

2.3. Enjeux et perspectives du multimédia pour les collectivités locales

 

 

2.3.1 Les enjeux pour les collectivités locales

 

 

Risques et opportunités pour les territoires

 

 

Dans ce contexte de mondialisation, le développement économique et social est étroitement lié aux critères mondiaux de compétitivité que sont le traitement de l'information et de la communication. Au niveau français comme au niveau européen, la perception de ces enjeux est claire. Paul Verhoef, membre du cabinet de Martin Bangemann Commissaire Européen en charge des Affaires Industrielles, des Technologies de l’Information et des Télécommunications, l’exprime simplement : "L’enjeu d’Internet, c’est l’emploi ".

 

 

Confrontés à ces bouleversements, à ces ruptures majeures lourdes de conséquences (niveau élevé de chômage, fracture sociale,...), les territoires garant du développement de leur espace, de la cohésion de leur tissus économique, des équilibres sociaux et de leur mission politique, doivent dans le cadre de leur souveraineté (des missions qui sont les leur) prendre des initiatives pour assurer la pérennité de leurs rôles et développer des stratégies d'adaptation aux changements en cours.

 

La vie des sociétés est d'abord l'histoire de leurs mutations. Pour les territoires et les acteurs locaux, si les nouvelles technologies sont une menace en ce qu'elles remettent en cause l'ordre établi, elles sont aussi et surtout une opportunité de construire une nouvel ordre social et économique mieux adapté aux opportunités, aux enjeux et aux besoins des hommes qui y vivent.

 

 

Les nouvelles technologies sont l'opportunité pour les territoires de trouver une nouvelle légitimité, de reconstruire les liens sociaux, de mieux valoriser leurs potentialités et affirmer leur compétitivité, de s'ouvrir sur le monde et de faire partager leur culture

 

 

 

2.3.2. Perspectives pour les territoires

 

 

Le développement des nouvelles technologies à travers les réseaux offre l'opportunité d'une meilleure maîtrise de l'espace, d'un développement plus équilibré et d'une reconstruction de la cohésion sociale.

 

 

Les nouvelles technologies sont le facteur de la compétitivité des territoires, condition de leur pérennité dans un contexte de mondialisation.

 

 

Domaines d'actions des NTIC au plan local

 

Les nouvelles technologies de la communication et de l'information conditionnent la

Pérennisation des territoires en tant qu'espace de souveraineté. De par leur caractère structurant, elles constituent, une des bases pour la recomposition politique, économique, sociale, et culturelle des territoires.

L'affirmation, la compétitivité et le développement des territoires passent par une appropriation de ces nouvelles technologies. Elles sont moyen de :

 

- Réhabiliter le politique :

rénovation de la citoyenneté

reconstruction de la démocratie locale

 

- Reconstruction des liens et solidarités sociales à travers les réseaux

- Rénovation des apprentissages et de la diffusion des savoirs :

apprentissages fondamentaux

ouverture sur le monde et échanges de connaissances

 

- Maîtrise et aménagement de l'espace

intégration de l'approche du développement des NTIC dans un territoire

développement de réseaux urbains et régionaux

 

- Développement économique

développement des entreprises sur les réseaux

 

- Reconstruction d'une identité des territoires

développement de projets de territoires à partir des nouvelles technologies

 

 

 

 

 

Aménagement du territoire, développement social, culturel et économique local

 

 

En matière de développement territorial, ces nouvelles technologies apparaissent notamment comme des outils de :

 

Maîtrise, aménagement de l'espace et approche stratégique du développement territorial :

- Stratégies de développement des nouvelles technologies conçues comme une des bases du développement territorial ;

- Structuration et aménagement des territoires à partir du développement de réseaux urbains et territoriaux desservant les services publics, les entreprises, le grand public et à travers un accès équitable aux réseaux pour l'ensemble des acteurs d'un territoire ;

- Contribution à l'émergence de projets de territoire, au développement de services publics (santé, éducation, culture,...), à l’apprentissage et à la diffusion des savoirs, ... ;

....

 

 

Reconstruction des liens et des solidarités sociales, rénovation de la citoyenneté à travers la création de communautés électroniques

                               ….                                         

 

 

Développement économique et amélioration de la compétitivité des territoires :

- Développement des entreprises sur les réseaux : commerce électronique, service à valeur ajoutée,... ;

- Réorganisation des entreprises et des filières et amélioration de la compétitivité des entreprises ;

- Développement de nouvelles filières et de nouveaux métiers en rapport avec les nouvelles technologies ;

....

 

Les enjeux de cette démarche d'appropriation sont considérables pour les collectivités territoriales, pour les acteurs locaux, pour les entreprises, pour les populations,..., la compétitivité et la pérennité des territoires, en dépend.

 

 

Le défi d'aujourd'hui c'est donc de favoriser l'intégration et la diffusion des nouvelles technologies et d'Internet au service du développement local.

 

 

 

 

3.1. Les Collectivités locales acteurs du développement des nouvelles technologies

 

 

Les collectivités locales et les acteurs locaux, depuis plus d’un dizaine d’années pour les pionnières expérimentent les nouvelles technologies comme outil de leur développement.

 

 

 

Importance et antériorité des initiatives locales

 

 

Les collectivités locales sont à l'origine d'un foisonnement d'initiatives dans le domaine des nouvelles technologies de la communication et de l'information et d'Internet. Une étude de l'OTV estimait que début 1997 plus de trois cents projets étaient en cours d'expérimentation ou de développement.

 

Ces initiatives proviennent de tous types de collectivités : Villes, agglomérations et regroupements de communes, départements et régions. Elles sont initiées par une grande diversité d'acteurs locaux : collectivités locales, chambres de commerce et d'industrie, agences de développement, associations d'intérêt local, organisations professionnelles,....

 

Jusqu'à présent elles étaient issues d'une démarche de pionnier, un responsable local prenant l'initiative d'engager sa structure dans une démarche volontariste d'expérimentation et de développement des nouvelles technologies.

 

C'est ainsi que Parthenay, l'Aquitaine, la Bretagne, Besançon, Metz, l’Alsace, Issy Les Moulineaux,..., Saint Agréve, les Ardennes, le Vercors sont devenus des références en matière de développement des nouvelles technologies au service du développement local.

 

Certaines de ces initiatives sont déjà anciennes. C'est ainsi que dès 1985 la Région Aquitaine s'est engagée dans une politique de développement des nouvelles technologies en créant Aquitaine Nouvelles Communications, puis en adoptant dès 1989 un premier schéma directeur de la communication régionale.

 

 

Ces projets se sont multiplié à partir du milieu des années quatre vingt dix, avec l’émergence et le développement d’Internet.

 

 

Ces initiatives innovantes et pionnières se sont développées principalement grâce à la volonté des acteurs locaux et à des financements locaux (ou européens). Les appels à proposition " Autoroutes de l'information " lancés en 1995/96, ont contribué a stimuler le lancement d’un certain nombre de projets.

 

 

 

Les stratégies de promotion du développement des nouvelles technologies sont en rapport avec les nombreuses contraintes à lever.

 

 

En matière d’intégration des nouvelles technologies ils appuient :

 

-          Des actions de sensibilisation, initiation et formation, du grand public, des entreprises, des professions libérales, des artisans, commerçants, … ;

-          L’expérimentation de terminaux adaptés au grand public

….

 

 

 

En matière de contenu, les collectivités et acteurs locaux appuient :

 

-          Le développement de contenus de service public : éducation, santé, sécurité, culture, action sociale, … ;

-          Le développement de contenus dans le domaine de la citoyenneté : relations élus – citoyens ;

-          La dématérialisation des procédures administratives ;

-          Le développement de contenus à caractère économique : plate-forme de services divers, commerce électronique, … ;

….

 

 

 

Enfin depuis l995/96, suite à la réussite de projets de réseaux métropolitains comme celui de Besançon, les collectivités (principalement les agglomérations d’une certaine taille) ont investi la boucle locale en développant ou en promouvant le développement de réseaux de télécommunication dédiés aux grands services publics locaux.

 

 

La libéralisation des télécommunications a accentué cette tendance, la boucle locale étant l’enjeu de la compétition entre l’opérateur historique et les nouveaux entrants du marché des télécoms. Le développement de la concurrence dans le secteur des télécommunications est, pour les collectivités, la condition d'une amélioration des conditions de service offert en matière de télécommunication (prix, qualité de service, débit) et donc d'une amélioration de la compétitivité et de l'attractivité des territoires.

 

 

 

Il s’agit pour elles d’assurer : la compétitivité, la cohésion sociale et le développement de leur territoire, dans le respect de leurs missions. Pour cela elles doivent :

-          Diffuser les nouvelles technologies et en permettre l’accès à tous ;

-          Adapter les services publics aux enjeux du multimédia ;

-          Mobiliser les nouvelles technologies au profit du développement social et économique de leur territoire ;

-          Solvabiliser un marché des contenus multimédia et assurer le développement de filières économiques locales du multimédia ;

o        Tester des contenus et des supports afin de déterminer des schémas économiques et techniques viables.

 

 

4. Perspectives et enjeux

 

 

4.1. La question de la valorisation des expérimentations existantes

 

 

Des expérimentations, des initiatives nombreuses ont été menées par un certain nombre de collectivités, parfois depuis plusieurs années. Il existe aujourd'hui une somme d'expériences significatives accumulées, mais encore trop souvent mal connues. Nous pensons qu'il est important de :

 

·         Restituer, valoriser la somme des expérimentations menées dans le domaine de l'appropriation des nouvelles technologies pour le développement local et vulgariser ces expériences ;

 

·         Confronter, échanger ces expériences et les faire connaître pour favoriser la diffusion des nouvelles technologies ;

 

 

Les acquis des expérimentations doivent pouvoir servir pour promouvoir le développement des nouvelles technologies.

 

 

 

 

4.2. Rôle et place des collectivités dans le développement des nouvelles technologies

 

 

Les collectivités locales sont et restent garantes du développement équilibré de leurs territoires. Face à cette mission, à l’ère de la société de l’information, elles doivent pouvoir réaffirmer leur légitimité et intégrer la nouvelle donne que constitue les nouvelles technologies à leur approche du développement et à leurs modes d’intervention.

 

 

 

Dans cette perspective, la démarche à suivre, passe par un questionnement :

 

 

Mode d’intervention et mission

 

Quel est le degré d’intervention légitime des collectivités locales sachant que :

-          Dans un environnement dominé par l’innovation leur intervention est nécessaire notamment pour appuyer des expérimentations dont la viabilité économique reste à démontrer ;

-          Les missions de service public doivent rester l’apanage des collectivités ;

-          Elles doivent pouvoir se donner les moyens d’influencer positivement sur le devenir de leur territoire.

Des démarches relevant de : la promotion, la régulation, l’appui à l’expérimentation et à la recherche, l’aménagement du territoire apparaissent comme du domaine des collectivités

 

 

 

Interdépendance contenant - contenu

 

 

Cette interdépendance entre contenant et contenu ne doit-elle pas conduire les collectivités à penser la question globalement et non pas soit en terme strictement de contenu (téléservices) soit en terme de contenant (réseaux de télécommunications).

 

 

 

La légitimité et l’initiative en matière de contenu multimédia

 

 

Qui peut, qui doit imaginer les contenus des autoroutes de l’information. Face aux enjeux qu’elle représente, les collectivités et acteurs locaux devraient peut être se doter d’outil de régulation, de pilotage, d’initiatives qui vont peser considérablement sur leur devenir.

 

 

 

Service universel du multimédia

 

 

Le multimédia doit être un facteur de progrès et non d’exclusion et de différentiation. Cela veut dire permettre à tous, grand public, mais aussi acteurs économiques d’intégrer, de maîtriser et d’accéder aux nouvelles technologies.

 

 

Cela signifie probablement :

 

-          Des moyens de sensibilisation et d’initiation largement diffusé ;

-          Des moyens d’accès publics aux contenus ;

-          Des terminaux plus conviviaux que l’ordinateur ;

-          Le développement de contenus répondant aux besoins et aux goûts des différents publics ;

-          Le développement de contenus relevant du service public ;

-          Des accès individuels libres aux contenus publics (offrir un temps accès à Internet à tous les citoyens d’une collectivité).

….

 

 

 

L’affirmation de l’identité d’un territoire sur les réseaux

 

 

La nécessité pour les collectivités de promouvoir le développement de contenu en rapport avec l’affirmation, la représentation d’un territoire. Il est nécessaire qu’un territoire à la fois vis à vis de sa population et vis à vis de " l’extérieur " puisse marquer son identité (sa culture, son histoire, sa mémoire collective,…) en développant des contenus sur les réseaux (Internet).

 

 

Réaffirmation de la légitimité des pouvoirs locaux

 

 

Quelle démarche mettre en place et quels contenus développer pour reconstruire la légitimité politique d’un territoire ?

 

Etant donné l’importance que vont prendre les nouvelles technologies, il apparaît comme nécessaire de développement des contenu destinés aux citoyens, de développer des démarches interactives en direction des citoyens, de favoriser un dialogue entre élus et électeurs, …, de favoriser d’autres pratiques sociales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. Les laboratoires de la société de l’information

 

 

 

o        Parthenay laboratoire urbain de la société de l’information :

 

. Entretien avec Michel Hervé, Maire de Parthenay

 

 

 

o        Les Ardennes : Rimbaud, les autoroutes de l’information au service d’un projet de territoire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parthenay*

 

 

 

 

 

Un laboratoire urbain de la société de l'information

 

Entretien avec Michel Hervé, maire de Parthenay

 

 

 

Comment un projet de ville numérique a-t-il pu naître dans une commune qui ne compte que 18 000 habitants ? La taille a-t-elle une importance dans le succès d’un tel projet ?

 

L’idée de départ était effectivement de prendre un territoire restreint ­ une petite ville ­ afin de tenter une expérience sur le terrain, grandeur nature, qui soit multidimensionnelle et transversale. L’espoir était que l’expérience s’enrichirait de la diversité des citoyens d’une communauté donnée, aux métiers et modes de vie très différents. La proximité géographique des personnes a certainement aidé à créer un espace de communication forte entre les futurs internautes.

 

Quand le projet est-il né ?

 

Le projet est né à la fin de l’année 1993 alors que j’étais parlementaire européen et rapporteur sur les technologies de l’information pour la Commission de recherche au Parlement. J’ai été amené à faire un rapport de prospective sur l’avenir des technologies de l’information en Europe. C’était l’époque où les dirigeants américains avaient lancé le thème de l’autoroute de l’information. L’Europe commençait alors à se demander comment le vieux continent pouvait relever ce nouveau défi venant d’outre-atlantique.

Une réflexion intéressante a commencé entre les industriels, les chercheurs, les membres de la Commission. Nous étions convaincus de la nécessité de donner une réponse spécifiquement européenne à la société d’information. Mon idée était de faire une expérience concrète et en grandeur nature.

La ville est une entité intéressante parce qu’elle est une composante de la culture européenne : 80 % de la population européenne est urbaine. Nous vivons dans une civilisation urbaine. C’est ainsi qu’est né le concept de ville numérisée qui a d’ailleurs été très bien accueilli par la Commission européenne : il a été repris dans le rapport du groupe Bangeman publié au sommet de Corfou en 1994.

Plusieurs initiatives ont marqué le lancement d’un programme européen de villes numérisées, dans lequel s’inscrit Parthenay.

En premier lieu, avec le soutien de la Commission européenne et sous notre impulsion, fut lancé le projet Métasa, réunissant des villes ayant une taille similaire à celle de Parthenay. Toujours à partir de l’idée qu’il est plus facile d’atteindre une masse critique de la population sur un territoire restreint : il est beaucoup plus simple en effet de toucher 50 % ou 80 % de la population de Parthenay que de Paris.

 

En France, Parthenay est-elle la seule ville à s’être lancée dans un tel projet ? Et quelle est l’originalité de Parthenay ?

 

Une de nos originalités a été d’adopter une démarche qualifiée d’approche sociale active : plutôt que d’imposer par le haut les décisions, ce sont les citoyens ­ les utilisateurs ­ qui sont les acteurs principaux. Priorité est donc donnée à la demande sociale. C’est un élément très important. Nous voulions associer dès le départ les citoyens et utilisateurs, non comme des cobayes mais comme de véritables co-concepteurs de ce projet. Curieusement, en adoptant cette démarche d’approche sociale active, nous sommes un peu seuls. Je ne veux pas dire qu’il n’existe pas de projets intéressants sur les réseaux numériques ailleurs en France, mais l’approche de Parthenay est vraiment très originale dans ce pays et même, probablement, en Europe. Très peu de villes ont l’ambition d’impliquer plus de 50 % de leur population non seulement comme utilisateurs, mais aussi comme acteurs des réseaux. S’il est courant que des municipalités développent des sites Internet et utilisent les nouvelles technologies, il est bien moins courant qu’elles veuillent mobiliser tous les citoyens, qu’elle veuillent exploiter toute la diversité des communautés vivant sur leur espace.

 

Peut-on néanmoins dire qui est à l’origine du projet si, suite à l’impulsion politique, tout le monde s’est approprié cette démarche pour faire évoluer le projet dans le sens que vous venez d’indiquer ?

 

Très clairement, l’impulsion est politique grâce au volontarisme de la municipalité.

Au début, les habitants se demandaient quel était donc ce projet mégalo du maire. Il a également fallu faire preuve de beaucoup d’ambition ­ voire de caractère visionnaire ­ pour convaincre un consortium industriel, la Commission et les autres parties prenantes du projet. Mais, une fois que nous avions pris un certain nombre d’initiatives dans la ville, les citoyens se sont saisis de l’outil électronique pour développer leurs propres idées et projets. Bref le politique a fonctionné comme "facilitateur " d’initiatives citoyennes et personnelles.

 

Pouvez-vous préciser en quoi le projet de ville numérisée à Parthenay s’est

inscrit dans la réflexion de développement local ?

 

Cette question est très importante pour comprendre l’originalité de la démarche de Parthenay, car beaucoup de villes viennent aujourd’hui visiter le projet et immanquablement réfléchissent sur sa transposabilité. Je pense que l’appel aux technologies de l’information, l’appel à Internet et aux réseaux électroniques ne suffit pas en soi. La dimension de ville numérisée n’est en somme qu’un élément dans tout un parcours, toute une démarche de développement local.

L’approche de développement local qui a été suivie est également importante parce que Parthenay est une ville rurale comme beaucoup d¹autres en France, dépourvue d’atouts propres, n’ayant ni grandes industries, ni attraits touristiques particuliers.

Les acteurs du développement local ont donc dû miser sur tout ce qui est endogène, c’est-à-dire sur l’idée que la créativité des acteurs du territoire sera un atout majeur du développement local. Il s’agit d’une conception politique ­ la notion de citoyenneté active ­ qui implique une certaine méthode de gouvernement : la mairie impulse un certain nombre de choses, mais elle n’agit pas à la place des acteurs. Cette manière d’agir est également visible dans d’autres domaines : la politique culturelle à Parthenay, par exemple, n’a pas de "programmation" proprement dite. Pourtant, il y a une floraison d’initiatives culturelles portées par les associations. La ville intervient comme catalyseur, c’est-à-dire comme complément : elle apporte un local, elle aide en terme de complément financier, elle met en connexion les acteurs, elle ouvre des portes vers d’autres institutions, etc.

En un mot, les responsables municipaux sont des agents de développement local eux-mêmes.

 

Quelles ont été les étapes de mise en place du projet de ville numérisée ?

 

Elles sont nombreuses et méritent d’être exposées précisément. Disons tout d’abord que ce projet est à la fois organisé et pragmatique et répond à l’objectif d’atteindre une masse critique de la population qui soit à la fois utilisatrice et actrice du réseau. Les moyens pour y parvenir sont très

pragmatiques. Plutôt que de faire une coûteuse étude de faisabilité, nous avons commencé, à Parthenay, par créer les conditions d’appropriation.

Concrètement, la ville a pris trois initiatives fortes pour abaisser le seuil d’accès au réseau d’Internet.

La première initiative a été d’offrir, grâce au développement d’un serveur du district, un abonnement gratuit à Internet à tous les citoyens de Parthenay.

La deuxième initiative a été d’ouvrir des lieux physiques dans différents endroits de la ville appelés " espaces numérisés ", qui sont des lieux d’appropriation, des lieux d’initiation, des lieux de formation et de développement de projets. Ces lieux ne sont pas des "cyber-centres" que l’on a créés artificiellement : ils s’insèrent dans des lieux existants, ayant des activités culturelles ou sociales fortes. Ces choix géographiques ­ ne pas isoler la ville numérisée de la ville elle-même ­ souligne que ce projet n’est nullement une finalité mais un outil pour les habitants : il s’agit de permettre à tout le monde d’accéder à Internet et aux néophytes d’avoir une première approche.

Ainsi, le premier espace numérisé a été ouvert au centre social de la ville, à la maison de la Citoyenneté active. On y trouve tous les services sociaux de la ville, mais aussi le réseau des échanges de savoirs, le service éducation, le service intergénération. On y a installé des espaces numérisés avec de jeunes animateurs qui ont à la fois la compétence d’un domaine thématique donné, et une très bonne connaissance des outils des réseaux. Ce centre a eu un succès très important. Un autre espace a été créé au service économique de la ville pour les créateurs d’entreprise. Le troisième a été ouvert au cœur de l’hôtel de ville au service états civil. Un quatrième va s’ouvrir à la maison du Tourisme et du Patrimoine. Un autre encore s’installe dans un HLM. Ces lieux emportent un grand succès de fréquentation car ils permettent les échanges et favorisent beaucoup l’effet d’appropriation de l’outil Internet.

La troisième initiative fut l’opération " 1000 micros " menée par la ville en partenariat avec un constructeur d’informatique (Siemens-Nixdorf et puis France Télécom). Il s’agissait de proposer aux habitants de Parthenay, pour 300 F par mois, la mise à disposition d’un PC multimédia assortie de 200 heures gratuites de communication ; c’est une formule qui n’a pas d’équivalent en France, elle a permis d’offrir l’accessibilité à un PC à un grand nombre de personnes.

En parallèle, une étude a été menée par des chercheurs en sciences sociales dans le cadre du projet européen Métasa sur les attentes des citoyens. Elle a eu lieu au tout début du projet, avant même que les premiers dispositifs technologiques ne soient mis en place. Elle a permis de bien cerner les attentes, les besoins mais aussi les craintes que peuvent avoir certaines catégories de la population par rapport aux nouvelles technologies de l’information. Repris chaque année, ce travail de fond permettra d’observer l’évolution du projet.

 

Une autre étape a été le lancement d’Intown-net (le Net de la ville, sorte d’Intranet urbain). Sa philosophie est primordiale : le serveur appartient à la ville, mais il est mis à disposition de tous les citoyens de tous les réseaux. En ce qui concerne la municipalité, ce réseau est devenu un véritable outil de communication. La masse d’informations mises en ligne augmente constamment.

 

Il n’y a pas eu de centralisation de la production d’information. Contrairement à d’autres serveurs de villes, nous n’avons pas voulu qu’un petit groupe d’experts s’approprie l’outil et en devienne l’unique producteur d’information et de contenu. Au contraire, toute la démarche consiste à disséminer l’outil pour permettre au plus grand nombre d’entrer dans les espaces numérisés, en se formant à la création de pages HTML, en pratiquant les outils, en créant des pages Web, en ouvrant des sites. Le but fut aussi que le serveur de la ville puisse héberger rapidement toutes les pages, tous les sites des habitants de la ville, particuliers, écoles, associations, administrations, entreprises, etc.

 

Au fil des mois, on a vu se multiplier, d’une manière un peu anarchique mais forte, l’ensemble de ces sites. Certains sont sophistiqués, d’autres basiques, mais c’est bien ainsi que nous l’avons voulu. Ce sont ces sites qui ont fait l’émergence véritable de la ville numérisée pour chacun et donnent un sens à l¹utilisation d’Internet.

 

 

Le projet n’a-t-il pas suscité des résistances, des réticences dans la population ? À quel moment peut-on dire que le projet a " pris " ?

 

Nous en sommes encore aux prémices. L’expérience, vieille de quelques mois, est intéressante parce qu’elle montre un certain dynamisme, mais nous sommes encore très loin de l’objectif qui est d’atteindre la majorité de la population. C’est difficile à évaluer, mais je pense qu’actuellement, on en est à environ 15 % ­ 20 % de la population. Ceci dit, dès que l’ensemble des enfants seront connectés ­ ce qui ne saurait tarder puisque nous équipons les écoles ­ un quart de la population sera atteint. Les enfants sont des disséminateurs-clé. On le voit à leur manière de réagir par rapport aux enseignants, aux parents.

 

Il y a d’importants effets de rétroaction d’un public sur l’autre, d’un acteur sur l’autre. Les espaces numérisés ont également joué leur rôle dans la persuasion des habitants. Ce sont des espaces de formation quasiment permanents. Il faut savoir aussi que chaque responsable de la ville, chaque agent de développement, anime des séances de formation et d’information dans son domaine thématique. Ainsi, il y a des sessions d’information organisées pour le monde économique, d’autres pour les écoles, d’autres encore dans le domaine culturel. En fait, chaque agent de développement de la ville mène un travail de formation et d’aiguillon avec les acteurs du terrain de son secteur.

 

Peut-on déjà voir des changements dans la pratique de la vie politique locale ? Le fait de mettre le budget directement en ligne, par exemple, entraîne-t-il des réactions plus rapides ?

 

C’est un mouvement de fond qu’il faudra analyser dans la durée, mais je pense effectivement que cela change indéniablement la dimension politique locale. Il y a, en particulier, des forums très animés et très polémiques qui se développent sur des sujets d’intérêt local (la fermeture d’une radio, une décision prise par le maire ou par le conseil municipal) qui font nécessairement réagir les décideurs.

Nous avons lancé une initiative que l'on peut qualifier d'avant-gardiste en présentant aux élections régionales de mars 1998 une liste ouverte, constituée de candidats à partir de l'outil Internet. Les débats, la constitution des idées-forces de notre liste, indépendante et citoyenne, se sont faits via l'Internet. Ce fut pour nous une manière d'explorer des potentialités nouvelles de cet outil dans le champ politique.

 

Quels conseils pourrait-on donner à une ville qui voudrait se lancer dans un projet similaire ? Quelles sont les conditions de base pour sa réussite ? L’expérience est-elle transposable ?

 

C’est une question que l’on pose souvent. Oui et non, cela dépend de ce que l’on veut transposer. La dimension technologique est transposable facilement, mais l’important dans tout cela n’est pas seulement l’infrastructure technique et les serveurs. L’important est aussi et surtout le réseau humain et le travail de préparation du projet. L’expérience de Parthenay est intéressante par sa démarche de développement local qui a précédé la transformation en ville numérisée.

 

Oui, Internet est un formidable outil de développement local mais pas comme une fin en soi. C’est un outil supplémentaire qui permet de rendre la population plus active. Mais encore faut-il avoir la volonté politique de développer cette citoyenneté active, de ne pas se mettre à la place des acteurs, d’accepter qu’ils portent eux-mêmes leurs projets, d’être catalyseur, d’encourager, d’impulser s’il le faut, de jouer notre rôle. Il ne faut surtout pas avoir peur de donner l’outil directement aux citoyens. Car cet outil remet forcément en cause le pouvoir.

 

Serait-il possible, dans ces conditions, de passer à un niveau départemental, régional, ou national ? Est-ce réaliste ?

 

Cette question reste ouverte pour moi. Les villes sont importantes parce qu’elles sont en prise directe avec les citoyens. Les citoyens sont directement acteurs de leur ville.

Les niveaux supérieurs en politique (département, région, nation) ne sont pas autant en prise avec la vie quotidienne du citoyen. Il est probable que de tels réseaux seraient intéressants pour relier des acteurs ou des médiateurs. Mais je ne sais pas s’il y aurait le même effet.

Dans une région à numériser, la logique voudrait que ce soit toute une série de communautés et de villes qui se connectent et progressivement numérisent la région "par le bas".

On ne peut pas imposer par le haut que tous les habitants d’un pays soient sur le Net. Mais ce peut-être un outil de mobilisation: il est à noter que le Costa Rica, par exemple, a l’ambition de faire une sorte de pays numérique.

 

À l’occasion de la fête de l’Internet, vous avez présenté une nouvelle architecture du réseau. Cela correspond-il à une simple actualisation du site ou est-ce un projet plus ambitieux ?

 

C’est une étape, ce n’est pas une rupture. Le contenu ne change pas fondamentalement, c’est plutôt son organisation qui est rendue plus lisible. Après un démarrage un peu anarchique des sites des habitants, des problèmes de navigation et de recherche de l’information se sont posés. Nous avons donc refait une sorte de cartographie Internet autour d'une vingtaine de domaines thématiques, qui correspondent à une vingtaine de domaines importants de la vie locale.

Chacun des agents de développement de la ville, chacun des responsables d’un service de la municipalité sera responsable pour l’animation d’une rubrique.

Non pas responsable pour faire le contenu, bien sûr, mais pour organiser la cohérence d¹une rubrique. Il sera en lien avec les différents acteurs d’un domaine donné pour faire en sorte que progressivement existent une charte graphique commune, un contenu commun. Mais sans vouloir imposer par le haut, en gardant cette idée de créativité locale. Après le chaos créateur, nous nous efforçons d’y mettre un peu d’ordre.

 

 

Quelles sont les perspectives d¹avenir du projet de ville numérisée ?

 

Ces derniers mois, plusieurs villages et cantons des environs ont commencé à créer leurs propres sites ou se sont connectés à l’Intown-net. Nous pensons à d’intéressantes applications en termes d’aménagement du territoire. Nous faisons également partie, avec d’autres villes de la région Poitou-Charente, d’un comité de pilotage d’un projet régional ayant pour but de créer des synergies.

 

D’autre part, nous sommes en partenariat avec d’autres petites villes européennes au sein du nouveau projet européen appelé " Imagine ". Des échanges d’expériences ont donc lieu.

Dans les projets à moyen terme, nous souhaitons connecter les 4 500 enfants de Parthenay dans toutes les écoles afin de préparer l’"école du futur" : il s’agit d’anticiper de nouvelles manières pédagogiques grâce à ces outils.

 

Nous travaillons également avec l’administration centrale au niveau local. Pour l¹instant il y a surtout de l’information, nous aimerions qu’il y ait de plus en plus des transactions administratives qui puissent se faire en ligne.

 

Nous avons aussi le projet très ambitieux d’un centre de création artistique autour des nouvelles technologies d’information, une espèce d'Art Lab, c’est-à-dire de laboratoire de création artistique utilisant les nouvelles technologies, qui pourrait être un centre accueillant les artistes innovants en la matière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le projet de Ville numérisée à Parthenay*

 

Notre ambition est d’arriver à faire une ville numérisée, c'est-à-dire, une ville dans laquelle 80% de la population utiliserait les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

 

Notre démarche vise donc à favoriser, par tous les moyens, une appropriation des outils par les acteurs eux-mêmes, et de permettre au plus grand nombre d'acteurs locaux de devenir des producteurs d'informations et de sens.

Cette démarche suivie depuis 1996 (date du lancement du projet sur le terrain) a d'abord consisté à créer les conditions d'un accès aux réseaux électroniques pour le plus grand nombre de citoyens…

·         Ouvrir des "Espaces numérisés" au cœur de lieux publics déjà existants dans la Ville. Ces espaces publics, entièrement gratuit, sont devenus au fil des mois des lieux importants de rencontres et d'échanges, des lieux de formation et d'appropriation des NTIC, où l'on peut - avec l'aide de jeunes animateurs - venir préparer un projet personnel, faire une recherche pour un exposé, monter son propre site, etc. Le premier de ces espaces a été ouvert en juillet 1996 au cœur du centre social devenu "Maison de la Citoyenneté active". D'autres lieux similaires ont été ensuite implantés, d'abord au cœur du service économique (tourné plus vers les créateurs), puis à la Mairie au cœur des services de l'Etat civil, et bientôt à la Maison du patrimoine et du tourisme. A chaque fois, la logique est la même : créer des lieux qui permettre l'appropriation des NTIC à partir de domaines d'usages donnés; Dans ces "espaces numérisés" de jeunes animateurs sont là pour permettre une initiation, une formation et une appropriation des NTIC, qui ne sont conçus que comme des outils par rapport à des projets.

·         Offrir Internet gratuitement à l'ensemble des citoyens; cela a été possible à partir de novembre 96, lorsque le District est devenu son propre fournisseur d'accès à l'Internet.

·         Proposer aux citoyens parthenaisiens la possibilité d'obtenir pour un prix modique (environ 300 FF/mois) un PC multimédia et un forfait de 200 heures de télécommunications gratuites pour accéder par modem au numéro du serveur local (Opération "1000 micros" négociée par la municipalité avec des industriels tels que SNI et France Télécom).

Créer les conditions d'accès au réseau ne suffit pas; nous avons voulu également favoriser la créativité et susciter l'émergence d'une forte Communauté électronique locale. C'est là qu'intervient le concept de notre "In-Town-Net", cet Intranet de ville, que nous sommes en train de développer à l'échelle de Parthenay. Il me semble que cette notion d'Intranets urbains va être amenée à se développer fortement dans les prochaines années. Mon intuition est que ce seront les "InTownNet" de villes numérisées - ces maillons locaux de l'Internet- qui vont accélérer le passage du plus grand nombre de nos concitoyens à la société en réseau et non pas l’Internet en soi. Ayant investi dans un serveur, La Municipalité y héberge gratuitement et librement tous les sites et les pages créés par les citoyens. Cet Intranet urbain a ainsi été investi par une large pluralité de citoyens, d'associations, d'écoles, d'entreprises, d'administrations publiques, de services municipaux, d'artistes, de partis et de listes politiques, etc.

 

L'originalité de la démarche tient à ce que ce sont les acteurs eux-mêmes qui se trouvent en position d'y produire l'information et d'y créer leur propre contenu. Ainsi aujourd’hui les citoyens de Parthenay ont créé plus de 10.000 pages sur l’InTownNet. Ce sera demain peut-être plus de 100.000 pages qui structureront cet espace électronique local. Notre objectif affiché, c’est d’avoir la moitié de la population " on-line " sur l’In-Town-Net pour l’an 2000, sachant que dans moins de six mois nous aurons les enfants en âge d’être scolarisés (soit 25% de la population totale) en contact avec les nouvelles technologies.

C'est ainsi que sur l'In-Town-Net l'on retrouve des usages touchant aux différentes dimensions de la vie quotidienne: Usages au sein même de la Municipalité (avec un intranet), dans le domaine des relations entre les citoyens et les administrations; dans l’urbanisme de la cité, l’économie et le commerce (avec la création d'un cyber-marché), l’agro-alimentaire, la santé, le social, la culture, le sport, dans les jeux, le tourisme, le patrimoine, dans l’éducation (pour transformer l’approche pédagogique de la connaissance); dans le domaine de l’emploi et de la citoyenneté (pour transformer notre pratique démocratique), …etc.

Pour plus d'informations, voir le site de l'In-Town-Net : http://www.district-parthenay.fr

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Parthenay, ville numérisée

 

 

1.      Un Laboratoire urbain des usages des NTIC

 

1.      Parthenay, une petite ville française…

 

1.      Une démarche de développement local

 

1.      Pourquoi l'appel aux NTIC ?

 

1.      Les objectifs du projet "ville numérisée"

-          Objectif d'ici 2 ans: impliquer plus de 50% de la population

 

1.      La démarche concrète

-          Ecoles, école des parents, Réseau d'échange de savoirs, associations, Espaces numérisés

 

 

1.      Les étapes du projet

 

1er semestre 1996

-          Démarche "social-pull": partir de la demande sociale; faire des citoyens des co-concepteurs

 

 

 

2e semestre 1996

                      

 

1er semestre 1997

 

2e semestre 1997

-          Intra-Villages:   Intranet des communes rurales de Sud-Gâtine (développé par MRM)

-          commande d'actes civils en ligne

 

1.      Zoom sur la Communauté électronique de Parthenay aujourd'hui

 

 

 

 

 

1.      Projets pour 1998

 

-          sensibilisation régionale à la société de l'information (projet RISI de la DGXVI)

 

Des équipes de chercheurs en sciences sociales,

Des PME locales,

Des entreprises de services

 

 

1.      Parthenay…un lieu de dissémination, de démonstrations et d'échanges d'expériences

 

 

1.      Pour en savoir plus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RIMBAUD

 

 

 

 

 

 

Programme ardennais pour les autoroutes de l’information

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Programme ardennais pour les autoroutes de l’information*

 

 

 

Le programme RIMBAUD est né de la volonté de répondre à l’appel à proposition autoroutes de l’information lancé par le Ministère de l’Industrie fin 1994. Ce projet, de mise en réseau du territoire, porté initialement par le Conseil Général des Ardennes, la Chambre de Commerce et d’Industrie des Ardennes, et le député Mathot Philippe fut lancé courant 1995.

 

Cette démarche s’inscrivait dans une logique de redynamisation en terme économique, sociale et culturelle du département des Ardennes et d’aménagement du territoire. Une des premières concrétisation de cette approche fut l’adoption en 1994 d’une Charte pour le développement économique de la Meuse Ardennaise. Cette charte regroupe les grands partenaires publics ou privés, locaux ou nationaux, présents dans le département des Ardennes.

Objectif généraux du Programme Rimbaud

 

 

 

 

 

Le programme a comme vocations principales :

 

 

 

. Désenclaver, en faisant bénéficier la région des effets bénéfiques de délocalisation et de désynchronisation inhérents à l’utilisation des nouvelles technologies de la communication et de l’information ;

 

. Maintenir, en créant les conditions favorables à l’implantation et au maintien des habitants et des entreprises ;

 

. Développer, en favorisant l’appropriation de nouveaux savoir-faire pour accompagner l’essor du département.

 

·         Organiser la mise en réseau du territoire pour garantir un accès généralisé et uniforme aux sources d’information et de services ;

 

·         Etre acteur sur le réseau en créant un espace de services destiné aux populations locales et en offrant aux acteurs locaux une présence commerciale sur ce même réseau ;

 

·         Renforcer la compétitivité des entreprises locales en leur organisant un accès aux services de spécialistes distants ou en leur proposant de devenir elles mêmes fournisseurs de prestations sur les réseaux ;

 

·         Favoriser le développement de compétences en mettant à la disposition des populations locales et des entreprises des infrastructures de téléformation.

 

 

 

 

 

 

Pour concrétiser le projet, une association a été crée début 1995, l’association ARTHUR. (Association de Recherche Thématique pour les Hôtes et les Utilisateurs de Rimbaud). Cette structure a pour mission de :

 

·         Fédérer les initiatives ;

 

·         Favoriser les réalisations de projets ;

 

·         Assurer la maîtrise d’ouvrage des opérations.

 

 

 

1. Les actions du Programme RIMBAUD

 

 

1.1. Sensibilisation, Formation et diffusion NTIC

 

 

 

 

Bus de la rencontre

 

Mise en place d’un bus multimédia qui se déplace sur tout le département. Depuis son lancement de nombreuses soties ont eu lieu, elle sont tournées vers la formation en entreprise, la sensibilisation dans les écoles et collèges, la formation des élus et la sensibilisation des habitants des communes rurales ardennaises.

 

 

Point d’accès multimédia

 

Installation et aide au développement des usages de 4 points d’accès multimédia, dans les communes de Givet, Bazeilles, Rethel et dans le District de Chooz. Un cinquième est utilisé dans le bus de la rencontre.

 

 

Cycles de sensibilisation à Internet

 

Mise en place de cycles gratuits de sensibilisation à Internet. Tous les 15 jours, une séance d’une heure trente permet à des non initiés d’avoir des éléments d’information leur permettant de comprendre le fonctionnement d’Internet et de ses principaux services. Huit séances ont eu lieu qui ont permis de former 110 personnes.

 

 

Formation à Internet

 

Mise en place d’une formation de base à l’utilisation d’Internet. Cette formation est essentiellement destinée aux nouveaux abonnés qui souhaitent être rapidement opérationnel. Elle se réalise en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie qui l’accueil dans un laboratoire permettant 6 connexions simultanées. Elle a déjà permis la formation en 10 séances de 50 personnes.

 

 

Un ordinateur pour tous

 

Mise en place du programme " un ordinateur pour tous – réhabilitons les ordinateurs inoccupés" qui permet à un public défavorisé de profiter de la récupération d’ordinateurs auprès des entreprises ardennaises. Ces publics participeront à la réhabilitation des machines et pourront grâce à cela naviguer sur Internet. Un partenariat avec France Télécom permets de bénéficier du support d’un technicien pour la réalisation de cette opération.

 

 

 

1.2. Education

 

 

Connexion lycées et collèges

 

Aide à la connexion sur Internet des Lycées et Collèges du département et de nombreux enseignants. Plus de 87% des collèges et lycées ardennais sont connectés (25 collèges connectés, 14 lycées connectés) et 116 enseignants sont connectés à titre personnel. Ces opérations sont réalisées en partenariat avec l’Inspection Académique et le CDDP.

 

 

Convention Inspection d’Académie

 

Signature d’une convention de partenariat avec l’Inspection d’Académie pour favoriser l’apprentissage aux NTIC par les enseignants. Huit enseignants de premier degré équipés d’ordinateurs portables réalisent des formations sur l’ensemble du département. Les ordinateurs sont mis à leur disposition par l’association ARTHUR.

 

Aide mise en réseau écoles primaires

 

Aide à la mise en réseau des écoles primaires de la Vallée de la Bar. Sur l’ensemble du département 21 écoles primaires sont connectés.

 

 

 

 

1.3. Promotion des Ardennes à travers la culture et le patrimoine

 

 

Mise en ligne base de données culturelles

 

Mise en valeur du patrimoine par la mise en ligne de différentes activités culturelles du département : Musée Arthur Rimbaud, Charleville-Mézières capitale mondiale de l’art de la Marionnette avec un Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes, divers racontant l’industrie passée, l’histoire de la région et de ses sites remarquables : Sedan, Abbaye de Servion.

 

 

Mise en ligne des ressources touristiques

 

Valorisation du département par la mise en ligne de ses ressources touristiques : paysages, patrimoine, sports, gastronomie, culture,…

 

 

 

 

1.4. Présence des Ardennes sur les réseaux

 

Web

 

Création du web RIMBAUD (www.ardennes.com) présentant les ressources du département au niveau de l’économie, de l’enseignement, du tourisme, de la culture, des collectivités et institutions publiques,…. Ce web accueille par ailleurs d’autres serveurs, comme celui du CIELJ (1200 pages) ou d’EUROSURF.

Base de données et annuaires

 

Mise ligne de la base de données dans les domaines de l’économie et de la culture :

 

·         Différentes bases de données mises en place dans le domaine économique :

. Base de données des entreprises de sous traitante industrielle (prés de 400 entreprises) ;

. Base de données Savoir Faire Industriel des Ardennes mise en place depuis décembre 1997 ;

. Annuaire des entreprises de services ;

 

 

·         Base de données culturelles :

. Dans le domaine des Marionnettes ;

. Fond Rimbaud ;

. Musées

 

 

Mise en place de Forums

 

Ouverture (février 1998) d’un Forum Emploi destiné aux entreprises et demandeurs d’emplois, d’un Forum Enseignement et d’une Revue de Presse quotidienne.

 

 

Hébergement d’Associations et d’Entreprises

 

 

Hébergement d’association et de services professionnels : plus de 50 entreprises sont connectées, la plus part ayant des pages de présentation sur le web Rimbaud, plus d’une dizaine d’associations hébergées, présentes sur le web.

Hébergement d’organismes publics et de collectivités locales

 

Des collectivités locales (District de Mairie de Chooz, Mairie de Givet,…), la Préfecture des Ardennes, La Chambre de Commerce et d’Industrie, le CDDP, … sont connectées sur le web.

 

 

 

Projets Commerce électronique

 

Soutien à la création d’une plate-forme de commerce électronique pour les produits régionaux et les savoir-faire ardennais. Elle permettrai le développement de produits adaptés à la vente sur Internet.

 

 

1.5. Accès aux réseaux

 

L’accès au réseau Internet par une plate forme professionnelle de raccordement, dans le cadre d’un accord de partenariat avec Oléane.

 

 

Connexion Numéris. Convention avec France Télécom dans le cadre de l’opération " Site Pilote d’Usage Numéris " pour le développement des connexions au réseau via numéris.

Liaison haut débit. Etude d’une liaison haut débit entre la Wallonie et la région Champagne Ardennes dans le cadre du programme INTERREG II.

 

Installation d’un POP (point de présence) Internet dans le département grâce à un partenariat avec Oléane. C’est l’assurance d’une capacité d’évolution des débit mis à la disposition des entreprises ardennaises.

 

 

 

 

1.6. Partenaires du projet aujourd’hui :

 

 

Le projet RIMBAUD se réalise dans le cadre de partenariat avec un certain nombre d’organismes publics et privés. Les principaux partenaires d’ARTHUR sont à ce titre :

 

Partenaires publics

 

Conseil Général des Ardennes

Association des Maires du Département des Ardennes

Chambre de Commerce et d’Industrie

Ministère de l’Industrie

Inspection Académique

CDDP

RDTA

 

Partenaires privés

 

France Télécom

Oléane

UAP

CITCOM

L’Ardennais – L’Union

Immédi@

Ricochet

 

 

 

1.7. Enjeux et perspectives

 

 

Le projet Rimbaud qui sur trois ans a coûté 6 millions de francs, constitue à la fois pour le département une ouverture et un facteur décisif d’attractivité.

 

Les nouvelles technologies sont un élément de redynamisation, de restructuration du territoire et de mobilisation des acteurs. Dans ce domaine on constate que :

·         L’adhésion et la mobilisation est plus forte en milieu rural qu’en ville ;

·         Mobilisation plus lente, mais décisive des élus. Il leur a fallu trois ans pour s’engager dans une formation aux nouvelles technologies. Jusqu’à présent ils finançaient sans y accéder eux même ;

·         Création de deux communautés de communes liées aux nouvelles technologies.

 

 

On se trouve ici dans le cas d’un projet de développement d’un territoire, dynamisé, porté par les nouvelles technologies.

2. Chooz : village numérique

 

 

 

Par la réalisation du projet ambitieux de " Chooz : Village numérique ", il s’agit de favoriser une démarche exemplaire de mise en réseau global d’un village et de promouvoir ainsi une nouvelle approche de la citoyenneté et de l’exploitation de services de proximité à l’intention des habitants de Chooz et de son District.

 

L’objectif en développant ce projet c’est d’acquérir la maîtrise des nouvelles règles du jeu qui vont prévaloir à l’ère de la société de l’information, tant de les domaines économique, culturel, éducatif et social .

 

 

2.1. Le Projet de Village Numérique

 

 

Ce projet se développera selon deux axes :

 

·         Réhabilitation d’un réseau câblé devant permettre à partir d’un boîtier unique l’accès à 200 chaînes de télévision, l’accès à Internet et la téléphonie ;

 

·         Développement des usages.

 

 

Promotion d’une nouvelle citoyenneté

 

Il s’agit, par la mise en réseau effective de la population et la création pour chaque habitant d’une adresse électronique lui permettant d’être sur Internet, de promouvoir l’émergence d’une nouvelle citoyenneté. Pour cela le projet s’appuiera sur un réseau câblé existant (datant de 1988), qui dessert tous les foyers. Ce réseau sera remis à niveau du point de vu technique.

 

 

Transparence en matière d'accès à l’information

 

Mise en ligne de contenus et services de proximité intéressant la population locale et notamment par exemple :

·         Accès au plan d’occupation des sols ;

·         Catalogue des ressources locales :

. éducatives ;

. culturelles ;

. techniques ;

 

 

Création de lieux d’appropriation

 

Création de les lieux d’appropriation, permettront à tout un chacun de maîtriser les nouvelles technologies afin de pouvoir les utiliser quotidiennement à des fin éducatives, culturelles ou économiques.

 

 

Développement économique

 

Anticiper et promouvoir des activités nouvelles par une utilisation généralisée et pertinente des nouvelles technologies.

 

Montage de projets de développement des usages

 

Projet lié à la Mémoire Collective

 

Il s’agira de cristalliser des actions déjà en cours ayant trait à la mise en œuvre d’une base commune exploitable sur Internet liée à la " Mémoire Collective " des lieux Ardennais qui pourrait s’incarner par la création d’un festival de la mémoire au printemps 1998 (faire renaître le cycle des veillées). A ce titre un jumelage avec la ville de REDU (village du livre en Belgique) sera recherché. Un programme de coopération transfrontalier est possible dans la cadre d’un financement européen INTERREHG II.

 

Ce projet de mise en valeur de la mémoire collective (atelier de numérisation, intranet des documents des lieux où l’on vit,…) rencontre une forte adhésion de la population.

 

 

 

2.2. Mise en œuvre du projet et  perspectives

 

Lancement du projet en septembre 1997 avec la création du premier lieu d’appropriation.

 

Ce projet repose d’abord sur la dimension humaine. Il devrait permettre d’enclencher un cycle vertueux et rendre Chooz attractif notamment du point de vue économique.

 

Modélisation à partir de l’expérience de Chooz , de manière à pouvoir disposer d’un modèle qui puisse être développé en matière de village numérique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Problématique des réseaux de télécommunications dans le développement local

 

 

Les collectivités territoriales face à la libéralisation des télécommunications

 

 

Présentation de quelques expériences et projets de référence en matière de réseaux métropolitains et réseaux régionaux de télécommunications en France :

 

. Bretagne

. Nancy

. Castres – Mazamet

. Laval et Mayenne

. Caen

. Colmar

. Rhin – Sud

. Dijon

. Alpes Maritimes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les collectivités territoriales face à la libéralisation des télécommunications

 

 

 

Le développement des nouvelles technologies de la communication et de l’information s’accompagne de profonds bouleversements du secteur des télécommunications. Des évolutions techniques, réglementaires, économiques et la mondialisation des échanges ont contribués à transformer l’univers des télécommunications.

 

L’économie des grands réseaux, marquée par des coûts fixes considérables, fondée sur des monopoles nationaux est remise en cause par ces évolutions, particulièrement avec l’arrivée d’Internet. En France comme dans l’ensemble de l’Europe, aux Etats Unis et au Japon, la libéralisation des télécommunications est en voie d’achèvement. Depuis le 1er janvier 1998 elle est totale en France et on assiste, sur le marché, à l’émergence de la concurrence, avec le développement d’opérateurs alternatifs à l’opérateur historique.

 

Avec l’émergence de la société de l’information, l’économie et la société se concentrent progressivement sur les réseaux. Dans un univers fondé sur l’information et la communication, les réseaux de télécommunications, constituent le vecteur privilégié du système. Ils structurent, organisent et irriguent nos sociétés.

 

Dans ce contexte, les acteurs publics, les collectivités locales, sont aujourd’hui face aux réseaux de télécommunications comme hier ils étaient face aux autoroutes (et grandes infrastructures de communications). L’accès, la desserte, " l’irrigation " par ces infrastructures, sont vitales pour le devenir et le développement des territoires et des villes.

 

Les réseaux de télécommunications ont des effets structurant pour les villes et les territoires, ce sont :

·         Des outils d’aménagement du territoire ;

·         Des outils de compétitivité et de développement ;

·         Des instruments qui permettent : d’exister, de s’affirmer, dans un contexte de mondialisation.

 

 

Face à ces enjeux on assiste à l’émergence et au développement d’initiatives des collectivités locales dans le domaine des télécommunications. Depuis 1995 (pour les pionniers) et surtout depuis début 1997-98 (avec la libéralisation des télécommunications), les collectivités locales s’impliquent dans le développement de réseaux de télécommunications.

 

Elles prennent progressivement conscience de la nécessité pour elles de créer les conditions permettant : aux acteurs publics, aux entreprises et au grand public, d’accéder aux réseaux, d’être présents sur les réseaux dans les conditions les plus favorables.

 

Les collectivités locales s’investissent de plus en plus massivement dans la promotion de réseaux de télécommunications. Cette promotion passe généralement - face à France Télécom, l’opérateur historique – par le développement de réseaux locaux dédiés - Groupements fermés d’utilisateurs (GFU) – à des grands services publics locaux, mais aussi de plus en plus par la promotion de la concurrence d’opérateurs alternatifs.

Le développement de ces initiatives, centré sur la boucle locale, a connu un certain succès, suite à la réussite d’initiatives pionnières comme celle de Besançon. Caen, Dijon, Colmar, Laval, … sont quelques unes de ces initiatives les plus connues.

 

 

Aujourd’hui émergent et/ou se développement des initiatives à la fois plus nombreuses et suivant des modes d’interventions divers :

·         Emergence d’initiatives au niveau régional, avec le projet de réseau à haut débit de la Région Bretagne ;

·         Diversification des modes d’intervention, la libéralisation favorisant une approche centrée sur la promotion de la concurrence en permettant l’implantation d’opérateurs alternatifs à l’opérateur historique ;

·         Mutualisation des besoins en télécommunications, existant au niveau d’un territoire afin de le rendre attractif vis à vis des nouveaux opérateurs ;

·         Partenariat entre acteurs publics et secteur privé pour le développement d’un réseau métropolitain ;

·         Fédération de réseaux locaux en vue de mutualiser le développement de téléservices ;

 

 

Le développement de ces initiatives, est freiné par un certain nombre de contraintes :

·         Une réglementation pas encore totalement établie, tant en matière de mise en œuvre de la concurrence qu’en matière d’autorisation de mise en œuvre de nouvelles technologies (voir l’autorisation fin avril, par l’ART, d’expérimenter le hertzien sur la boucle local) ;

·         La multiplication de technologies concurrentes du fil de cuivre (câble, hertzien, satellite,..) ;

·         Un domaine nouveau pour les collectivités, nécessitant (au delà de la question des domaines de compétence des collectivités en la matière), l’acquisition de savoirs faire ;

·         Des freins culturels qui pèsent encore sur l’adhésion à ces nouvelles technologies et donc sur leur prise en compte et leur diffusion ;

 

Le développement confirmé et relativement rapide de la concurrence dans le secteur des télécommunications (avec l’émergence de nombreux –plus d’une quarantaine de demandes de licences en cours d’instruction fin février 1998 - nouveaux opérateurs) depuis le début de l’année 1998, permet d’espérer que ces mutations sont autant d’opportunités pour les collectivités locales.

 

Il reste pour elles à savoir les saisir, c’est à dire d’une part à acquérir la maîtrise du devenir de leur territoire dans ce domaine à travers une " capacité de régulation ", d’autre part à appréhender que ces réseaux sont des instruments au service d’une politique de développement, qui passe par le développement de contenus multimédia.

 

 

Dans les pages suivantes sont présentés quelques unes des expériences et des projets faisant référence en la matière. Cela va de la collectivité opératrice de son propre réseau Colmar, Laval, Dijon, Caen (voir Chapitre 5 sur la Basse-Normandie), au projet de réseau régional : Bretagne (voir Chapitre 5 sur la Bretagne), en passant par les réseaux universitaires (StanNet de Nancy), les partenariats acteurs publics-secteur privé (Médiacastres), les projets de fédération de réseaux locaux (Rhin-Sud), et de syndicat mixte des télécommunications (Alpes-Maritimes).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

StanNet

Réseau métropolitain nancéien

de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Situation actuelle

 

 

 

La convention régionale avec France Télécom qui régit le réseau StanNet dans sa forme actuelle, arrive à échéance le 31 octobre 1998.

 

 

Depuis octobre 1995, une étude est menée par le Comité de Pilotage et le groupe de travail StanNet pour assurer l'évolution du réseau après cette date.

Actuellement le réseau StanNet permet le raccordement de 30 sites sur l'agglomération de Nancy par :

. quatre prises France Télécom à 64 kb/s,

. cinq prises France Télécom à 128 kb/s,

. deux prises France Télécom à 256 kb/s,

. douze prises France Télécom à 2 Mb/s,

. quatre liaisons privées,

. trois cascades par lignes spécialisées.

2. Les acteurs

 

Réseau limité à la communauté Enseignement Supérieur et Recherche, StanNet est le déploiement du service RENATER sur l’agglomération nancéienne. De ce fait, il regroupe les utilisateurs dépendant des établissements agréés par le GIP RENATER : Universités et EPST (Etablissements publics à caractère scientifique et technique) sous tutelle du MENRT (Ministère de l’Education Nationale de la Recherche et des Technologies), EPST, laboratoires et organismes de transfert de technologie dépendant d’autres ministères (Agriculture, Culture, Santé...).

 

La communauté d’Enseignement Supérieur et de Recherche de Nancy est composée de trois universités, des instituts universitaires et des laboratoires de recherche du CNRS, de l’INRA, de l’INRIA et de l’INSERM et d’établissements associés. Cette communauté, répartie sur une quarantaine de sites géographique, représente une population d’environ 50 000 étudiants et 5 000 chercheurs, enseignants-chercheurs et personnels technique et administratif.

 

L’accès au réseau de l’ensemble des étudiants des différents établissements est prévu dans les mois à venir. Cet accès sera nominatif et soumis à la signature d’une charte informatique précisant les conditions et règles d’utilisation du réseau. De plus, ce type d’accès ne sera autorisé que depuis des postes de travail situés sur les campus.

Ainsi, les sites raccordés au réseau StanNet relèvent principalement de l’Université Henri Poincaré, de l’Université Nancy 2, de l’Institut National Polytechnique de Lorraine, du CNRS, de l’INRA, de l’INRIA et de l’INSERM.

 

 

 

3. Le projet StanNet

 

a/ Architecture

 

Dans ses grandes lignes le projet consiste à déployer une infrastructure de réseau pouvant supporter les nouvelles applications de type multimédia tout en préservant les investissements engagés à ce jour. Cette infrastructure repose sur la mise en place de liaisons privées utilisant des fibres optiques inactivées posées par la Communauté Urbaine du Grand Nancy dans le domaine urbain et mises à la disposition de la communauté Enseignement Supérieur et Recherche.

 

Un cœur de réseau sous ATM fédérera les sites de l’agglomération connectés en Ethernet à 10 Mb/s par des fibres optiques monomodes.

 

Ainsi, StanNet sera constitué d'un réseau métropolitain de 40 sites répartis sur l’agglomération de Nancy avec quatre sites en périphérie et d’un accès unique au Réseau National d’Interconnexion, géré par RENATER.

 

b/ Services mis en œuvre

 

Pour les utilisateurs connectés à l’infrastructure, le projet StanNet intègre les services de transport, de gestion de la maintenance et d’applicatifs. Ces différentes prestations couvrent la gestion, l’administration et la supervision du réseau et s’étendent à la gestion des équipements d’extrémité et des services de l’Internet (messagerie, conférences réparties, mise à disposition de serveurs d’information et de logiciels,...).

Les services seront assurés par un centre inter-universitaire.

c/ Modalités financières de fonctionnement

 

Le projet StanNet a été conçu comme une mutuelle dans laquelle les charges d’investissement et de fonctionnement sont réparties entre l’ensemble des utilisateurs du réseau selon les principes suivants :

·         la stratégie de financement et de facturation fait en sorte que le coût réel des prises est dissocié du coût effectivement payé par l’utilisateur. Ceci implique en particulier que le coût payé par une entité est indépendant du débit de la liaison et de sa localisation géographique ;

 

·         les coûts globaux de fonctionnement sont répartis sur deux niveaux : " les grands comptes " qui correspondent aux utilisateurs principaux ou établissements qui contribuent en fonction de leur importance et les entités des sites raccordés (laboratoires, UFR, services,...) qui participent sur leur fonds propres selon l’estimation de leur " consommation ".

 

Cette façon très originale de procéder -StanNet est actuellement le seul réseau régional fonctionnant selon ce principe mutualiste- et la mise en commun des moyens sont à l’origine de l’importance du nombre de prises sur l’agglomération nancéienne.

 

 

 

 

4. Cadre administratif et juridique

 

 

Du point de vue administratif et juridique, StanNet s’appuie sur trois conventions :

- une convention entre les trois Universités nancéiennes, les deux Instituts universitaires et les quatre EPST fonde les modalités de fonctionnement de la mutuelle StanNet (convention n° 1),

- une convention Université Henri Poincaré (UHP) et Communauté Urbaine du Grand Nancy (CUGN) précise les conditions de mise à disposition de l’infrastructure optique de la communauté urbaine (convention n° 2),

- une convention à venir (octobre 98) fixera les modalités d’accès et de supervision du réseau à haut débit.

 

 

convention n° 1

 

Par convention en date du 5 janvier 1998, conclue pour une durée de 15 ans, l’Université Nancy 2, l’Institut National Polytechnique de Lorraine, l’Institut National de Recherche en Informatique et Automatique de Lorraine, le Centre National de la Recherche Scientifique, l’Institut National de Recherche Agronomique, l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres de Lorraine et le Pôle Universitaire Européen :

§ autorisent l’UHP à conclure avec la CUGN la convention de mise à disposition partielle du réseau optique de la CUGN,

§ s’engagent à prendre en charge les frais d’exploitation annuels du réseau,

§ confie à l’UHP et plus précisément au CIRIL (Centre Inter Universitaire de Ressources Informatiques de Lorraine) rattaché administrativement à l’UHP, la gestion du réseau de télécommunication universitaire.

 

convention n° 2

 

Par convention en date du 19 juin 1997, conclue pour une durée de 15 ans entre l’Université Henri Poincaré et la Communauté Urbaine du Grand Nancy (CUGN):

§ la CUGN déploie une infrastructure de génie civil et de câblage optique,

§ les Etablissements universitaires s’engagent à n’utiliser le réseau que pour des activités conforme à la charte Renater,

§ les Etablissements universitaires versent à la CUGN une contribution correspondant à la mise à disposition d’un partie de l’infrastructure et de la quote part des coûts de maintenance

 

 

 

5. Conclusion

 

 

La dispersion des campus universitaires et les laboratoires de recherche dans l’agglomération nancéienne favorise l’implication de l’université dans les activités de la cité, ce qui induit une collaboration étroite entre les élus, les services de la Communauté Urbaine du Grand Nancy et le monde de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.

 

Ainsi, lors de l’installation d’une infrastructure optique dans la ville, la Communauté Urbaine a décidé de mettre à la disposition exclusive des universités et des laboratoires de recherche un ensemble de fibres optiques inactivées.

 

Le déploiement d’un réseau informatique pour la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche (communauté homogène) simplifie quelque peu les difficultés du dossier :

 

§ la problématique commune implique un argumentaire technique, financier et administratif cohérent,

 

§ les aspects spécifiques de l’utilisation du réseau sont pris en compte globalement

- très haut débit pour le méta-computing, le transfert d’images, le télé-enseignement et visioconférence

- souplesse de l’infrastructure pour des expérimentations sur les protocoles réseaux, la supervision,...

 

 

Enfin, il nous semble indispensable que la communauté " Enseignement Supérieur et Recherche " maintienne et augmente ses compétences dans la supervision, l’administration et la gestion des réseaux informatiques afin de conserver son rôle moteur dans le domaine des technologies de pointe et de permettre l’expérimentation et le transfert de technologie dans ce secteur.

 

 

 

Les sites satellites sont reliés aux sites de concentration par 12 brins de fibre optique monomode

Les sites de concentration sont interconnectés par 24 brins.

 

 

 

 

 

Plate-forme Numérique

 

 

Castres – Mazamet / 2000

 

 

 

Plate-forme Numérique Castres-Mazamet / 2000 *

 

 

Contexte

 

 

Le Bassin du Sud du Tarn, deuxième pôle industriel de la région Midi-Pyrénées, est caractérisé par une activité économique essentiellement industrielle (agro-alimentaire, textile, chimie, machinisme, automatisme, etc.). De plus, cette activité est marquée par l'importance des échanges nationaux et internationaux pratiqués et par un tissu économique très dense (composé essentiellement de PME/PMI).

 

Le Bassin du Sud du Tarn est néanmoins exposé à des risques majeurs. Ainsi, deux points critiques identifiés pour le développement économique du Bassin sont un déficit d'infrastructures, notamment autoroutières, qui isole le Bassin et un besoin fort de reconversion de son activité économique traditionnelle.

 

La Communauté Européenne a classé le Bassin du Sud du Tarn en objectif 2, reconnaissant ainsi un fort potentiel de reconversion, notamment dans le domaine des services rendus aux entreprises.

Géographie

 

 

 

Le Bassin est, positionné au carrefour de trois pôles importants : Toulouse : pôle scientifique et technologique, Albi : pôle de services et administratif, et la zone de moyenne montagne prolongement méridional du Massif Central (Aveyron, Aude, Hérault) : pôle touristique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’histoire du projet

 

 

L'objet principal de ce projet est donc de développer un réseau de télécommunications et d'en permettre l'accès aux entreprises, organismes publics et habitants de la région du District de Castres-Mazamet (90 000 habitants). Cette infrastructure de télécommunication est développé sur la base d'un réseau optique à haut débit.

 

La première étape fut de conduire en 1996 un Schéma Directeur des Technologies de l’Information sur le territoire du District. Il a démontré l'intérêt de la création d'un centre de ressources technologiques et de télécommunications sur la zone intercommunale d'activité proche de la plate-forme aéroportuaire de Castres-Mazamet. Une première réflexion sur la création d'une activité téléportuaire dans le bassin industriel et d'une Plate-forme Numérique permettant le développement de services de télécommunication avancés.

 

Une étude de faisabilité pour la mise en œuvre d’un réseau haut débit comme support de services de télécommunications sur l'agglomération castraise (qui représente une population de 47.000 habitants), a été menée également au début de l'année 1996, sous l’impulsion d'un noyau d'acteurs locaux : La Chambre de Commerce et de l’Industrie de Castres, les Laboratoires Pierre Fabre et la Ville de Castres.

 

 

Ces études ont apportés aux partenaires du projet des éléments d’appréciation (réglementaires, économique, techniques) concernant les infrastructures à mettre en place pour supporter une offre de services à destination des entreprises et des citoyens.

 

 

Les conclusions des études ont conduit les acteurs locaux du District de Castres-Mazamet à s’engager dans le montage du projet " Plate-forme Numérique de Castres-Mazamet/2000 ". Ce projet a été labellisé Projet d’intérêt public en mars 1997 par le Ministère de l’Industrie et des Télécommunications au titre de l’appel à projet Autoroutes de l’information.

 

 

 

 

 

 

Architecture de la Plate-forme Numérique

 

 

Comme le montre le schéma en page ci-dessous, la Plate-forme Numérique sera déployée en trois phases qui couvriront progressivement les zones de Castres, de la technopôle du Causse et de Mazamet. La zone du Causse située entre Castres et Mazamet est appelée à héberger leTéléport.

 

 

L'architecture fonctionnelle de la Plate-forme Numérique est constituée d’une boucle en fibre optique fonctionnant selon deux niveaux :

 

- soit pour la création de réseaux privatifs (service " fibre nue "),

- soit pour la construction de la boucle fédératrice de transmission.

 

En cas de défaut (dysfonctionnement d'un transmetteur optique, coupure de câble, effacement d'un nœud dû à une panne d'alimentation, ...), le réseau se reconfigure automatiquement en position de secours, sans interruption de service.

 

 

 

 

 

Architecture fonctionnelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un développeur et " opérateur " local

 

Les partenaires socio-économiques du sud du Tarn ont donc choisi la voie de la proposition et de l'expérimentation pour élaborer un projet de redynamisation du bassin par la mise en œuvre " des autoroutes de l’information " au cœur d’une stratégie d’aménagement du territoire.

 

Le projet a pour objectif de favoriser le développement économique du bassin en utilisant les nouvelles technologies de l’information comme vecteur de restructuration du territoire afin :

d'accroître la compétitivité des entreprises (diminution des coûts

mutualisation des moyens),

d'augmenter l'attractivité des sites du Bassin (nouvelles entreprises

et nouvelles activités),

d'améliorer l’environnement socio-économique (cadre de vie, services

d’intérêt général).

 

L’opérateur technique de la Plate-forme Numérique sera en charge de la vente de ces services supports mais aussi de la gestion et la maintenance des infrastructures du réseau à haut débit. Pour pouvoir coordonner les accès vers l'extérieur de la plate-forme l'opérateur technique

assurera la gestion Téléport ou du NAP régional.

 

 

 

 

Partenariat public/privé

 

Le cadre de réalisation et d'exploitation de la plate-forme de services sera donc une Société Anonyme d'Economie Mixte (SAEM) Intermédiasud, au capital de 1 850 000 Frs. Le Président du conseil d’administration est Monsieur Arnaud MANDEMENT, Maire de Castres et Vice-Président du Conseil Général du Tarn.

 

Les actionnaires de cette SAEM sont les suivants :

la Ville de Castres, de Mazamet et de Labruguiére,

le District de Castres-Mazamet,

les laboratoires Pierre Fabre,

les Chambre de Commerce et de l'Industrie,

le Groupe Caisse d’Epargne,

l'Office Public des HLM,

PMEs/PMIs .

 

 

La SAEM ainsi créée est le principal investisseur pour la construction du génie civil et l'installation des infrastructures passives et actives de télécommunications. Dans la continuité de cet investissement, la SAEM assurera un rôle d’opérateur de réseau :

-          l'exploitation et la maintenance du réseau optique (génie civil, infrastructures passives et actives) de la Plate-forme Numérique,

-          la gestion des contrats, partenariats et accords passés avec les opérateurs fournisseurs de services sur la Plate-forme Numérique.

 

 

Intermédiasud

R é s e a u & T é l é c o m

 

 

La SAEM Intermédiasud a donc pour mission :

-          d'assurer la création et la gestion des infrastructures de télécommunications avancées,

-          de favoriser le développement des services sur la Plate-forme Numérique,

-          de coordonner les accords entre les opérateurs fournisseurs de services et les utilisateurs de la Plate-forme Numérique, concernant les aspects techniques et financiers,

-          d'effectuer le contrôle qualité des installations et des services offerts.

 

L’opérateur Intermédiasud vise à la cohérence et à la pertinence des actions en veillant à l'adéquation offre/besoin pour le compte de ses actionnaires, dans le respect de la logique de développement local et d'aménagement du territoire qui anime le projet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le fondement de ce projet réside dans l'idée que l'accès à l'information, et d'une manière plus générale, la communication entre les différentes entités du territoire de Castres-Mazamet (entreprises, administrations, particuliers) mais aussi avec l’extérieur, doit être profondément transformée et repensée autour du concept des "Autoroutes de l'Information".

 

Dans ce contexte il s'agit d'apporter les moyens spécifiques pour répondre aux enjeux de la société de l’information et cognitive grâce à un partenariat original et proche de l’intérêt général. Aujourd’hui apparaît le rôle crucial des élus et collectivités responsables du territoire. Leur expertise, les politiques mises en œuvre, conjuguées au actions des décideurs économiques, sont essentielles pour construire l’avenir d’une agglomération et mettre les infrastructures technologies au services d’un vrai projet d’aménagement du territoire et de développement local.

 

 

OASICE

 

 

 

 

Observatoire des Autoroutes

et Services d’Information de

Colmar et Environs*

 

 

 

 

 

 

Historique

 

 

 

La Régie Municipale de Colmar (RMC) détenue à 100% par la ville est initialement une régie spécialisée dans la distribution de gaz et d’électricité. Elle opère par ailleurs, depuis 1994 un réseau câblé d’un potentiel de 35.000 prises (Colmar câblée à près de 90%). Ce réseau câblé a été le début de sa diversification vers les télécommunications.

 

 

 

Le projet de réseau métropolitain a été initié en 1994. Il est issu de la rencontre de plusieurs facteurs :

·         Les besoins en matière d’interconnexion des différents sites de l’IUT et de la Chambre de Commerce et d’Industrie ;

·         La volonté de RMC opérateur d’un réseau câblé de proposer d’autres services.

 

L’appel a proposition lancé fin 1994 par le gouvernement a abouti au lancement du projet de mise en place du réseau métropolitain de Colmar, OASICE, qui a été labellisé.

1. Le projet OASICE

 

 

1.1.Les composantes du projet OASICE :

 

 

Une plate-forme technologique et un réseau ATM à 155 Mbps devant permettre :

 

·         L’expérimentation et le développement de téléservices aux entreprises, aux particuliers proposés par des prestataires publics ou privés ;

 

·         Un transfert de technologie et de savoir faire à des opérateurs

 

 

1.2.Nature des téléservices envisagés :

 

 

·         Information, accessibles depuis les postes de travail, bornes multimédia et sur ordinateur à travers un modem-cable :

 

. Web Intranet avec informations pratiques, professionnelles et culturelles

 

·         Documentations, disponible depuis la bibliothèque, les salles et amphis de l’IUT et les sites d’hébergement :

. Index de revues, catalogue des ouvrages disponibles en bibliothèque ;

. CD Rom

. Vidéo

. Internet

 

- Coopération pour l’entreprise, pour l’enseignement, entre institutions :

. Les outils de coopération : messagerie, base d’information, forums de discussion, visioconférence.

 

. Les outils : enseignement à distance, ressources multimédia, outils de coopération.

 

 

1.3.Opérateur du réseau

 

Les promoteurs d’OASICE ont choisi la création à terme d’un réseau métropolitain de type public. Le réseau est opéré par la Régie Municipale de Colmar (RMC).

 

 

1.4.Caractéristiques du réseau

 

 

Il s’agit d’un réseau ATM à 155 Mbps, de 15 km, qui relie les sites de la régie municipale de l’IUT de Colmar et de la CCI de Centre Alsace.

Réseau métropolitain ATM

. Mainstreet 36150

. Workgroup Switch –Vivid

 

Réseaux Ethernet commuté dans les bâtiments

Les raisons des choix techniques :

 

 

 

 

 

2. Etat des réalisation du réseau OASICE

 

 

 

Le réseau ATM, opérationnel depuis 1996, relie actuellement différents sites de la ville, de l’IUT et de la CCI. Par ailleurs la Régie Municipale de Colmar dispose depuis début 1997 d’une liaison Internet à 256 Kbps par satellite, avec un téléport de Washington. RMC est devenu fournisseur d'accès Internet, depuis 1996, notamment sur son réseau câblé.

 

 

Le réseau OASICE offre les fonctionnalités suivantes :

 

 

2.1. Liaisons entre les sites de l’IUT

 

 

 

2.2. Expérimentations de logiciels

 

 

 

2.3. Evenements du CREF

 

·         Colloque de gynécologie en janvier 1997 ;

·         Présentation de l’astronaute J.J. Favier retransmis en visioconférence et intervention en directe d’astronautes américains grâce à une communication Internet ;

·         Forum OASICE du 27 novembre 1997

·         Forum OASICE II de démonstration des applications des nouvelles technologies : formation à distance, coopération, information en temps réel, télémedecine, …

 

 

 

2.4. Services apportés

 

Services d’information pour les étudiants :

 

Téléservice en matière de coopération

·         Expérimentation d’un système de formation à distance sur le lieu de travail. Ce système va être développé.

 

Autres services :

·         Accès à Internet à haut débit, ce qui permet d’accéder à des séquences vidéo.

 

 

 

2.5. Les possibilité d’accès au réseau

 

·         Réseau informatique de l’entreprise ;

·         PC à domicile à travers le modem-câble. Au travers du réseau câblé il y a un deuxième niveau d’accès au réseau et à l’ensemble de ses ressources, mis à la disposition de l’ensemble de la population. A la fin de l’année 1998 les 30.000 prises seront fonctionnelles ;

·         Télévision à travers la NetBox ;

·         Borne multimédia.

 

 

 

2.6. La démarche de RMC

 

 

Volonté de la collectivité de faire du réseau un réseau public, ayant une cohérence et une coordination en prise avec la réalité locale. C’est pourquoi le réseau est l’émanation de la ville de Colmar.

 

 

Au delà, il est nécessaire que ce réseau s’inscrive dans l’environnement régional, c’est ce qui est prévu dans le cadre du projet CRISTAL, et dans un environnement plus large, c’est le cas avec le projet Rhin-Sud. A terme on peut envisager une interconnexion de l’ensemble des réseaux métropolitains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réseau IRIS

 

Ville de Dijon

 

 

 

 

 

Réseau IRIS : Réseau Indépendant de Télécommunications*

 

 

1.   Genèse

 

 

A la suite du schéma directeur de son système d’information mené en 1993, la ville de Dijon a souhaité notamment moderniser son environnement informatique et d’adopter :

·         L’interface Window sur tous les postes de travail ;

·         Le développement d’applications en mode client-serveur à l’aide de l’outil Powerbuilder ;

 

En outre, la mise en œuvre d’applications génératrices de flux importants, tels que :

·         COA/DAO ;

·         Système d’information géographique (SIG) ;

·         Multimédia.

a nécessité une réflexion particulière sur les moyens de communication à mettre en œuvre de façon à satisfaire ces besoins au mieux des intérêts économiques de la Ville, dans la mesure où les différents services municipaux sont éclatés sur plusieurs sites.

 

Commencée en mai 1995, l’étude sur l’interconnexion des sites s’est vite orientée vers la réalisation d’un réseau privé à haut débit pour des raisons de rentabilité financière d’autant plus intéressantes que ce réseau était susceptible de transporter la voix et donc d’abandonner les locations de six liaisons téléphoniques MIC louées auprès de l’opérateur historique de télécommunications.

 

Le projet dénommé Réseau IRIS par allusion à la messagère ailée des dieux de la mythologie grecque est aujourd’hui opérationnel. Il permettra, outre l’accès aux applications informatiques toutes centralisées à l’Hôtel de Ville, d’envisager une évolution future vers des services de type voix/données/images et Internet.

 

 

 

2. Les sites

 

 

Le synoptique ci-dessous fait apparaître les différents sites municipaux raccordés au réseau IRIS, ainsi que les 3 sites du Centre Hospitalier Universitaire et les 2 sites de l’Université de Bourgogne qui bénéficient de fibres optiques dédiées, indépendantes, concédées par la Ville de Dijon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Le Réseau physique

 

 

Constitué d’un anneau principal et de quatre antennes, le réseau physique représente environ 21 kilomètres de câbles de fibres optiques empruntant en partie les égouts visitables (1km) et des fourreaux, soit existant, soit posés en prévision du déploiement du réseau IRIS. L’Hôtel de Ville est le point de concentration névralgique où aboutissent tous les câbles.

 

 

Le câble choisi est constitué, pour une grande majorité de tronçons, de 12 fibres optiques monomodes et de 12 fibres optiques multimode. Cette capacité est suffisante pour couvrir les besoins identifiés au cours de l’étude et permette une éventuelle extension du réseau.

 

 

4. Les équipements actifs

 

 

Choisis en raisons de l’importance des sites en matière de flux, les équipements actifs de réseau permettent de connecter les bâtiments au travers de liens Ethernet à 10 Mb/s ou ATM à 155 Mb/s.

L’architecture se compose de 2 équipements équipements centraux :

 

·         1 commutateur ATM, dit de bakbone, de FORE SYSTEM, modèle ASX 200 BX, qui fédère les flux les plus importants via 6 liens à 155 Mb/s. Trois serveurs PROLIANT de COMPACQ sont connectés à ce commutateur par lien ATM ;

·         1 switch Ethernet de LANNET, modèle LET20, qui fédère tous les liens Ethernet de l’Hôtel de Ville et de certains sites voisins. Ce switch est lui même connecté par un lien ATM au commutateur central.

 

Les équipements d’extrémité, pour les liens ATM, sont constitués de commutateurs de groupes de travail MADGE, modèle COLLAGE 280, qui permettent :

·         Soit d’irriguer les sites concernés (Conservatoire, Services de Travaux Espaces verts, Bibliothèque Municipale, Affaires Culturelles/Architecture et Services des Bâtiments) soit en Ethernet à 10 Mb/s ou en ATM à 25 Mb/s ;

·         Soit de raccorder des sites " aval " sous Ethernet à 10 Mb/s.

 

 

 

5. Mise en place du réseau

 

 

Les travaux de câblage, hors travaux de génie civil, ont été confiés à l’ENTREPRISES INDUSTRIELLE après appel d’offres ouvert et réalisés de juin à août 1996.

 

La société DYNATECH a fourni et installé les matériels actifs de réseau début octobre 1996.

 

Le coût de la réalisation du réseau IRIS s’est élevé à 3,2 millions de francs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RHIN-SUD : un site numérique

 

 

Expérimentations de Téléservices publics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réseau de Villes Rhin Sud*

 

À l’initiative des 6 villes et sous l’impulsion de la DATAR, le réseau de villes Rhin-Sud, s’est constitué en janvier 1993, associant Belfort, Colmar, Héricourt, Montbéliard, Mulhouse et Saint-Louis.

 

Situé à la charnière de 3 pays (l’Allemagne, la France et la Suisse), le réseau de villes représente 600 000 habitants et plus de 2 millions d’habitants si l’on considère l’espace trinational.

 

Soucieuses d’agir conjointement sur les facteurs de développement, les villes du réseau ont défini un programme pluriannuel d’actions que Rhin-Sud a contractualisé avec l’État et les régions Alsace et Franche-Comté, favorisant ainsi le rapprochement du Sud Alsace et du Nord Franche-Comté.

La convention bi-régionale d’application des deux Contrats de Plan État-Région signée en 1995 par les 10 partenaires contributeurs (les 2 préfectures de région, les conseils régionaux d’Alsace et de Franche-Comté et les 6 villes), définit le mode de fonctionnement du réseau de villes, les modalités de suivi et d’évaluation de ses actions ainsi que le montant des contributions financières décidées sur 5 ans.

 

Rhin-Sud a conduit en 1994 des études préalables. Ces dernières portaient sur le tourisme d’affaires, les liaisons intervilles (ferroviaires et routières), la desserte de l’EuroAirport de Basel-Mulhouse-Freiburg, la promotion des équipements culturels et touristiques. Leur résultat a constitué en grande partie le cadre d’action du réseau de villes.

 

Suite à ces études réalisées, Rhin-Sud a d’abord édité un premier document d’appel valorisant conjointement les équipements de congrès de chacune des villes. Fédérer l’action des Offices de Tourisme en la matière demeure un des objectifs de Rhin-Sud, c’est pourquoi, dans le prolongement de l’action précédente, le réseau de villes a inauguré le 29 novembre 1996 une vitrine des atouts touristiques culturels et économiques des 6 villes, auxquelles ont été associées Basel et Freiburg im Breisgau. Elle a été installée dans les salons d’embarquement de l’EuroAirport de Basel-Mulhouse-Freiburg.

 

Un troisième projet sera concrétisé à l’automne 1998 : il s’agit d’un réseau de bornes d’informations et de services touristiques, connecté sur une base centrale, régulièrement réactualisée à distance par les Offices de Tourisme de chacune des villes. Ces informations seront simultanément diffusées sur le réseau Internet.

 

Parallèlement le réseau de villes a mobilisé 1 grande entreprise, 4 autorités organisatrices de transport et des partenaires financeurs (organismes consulaires,…) voire des hôtels pour mettre en place un service de transport public routier cadencé, à partir des villes de Rhin-Sud à destination de l’EuroAirport. La mise en œuvre effective est lancée depuis le 6 janvier 1997 et connaît un certain succès (50 000 passagers la première année). Cette action résulte d’un étroit partenariat mené entre le réseau de villes et l’EuroAirport. L’intermodalité avec les transports en commun de chacune des villes est facilitée, des parkings sécurisés en tête de ligne et gratuits sont proposés aux voyageurs.

 

Concernant le développement économique, Rhin-Sud a créé l’Agence de Soutien aux Technologies à la Recherche Industrielle et au Développement (ASTRID), fruit d’un partenariat entre les Universités, le tissu économique et les organismes de recherche locaux. Le Directeur, Mme Brigitte Morgulis, a pris ses fonctions le 15 janvier 1998.Cette Agence est chargée de stimuler et d’accompagner les projets de recherche industrielle coopérative s’articulant sur des thèmes prioritaires propres à l’espace Rhin-Sud.

 

Enfin, le réseau de villes souhaite rendre les six villes compétitivement attractives, au voisinage de l’Allemagne et de la Suisse, en coordonnant la mise en œuvre de Téléservices publics ayant un impact sur le développement économique. Ils conjugueront infrastructures de communication à haut débit et mise en œuvre de nouveaux services d’intérêt général : (Télémédecine, télésurveillance d’équipements publics, connexion de centres documentaires et équipements scolaires, antennes multiservices dans les quartiers…). Des études prospectives ont été engagées et des expérimentations seront réalisées fin 1998.

 

 

 

 

RHIN-SUD : un site numérique

 

 

Expérimentation de Téléservices Publics

 

 

 

 

Concept Réseau de villes :

 

·         Le concept a été défini par la DATAR en 1991, sous la forme d’une circulaire signée du premier ministre. Il s’agissait de conforter l’armature urbaine du territoire national en favorisant la constitution de pôles urbains appuyés sur les villes moyennes.

·         Le principe de ces réseaux de villes étant de favoriser les complémentarités des fonctions et des moyens des villes librement associées.

 

 

Le Réseau Rhin-Sud :

 

- Créé en 1993 à l’initiative des villes de Colmar, Mulhouse, Saint-Louis, Belfort, Héricourt et Montbéliard.

 

- Novembre 1996 : installation d’une vitrine trinationale à l’aéroport de Basel-Mulhouse valorisant les atouts touristiques et culturels des 6 villes auxquelles ont été associées Basel et Freiburg.

 

- Janvier 1997 : mise en service des EuroAir’bus, navettes routières cadencées entre les villes de Rhin-Sud et l’aéroport de Basel-Mulhouse.

 

- Janvier 1998 : lancement d’ASTRID, agence expérimentale de stimulation de la recherche industrielle.

 

- en projet, cette année, le réseau de bornes d’informations touristiques. Base centrale d’informations réactualisée à distance par les offices de tourisme et diffusées sur des bornes terminales.

 

 

Il faut souligner le concours et le soutien sans faille de l’Etat à travers la DATAR et les préfectures de région d’Alsace et de Franche-Comté mais aussi des conseils régionaux d’Alsace et de Franche-Comté.

 

 

 

 

RHIN-SUD : un site numérique, un centre de ressources partagées, des expérimentations pour des infrastructures mutualisées.

 

 

 

Considérant maintenant que l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication est un moyen de rendre compétitivement attractives les villes du réseau,
Rhin-Sud a choisi d’initier une réflexion et d’expérimenter de nouveaux Téléservices.
L’objectif étant de faire de Rhin-Sud un site numérique.

 

 

 

Il s’agit alors de manière concomitante :

 

 

1.      d’organiser l’interconnexion des différentes plaques locales existantes afin de constituer une masse critique, susceptible de mieux nous positionner face aux opérateurs avec qui nous aurons nécessairement des négociations à engager.

 

2.      d’utiliser cette boucle locale virtuelle pour proposer aux habitants de nouveaux services de proximité :

 

d’une part en fédérant les compétences locales et en organisant la circulation de l’information disponible chez chacun des acteurs impliqués dans cette dynamique inter-régionale,

 

d’autre part, en étant en mesure d’aller chercher et de rapatrier des informations où des compétences produits ou existants ailleurs,

 

enfin, en valorisant ce centre de ressources (documentations et de compétences) que représentera alors Rhin-Sud.

 

 

Il est bien entendu inconcevable d’imaginer constituer un îlot déconnecté de son environnement. Nous aurons soin et nous le préparons activement, de s’intégrer aux dynamiques déjà engagées. Je pense aux projets CRISTAL et RUBIS portés par la société TELAL, et le projet Lumière porté par la ville de Besançon.

 

 

Ainsi il s’agira par l’intermédiaire de Rhin-Sud de cultiver la complémentarité de ces deux initiatives régionales, de les valoriser et de les potentialiser.

 

 

Justement, dans les premières actions fédératrices que Rhin-Sud cherche à développer, ce centre de ressources documentaires et de compétences concernera particulièrement l’enseignement (information – requalification), la documentation (écoles – bibliothèques centre documentaires publics et privés), la santé (télé-diagnostic…) et les relations administratives inter-villes.

 

 

 

Pour ce faire, le réseau de villes Rhin-Sud a choisi :

 

·         d’organiser et de coordonner (en faisant, le cas échéant, appel à plusieurs opérateurs) l’interconnexion des réseaux câblés de chacune des villes afin de constituer un anneau virtuel à l’échelle du réseau de villes,

 

·         d’expérimenter avant généralisation des nouveaux services publics dans quatre directions :

 

1.      La requalification des employés des très petites entreprises ainsi que la dynamisation de leur compétitivité, en mettant en réseau notamment les antennes de formation des CCI de l’espace Rhin-Sud ;

 

1.      le travail en réseau dans le domaine médical (télédiagnostic, télé-expertise),

 

1.      l’interconnexion des équipements scolaires et des bibliothèques, ainsi que le travail en équipe, principalement dans le premier et second degré de l’éducation national,

 

1.      la connexion de chacun des correspondants de Rhin Sud à un réseau de visioconférence commun.

 

 

La méthodologie choisie consiste à identifier puis à tirer partie de programme et d’applications dont la mise en œuvre est déjà engagée ou effective dans au moins une des 6 villes.

 

 

Les points suivants sont développés à titre d’illustrations de ce que le réseau de villes Rhin-Sud compte mettre en œuvre en 1998, mais ne constituent pas à eux seuls l’exhaustivité des expérimentations envisagées ou stimulées par nos différents partenaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Les services aux entreprises

 

Cinq grands types de services ont pu être dégagés :

 

 

1-1 La sensibilisation des Très Petites Entreprises à l’Internet

 

Il s’agit ici de faire découvrir aux TPE mais également aux PME le fonctionnement et les possibilités d’Internet puis de les former à l’utilisation de cet outils en leur donnant les bases suffisantes pour leur permettre de mettre en œuvre de manière méthodique : leur veille technologique, leur télécommunication, leur promotion, et le commerce électronique.

 

 

 

1-2 La création de pôle thématique

 

L’assistance au développement de services aux entreprises semble difficile à entreprendre tant sont vastes et divers les besoins et les attentes de celles-ci. La tâche semble déjà plus mesurée si des pôles thématiques sont créés, regroupant des entreprises partageant des problématiques communes. Ainsi pourraient se créer un pôle Automobile à Montbéliard, un pôle métrologie à Saint Louis, Maintenance industrielle à Mulhouse, ...

Chaque ville pouvant posséder, à terme, un ou deux pôle d’excellence. Tout comme un pôle pourrait être partagé entre plusieurs villes. Chacun de ces pôles offrirait aux entreprises, quelque soit leur localisation, concernées par cette thématique, un ensemble de services dans le domaine de la formation, de l’intelligence économique, ou de l’échange d’information ou de compétence : centres serveurs de sous-traitance, ...

 

 

1-3 La formation à distance

 

Parmi les services relativement simples à mettre en œuvre, certains sont le prolongement direct d’actions déjà entreprises : par exemple l’offre de formation à distance via des services comme la visioconférence ou le travail coopératif à distance sur micro-ordinateur, soit dans le cadre de programmes déjà en cours portés par notamment par les CCI présentes dans le Réseau de Villes Rhin-Sud, soit vers de nouveaux marchés (Pays de l’Est par exemple).

Il apparaît en fait qu’au travers des pôle thématiques locaux, pourraient être créés, des centres de compétences spécialisés accessibles en réseaux depuis les cinq autres villes, mais aussi depuis n’importe qu’elles autres entreprises de la planète.

 

 

1-4 L’intelligence économique

 

Pour les TPE ou les PME les problème de l’information n’est pas tant celui de sa disponibilité (l’énorme masse d’informations présente sur Internet au travers : d’articles de communications, de publicités, de thèses, ..., et ce dans tous les domaines possibles, tendrait à prouver que toute information recherchée est disponible quelque part), mais plutôt de la recherche de l’information pertinente pour cette entreprise, c’est à dire plutôt son accessibilité à un coût (temps/argent) réaliste. De plus souvent l’information recherchée est en faite le croisement d’un ensemble d’informations disponible. La mise à disposition des entreprises de ces informations, dans des secteurs précis, s’apparente à l’intelligence économique. Chaque ville pourrait développer avec ses pôle thématiques, des services de veille réellement utiles pour l’ensemble des entreprises du réseau de ville, avec le concours et le travail coopératif des organismes de développement de l’espace Rhin-Sud.

 

 

 

1-5 Le commerce électronique

 

Le tissu économique pourra tirer avantages de ces ressources mises à sa disposition, pour mettre sur les réseaux mondiaux leurs compétences et bâtir des stratégies de développement reposant sur le commerce électronique.

 

 

2. Le travail en réseau dans le domaine médical

 

 

Les Centres hospitaliers Généraux de Colmar, Mulhouse, Belfort, Montbéliard et la clinique de St Louis développent déjà aujourd’hui, sans le support technologique, un travail coopératif important sur plusieurs filières de soins. Ces échanges concernent plusieurs pathologies avec notamment : la neurologie (urgences neurologiques, sclérose en plaque, épilepsie,...), le traitement du SIDA et la toxicomanie. Le travail coopératif est aujourd’hui réalisé à travers : des réunions périodiques d’experts et des échanges par téléphone et fax dans les cas d’assistance diagnostique d’urgence.

 

Les pratiques de coopération médicale développées entre ces hôpitaux pourraient être simplifiées et développés par l’usage des technologies de l’information. Cette évolution peut permettre l’organisation de véritables échanges professionnels interactifs entre acteurs de santé distants du Réseau de villes.

 

Les premières applications envisagées permettraient de constituer l’infrastructure nécessaire au développement d’une plate-forme locale et inter-régionale de télémédecine qui pourrait simultanément s’appuyer sur ces ressources propres et sur les compétences des CHU régionaux de référence : Besançon et Strasbourg.

 

 

Pour les trois disciplines identifiées les technologies de l’information pourraient être intégrées dans le développement d’applications en réseau qui permettraient de favoriser :

 

 

 

2-1 L’organisation de réunions médicales à distance pour l’échange d’expertise et la formation pour :

 

·         les échanges d’informations entre spécialistes,

·         les réunions régulières d’équipes médicales pour le suivi de cas,

·         la formation continue,

 

 

Ces réunions pourraient s’appuyer sur un réseau de visioconférence inter-hospitalière multi-sites.

 

 

Ce réseau permettrait aux médecins et au personnel hospitalier ciblé de participer à distance, en restant sur site comme auditeurs ou comme intervenants à des réunions inter-hospitalières régulières. Le service à pour objectifs :

 

·         de faciliter les consultations multidisciplinaires sur des dossiers complexes pour aider au diagnostic et à la prise de décision (acte chirurgical, transfert du malade,...)

 

·         de favoriser le rapprochement des équipes médicales et le partage des compétences.

 

 

 

Un réseau régional de visioconférence favorisera non seulement les applications médicales pour lesquelles il a été développé mais il a également pour effet :

 

·         de faciliter l’exportation de la capacité d’expertise des compétences médicales régionales mises en réseau. Cette capacité d’expertise peut être mise à disposition dans d’autres régions.

 

·         de bénéficier d’un outil de communication et d’échange avec les principaux opérateurs d’applications de télémédecine dans le monde qui disposent aujourd’hui, pour la plupart, d’équipements de visioconférence, (ce qui rejoint le projet RUBIS porté par la société TELAL). Dans cette perspective, cet outil favorisera l’accès permanent à l’information internationale et pourrait devenir un outil de valorisation de la compétence locale.

 

 

 

2-2 Le regroupement inter-régional de compétences dans les disciplines privilégiées par le réseau de villes :

 

Rhin-Sud doit constituer un trait d’union entre les 2 pôles régionaux (Strasbourg et Besançon), centres de références pour les villes du réseau. Les premières disciplines sur lesquelles nous nous appuierons sont :

. la cardiologie

. la radiologie

. la neurologie

. l’hématologie.

 

Il est bien entendu que ces applications ne seront développées qu’en respectant le cadre des Schémas Régionaux et nationaux d’organisation de la Santé.

 

 

 

 

 

3 Mise en réseau des établissements scolaires du réseau de villes Rhin-Sud

 

 

En Alsace, le Centre de Ressources Pédagogiques du Rectorat est à l’origine de l’équipement, sur la base du volontariat, des collèges et lycées en outils multimédia. Dans le cadre de ce programme les villes alsaciennes du Réseau de villes Rhin-Sud peuvent devenir prioritaires à partir des motivations exprimées localement et des premiers équipements déjà réalisés (Saint Louis, Mulhouse, Colmar).

 

Dans les villes de Franche Comté la motivation du Rectorat est également forte pour favoriser des actions permettant la mise en réseau des établissements dans les villes du réseau de villes. Des équipements et des applications pédagogiques ont été réalisées sur Montbéliard et des motivations sont exprimées en particulier sur Belfort.

 

Sur la base de cette volonté clairement exprimée il est possible d’envisager le programme d’action suivant en concertation avec les deux académies :

Équiper en outil multimédia, sur une ou plusieurs zones pilotes de chacune des 6 villes, l’ensemble des établissements situés dans une même carte scolaire (écoles primaires, collèges, lycées).

 

Développer en concertation avec les centres de ressources des deux académies des applications qui favorisent :

 

·         l’apprentissage et la pratique du travail coopératif à distance pour les enseignants, les élèves et les services de l’Académie (échange de données, visioconférence,...).

·         l’accès partagé aux ressources académiques et la mise en réseau des compétences.

·         l’accès à des ressources culturelles externes par l’intermédiaire d’Internet et, en particulier :

- les bibliothèques municipales et universitaires du réseau dont il est prévu que les catalogues soient numérisés,

- les programmes qui peuvent être développés en s’appuyant sur le ministère de la Culture qui souhaite valoriser à la fois ses ressources déjà numérisées et le patrimoine culturel de proximité : des outils pédagogiques pourraient ainsi être développés mettant en réseau quelques centres d’art contemporain (dont celui de Montbéliard).

·         le suivi scolaire personnalisé étendu à plusieurs établissements.

 

Les responsables des technologies nouvelles dans les deux académies se sont réunis afin de définir les conditions de mise en œuvre nécessaires au développement d’un tel programme :

 

 

 

 

 

 

4 Mise en œuvre du réseau de visiophonie des correspondants du réseau de villes Rhin-Sud

 

 

 

Cette mise en œuvre procède davantage de la sensibilisation et de l’apprentissage, mais il semble important de donner l’exemple en l’expérimentant avant de le suggérer aux médecins et aux directeurs d’équipements scolaires et culturels.

 

 

Le matériel complémentaire au micro-ordinateur préexistant (carte Numéris de communication, mini-caméra, micro et paire d’enceintes acoustiques) pourrait être installé très rapidement. Il permettra à partir des différents micro-ordinateurs de dialoguer en visio, de suivre une réunion en visioconférence, de réagir simultanément sur des documents de travail ainsi que d’utiliser Internet.

 

 

 

Conclusion :

 

- Le réseau de villes Rhin-Sud est un instrument au service des villes qui le composent mais aussi de l’Etat et des régions pour agir sur les fonctions de développement du territoire.

 

 

·         Structure de coopération où la mutualisation des risques (dans le cadre de co-partenariat), lui permet d’expérimenter, d’innover et de mettre en cohérence des projets d’agglomérations voisines ou d’espaces inter-régionaux.

 

 

- C’est bien là la vocation du réseau de villes, celle de contribuer, par ces actions et à son échelle, à préparer l’entrée de l’Asace et de la Franche-Comté dans la société de l’information.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conseil Général des Alpes Maritimes

 

 

Syndicat Mixte des Télécommunications et du Multimédia

 

 

 

 

 

1. Historique

 

 

 

En 1987, le département des Alpes-Maritimes (avec le réseau R3T2) était pionnier en matière d’offre télécoms sur son territoire. EN 1997, soit dix ans plus tard et alors même que ce domaine est devenu porteur, il n’est plus aussi en avance que d’autres régions françaises ou européennes.

 

A l’aube du troisième millénaire, les infrastructures de télécommunication deviennent aussi stratégiques que les infrastructures de transport ou les équipements urbains.

 

Par ailleurs, l’évolution de la réglementation du secteur des télécommunications, qui est ouvert à la concurrence à compter de 1998, amène les collectivités locales à s’intéresser à ce domaine éminemment porteur de services.

 

Dans ce contexte, les expériences d’implication des collectivités se multiplient en Europe, dans le monde et maintenant de plus en plus en France.

 

Au moment du lancement du réseau R3T2, le Conseil Général des Alpes-Maritimes avait créé une Association du Téléport de la Cote d’Azur (ATCA) avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Nice et de la Cote d’Azur (CCINCA) et le Syndicat Mixte pour l’Aménagement et l’Equipement du Plateau de Valbonne (SYMIVAL).

 

En 1996, cette association a conduit une étude préalable à la mise en place d’une stratégie de télécommunications sur le territoire des Alpes-Maritimes, avec l’appui du Cabinet CdS Management. Au vu de cette étude, le Conseil Général lors de son Assemblée départementale du 31 janvier 1997 a souhaité définir un schéma directeur à l’horizon 2010-2015 pour le territoire des Alpes - Maritimes.

Ce projet doit recevoir régulièrement l’aval du Comité d’Azur (instance de coordination) de la Métropole Azuréenne où est élaboré le projet stratégique de développement métropolitain par le Conseil Général des Alpes – Maritimes, la CCINCA et la Préfecture.

 

 

Ce schéma directeur doit permettre :

 

·         D’organiser les actions et les engagements des acteurs publics dans ce domaine (infrastructures et services) au regard d’un projet stratégique de développement métropolitain ;

·         D’établir une approche coordonnée des actions des collectivités locales sur leur territoire, de hiérarchiser leurs priorités, de mettre en œuvre des objectifs de retour sur investissement et de préciser les modalités d’évaluation des projets engagés ;

·         De définir des partenariat avec les opérateurs.

 

 

Le Syndicat Mixte de télévision (SMTV) qui regroupe 136 communes du département avec le Conseil général et qui est centré sur l’aspect audiovisuel des télécommunications est apparu très vite comme la structure adéquate de coordination des actions des collectivités locales dans le domaine des télécommunications mais également du multimédia.

 

Ainsi, le statut de cet organisme a évolué ; il a été rebaptisé " Syndicat Mixte des Télécommunications et du Multimédia " (SMTM) et l’intégralité des communes du territoire des Alpes-Maritimes seront conviées à y adhérer pour que l’ensemble des collectivités locales puissent être impliquées dans ce dispositif.

 

 

Il devient un lieu d’échanges et de partage des décisions entre les Communes et le Conseil Général dans le domaine des infrastructures de télécommunications et de services. Il est présidé par le Président du Conseil Général.

 

 

 

1.   Objectifs du Syndicat Mixte des Télécommunications

 

 

Les principaux objectifs du schéma directeur en cours d’élaboration sont les suivants :

 

·         Faire du département des Alpes-Maritimes, un territoire privilégié d’accueil des opérateurs télécoms, créateurs de valeur ajoutée, en priorité pour les entreprises locales ;

·         Mettre en œuvre et exploiter les divers ressources télécoms, actuelles ou potentielles, en fonction des caractéristiques du territoire et de ses éléments de différentiation ;

·         Assurer la compétitivité du département, au niveau national et international, par sa capacité d’adaptation à la situation concurrentielle en matière de télécommunications ;

·         Conforter par l’offre télécoms organisée et optimisée sur le territoire, la politique de développement engagée dans le département tour en mesurant t intégrant ses conséquences économiques et budgétaires.

 

 

3. Démarche de montage du projet

 

Trois groupes de travail constitués avec des élus des structures impliquées et les responsables juridiques, informatiques et économiques du Conseil Général, de la CCI et de la Ville de Nice ont en charge les actions suivantes :

 

. Définition d’un dispositif juridique pour construire un cadre d’intervention attractif pour les opérateurs de télécommunications :

·         Etablir un document commun à l’ensemble des acteurs institutionnels du département, définissant les règles tarifaires et la politique générale en matière de droit d’occupation du domaine public par les opérateurs télécoms ;

·         Etablir les conventions de partenariat entre les acteurs publics et les opérateurs alternatifs présents dans le département (ESCOTA, SNCF, …) qui seront sollicités pour un co-développement ou un co-investissement en matière de ressources télécoms ;

·         Définir les règles de coopération avec les opérateurs télécoms privés susceptibles d’être mobilisés sur les dispositifs techniques ou économiques et spécifier les cadres contractuels liés à la mise en place de solutions spécifiques (concessions de service public, …).

 

. Définition d’un dispositif technique pour optimiser les usages télécoms sur le littoral et combler les déficits d’accès du Moyen et du Haut Pays :

·         Faire un appel à candidature auprès d’opérateurs-exploitants télécoms pour les attirer à déployer leurs infrastructures sur le territoire des Alpes-Maritimes ;

·         Dans le cadre d’une procédure de marché de définition, permettre aux candidats retenus de procéder aux études techniques, économiques et juridiques leur permettant de remettre leur projet de partenariat ;

·         Etablir des documents de coopération avec les candidats retenus, spécifiant plans de déploiement, plan, plans d’investissement, engagement contractuels opérateurs/collectivités et responsabilités respectives.

 

. Définition du dispositif économique pour mettre en œuvre une fonction d’intermédiation en direction des PME du tissus traditionnel :

·         Leur permettre de développer leur maturité télécoms, d’accéder à des ressources de base dans des conditions tarifaires optimales et monter en puissance dans leur pratique télécoms (notamment en matière de téléservices) ;

·         Mettre en place des actions de sensibilisation ;

·         Mettre en place des actions d’accompagnement de l’offre (globalisation des flux des PME, négociations avec les opérateurs mobilisés).

 

 

 

4. Evaluation des projets dans le domaine du multimédia

 

Cette évaluation partira des critères suivants :

·         Contribution des projets au positionnement du territoire métropolitain comme lieu d’expérimentation des nouvelles technologies et comme pilote en matière d’application de la nouvelle législation ;

·         Amélioration de l’offre de service aux entreprises dans les meilleurs conditions (nature, fiabilité, coût) ;

·         Contribution au renforcement des usages multimédia ;

·         Création d’emploi dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication au sein de métropole.

 

 

 

 

 

 

 

 

4. Services publics, Administration et Citoyenneté sur les réseaux

 

 

 

. Internet et la réforme de l’administration, enjeux et perspectives : le point de vue de Jean Paul Baquiast, Président d’Admiroutes, Chargé d’une mission gouvernementale sur " les apports d’Internet à la modernisation du fonctionnement de l’Etat ".

 

 

. Les Nouvelles Technologies : Une chance pour les villes moyennes : le point de vue de Claude Saunier, Sénateur, Maire de Saint Brieuc, Vice-Président de la Fédération des Maires des Villes Moyennes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Internet et la réforme de l’administration, enjeux et perspectives : le point de vue de Jean Paul Baquiast, Président d’Admiroutes, Chargé d’une mission gouvernementale sur " les apports d’Internet à la modernisation du fonctionnement de l’Etat ".

 

 

Connaître et soutenir les initiatives de terrain.

 

L'innovation administrative avant l'Internet

 

Faut-il encourager les services départementaux et régionaux des ministères à développer des projets innovants autour de l'Internet? Avant l'arrivée de celui-ci, la question ne se serait même pas posée. C'était aux administrations centrales qu'il appartenait d'innover, au terme des procédures longues et lourdes caractérisant l'investissement informatique. Dans l'ensemble, le schéma directeur informatique, la discussion budgétaire, l'expression des besoins et la programmation des applications faisaient peu appel aux idées des gens du terrain, globalement qualifiés d'utilisateurs, c'est-à-dire à peu de chose près d'exécutants passifs de ce qui était décidé par l'administration centrale. Il arrivait parfois à certains ministres de vouloir faire passer en force des trains de réformes (nous pensons par exemple à Alain Madelin en matière de dématérialisation des procédures administratives, ou dans un tout autre domaine au plan Juppé-Barrot en matière de sécurité sociale) mais ils n'avaient généralement pas le temps de s'assurer que les services informatiques et d'organisation prenaient bien en compte leurs bonnes idées.

 

Dans ces conditions, les chefs des services départementaux ou régionaux de l'Etat n'étaient pas encouragés à intervenir dans cette mécanique, en faisant valoir des critiques ou des propositions. Dans la meilleure des hypothèses, s'ils connaissaient personnellement quelque collègue de la direction "informatique et organisation", ils pouvaient essayer de faire entendre leur point de vue, sans aucune garantie d'être suivis, et sans en tirer de bénéfice direct ou indirect.  Voir des personnages aussi importants que des préfets ou des trésoriers-payeurs généraux être traités, en matière d'innovation administrative, comme de petits garçons par des sous-chefs de bureau d'administration centrale ne mettant que rarement le pied en province, surprenait beaucoup les observateurs étrangers à l'administration. Ces mêmes chefs de service n'encourageaient donc pas les agents placés sous leurs ordres à proposer des améliorations du service, sachant qu'ils ne pourraient pas donner suite à leurs bonnes idées.

 

Le système se répercutait inévitablement chez les partenaires de l'administration, qu'il s'agisse des collectivités locales, entreprises ou simples usagers. Nul n'ignorait que si les directeurs et leurs services avaient une certaine marge de manœuvre dans l'application des lois et règlements, il ne fallait pas s'adresser à eux pour obtenir des améliorations en profondeur des procédures ou des structures administratives.  Les parlementaires eux-mêmes, malgré leurs contacts parisiens, ne cherchaient pas sérieusement à s'attaquer à ces questions, sachant les pesanteurs qu'ils rencontreraient. Les correspondants et usagers de l'administration se comportaient donc avec fatalisme à l'égard de cette dernière, comme si rien ne pouvait intervenir pour modifier son organisation.

Internet change en partie les règles du jeu.

 

Aujourd'hui, les rapports de l'administration à l'innovation devraient beaucoup changer avec la généralisation de la société de l'information, que symbolise le développement rapide de l'Internet. Les fonctionnaires des services déconcentrés, qui s'équipent progressivement, quelquefois à leurs frais, découvrent eux-mêmes très concrètement ce qu'ils peuvent ou pourraient faire avec la messagerie, les données ou procédures en ligne, l'Internet en général. Les plus convaincus ou volontaristes d'entre eux s'efforcent donc de convaincre leurs chefs de service, lorsque ceux-ci ne s'en sont pas eux-mêmes convaincus, de la nécessité d'apporter des améliorations simples, mais significatives au fonctionnement quotidien.

 

Dans le même temps, les collectivités locales (qui disposent face à Internet d'une souplesse de manœuvre inimaginable dans l'administration, souplesse dont certaines commencent à tirer parti), comme les entreprises, confrontées au enjeux du commerce électronique, du passage à l'euro et de la nécessité d'alléger leur gestion, se tournent avec beaucoup plus d'impatience vers les services de l'Etat, qui ne peuvent plus s'abriter derrière les compétences des administrations centrales pour ne plus leur répondre.

 

L'heure sonne à nouveau pour de "grands directeurs" de terrain, capables non seulement de réagir en termes opérationnels aux demandes des administrés, mais encore de nourrir et faire appliquer, contre vents et marées, des réformes importantes, où la technologie, la réorganisation, le management des hommes, se conjugueront pour franchir les obstacles dus au manque de moyens budgétaires et à la lourdeur des règlements.

 

L'on trouvera d'abord ces innovateurs dans les services au contact de l'innovation technique et économique,  DDE (Equipement), DRIRE (Industrie)..., mais aussi chez les préfets, nécessairement impliqués par tout ce qui représentera un élément global de modernisation pour leur circonscription. * Mais l'exemple, il n'en faut pas douter, se répandra dans les services plus administratifs, du secteur social ou financier, où les besoins d'innover et de coopérer sont aussi grands.

 

 

 

Le rôle des hommes.

 

Comment les organismes, à commencer par l'Etat, pourront-ils suivre, c'est-à-dire connaître, évaluer, soutenir et finalement prendre en compte des innovations ou initiatives qui peuvent être diverses, sinon contradictoires, tout en restant toutes légitimes?

 

La première des évolutions devra être dans les esprits. Chacun devra se persuader, quelle que soit sa place dans la hiérarchie, que le passage à la société de l'information, et à ses bénéfices attendus, découlera de l'introduction d'une certaine dose d'anarchie dans les organisations, quelles soient publiques ou privées. Bernard Werber, l'entomologiste observateur bien connu des sociétés de fourmis, rappelle que celles-ci ne sont pas des dictatures où chaque individu se voit assigner à vie un rôle déterminé et rigide. Elles ne pourraient dans ce cas faire preuve de leurs extraordinaires capacités d'adaptation. Ce sont au contraire des sociétés comportant une large dose d'anarchie, mais d'anarchie socialement valorisée. Chaque individu recherche spontanément et en permanence les opportunités les meilleures, à ses risques et périls, tout en observant ce que font les autres. Si bien que lorsque l'un d'entre eux a découvert une voie prometteuse, les autres s'y engagent et exploitent, toujours librement, mais en plus grand nombre, la voie ainsi ouverte.

 

Les administrations devraient s'inspirer de cet exemple, en admettant qu'une part importante, sinon essentielle, des innovations de terrain, au contact des réalités, viendront des agents de la base, s'ils sont incités à se comporter de façon réactive dans la société de l'information, dont les autres acteurs seront de leur côté devenus réactifs et innovants.  

 

Il faudra évidemment que cette prise de conscience commence par le haut. Si les hiérarchies centrales s'imaginent tout savoir à elles seules, où si elles craignent d'être débordées par les troupes, elles resteront fidèles aux organisations à la prussienne, celles que l'empereur Frédéric jugeait indispensables pour ne pas être détrôné par ses grenadiers. Les administrations doivent évidemment respecter certaines règles communes, découlant de la nécessité d'assurer l'égalité de tous devant la loi. Mais ces règles peuvent tolérer des modalités d'application adaptées à chaque situation. Il faut donc, globalement, apprendre à faire confiance aux hommes.

 

Ceci cependant ne se fera pas sans un effort déterminé de communication. Les traces de près de 200 ans de tutelle stricte ne s'effacent pas d'elles-mêmes. Le gouvernement pour ce qui le concerne, les exécutifs des collectivités locales et autres services publics, devront prodiguer les textes et décisions montrant concrètement aux agents que désormais, leur capacité d'innover sera appréciée, voire récompensée. L'état d'esprit se répercutera au long des lignes hiérarchiques, et les chefs intermédiaires, voire les petits chefs, si souvent présentés comme des obstacles à la modernisation, pourront en devenir les meilleurs promoteurs. 

 

C'est là que des mécanismes tels que les appels à idées ou projets de terrain, faisant largement appel aux outils de l'Internet, que nous recommandons dans notre rapport, prendront toute leur portée, surtout si ces appels sont ouverts à plusieurs partenaires associés dans un projet, services de l'Etat, collectivités, entreprises et, pourquoi pas, particuliers ou associations. Un cadre d'investissement collectif ** devra évidemment être offert pour permettre les équipements ou formations nécessaires, mais il apparaîtra vite que les dépenses initiales à consentir seront, d'une part rapidement amorties par des bénéfices collectifs, et d'autre part resteront modestes au regard des investissements immatériels, en énergie et bonne volonté, que déploieront bénévolement les acteurs pour la réussite d'un projet dans lequel ils se reconnaîtront.

 

L'objection généralement faite à de telles démarches, faisant appel à la base pour faire évoluer procédures et structures encore nationales, sera qu'en cas de succès, l'on pourrait voir se multiplier des projets différents, sur le même thème. Il s'agirait non seulement de  solutions différentes de service public, mais aussi d'un gaspillage de moyens, chacun réinventant la roue.

 

Personnellement, nous ne pensons pas que ce risque soit réel. Il faut d'abord admettre que, d'un département ou d'une région à l'autre, de légères différences de gestion du service public, permettant l'adaptation de celui-ci aux besoins locaux fins, et la motivation des agents directement impliqués dans le bon fonctionnement et l'amélioration d'une procédure, ne peut qu'apporter des avantages à tous.

 

Par ailleurs, si les administrations centrales généralisent les méthodes de circulation de l'information, de valorisation des expériences réussies, les promoteurs des projets d'initiative locale en viendront tout naturellement à imiter, comme les fourmis innovantes dont nous parlions, ce qui leur paraîtra réutilisable des réalisations de leurs collègues. Des mécanismes simples, comme des palmarès ou prix du meilleur service rendu, permettront de créer une émulation, mais aussi une imitation sympathique. 

Restera évidemment à ce que les personnels sur le terrain se pénètrent de l'idée qu'ils peuvent faire appel à leur esprit critique et d'innovation. La morale de l'Internet est que les outils sont là, et qu'il appartient à chacun de s'en saisir. "Just do it".  La chose est vraie partout dans la société. Lorsque l'on voit des chefs d'entreprises, et non des moindres, se tourner vers un représentant de l'Etat pour demander ce qu'il doit faire face à l'euro et au commerce électronique, l'on peut se demander à quoi son entreprise le paye.  Les individus les plus motivés doivent abandonner le réflexe consistant à dire que la hiérarchie ne leur a rien demandé, donné aucun moyen, et que de toute façon rien ne changera jamais, dans les habitudes prises. Les organisations syndicales ont d'ailleurs sur ce plan un rôle important à jouer, en encourageant l'initiative des individus et des petits groupes, forme moderne de l'intéressement et de la valorisation des tâches.

 

 

 

La prise en charge des grandes dépenses.

 

Cependant, ne soyons pas naïfs. La multiplication de petits projets innovants de terrain ne pourra pas se faire si quelqu'un ne prend pas en charge un certain nombre de dépenses lourdes inévitables: équipement et câblage des agents, coûts de la communication et de certains services-réseaux, etc. Evoquer ce point est d'autant plus nécessaire que, dans les prochaines années, les ressources informatiques et de télécommunications seront lourdement ponctionnées par le passage à l'euro et à l'an 2000 (Y2K dans le jargon anglo-saxon).  

 

Equiper des postes de travail en petit nombre et au coup par coup n'a pas de sens. Il faut au contraire regrouper des utilisateurs différents, susceptibles d'utiliser une plate-forme d'infrastructures et de services communs, pour laquelle apparaîtront des économies d'échelle, tenant à la taille ou à la possibilité de négocier dans de bonnes conditions avec les fournisseurs.

 

Selon les cas, de tels réseaux génériques pourront être gérées directement par des utilisateurs publics et privés regroupés au sein d'une région ou d'un groupe de région, voir au plan national. Ils pourront être également externalisés, comme le Réseau français dit de Sécurité Sociale (RSS) ou le Réseau Intranet Sécurisé des administrations britanniques. L'essentiel sera d'offrir des solutions du marché, intégrant totalement les standards Internet, et bien entendu gérées en bon père de famille.

 

C'est à nouveau là qu’apparaît éminemment souhaitable le regroupement d'utilisateurs de terrain, appartenant au secteur public national ou local, comme au secteur privé. Beaucoup de petits projets d'initiative locale, regroupés sur des infrastructures de traitement, de communication et de services communes **. La gageure parait grande, mais elle pourrait être à la portée d'une nouvelle génération de grands administrateurs de terrain, si ceux-ci étaient à la fois encouragées par les hiérarchies, tout en étant mieux protégés qu'actuellement des pressions toujours possibles de l'affairisme politique.

 

 

 

* Voir par exemple le compte-rendu de la mission Yolin-Baquiast auprès du préfet de région et de la Drire de Basse-Normandie (4 Juin 1998)

** Les contrats de plan Etat-régions pourraient être une bonne occasion pour ce faire, mais d'autres ressources, moins bien utilisées aujourd'hui, pourraient être reconverties, dans chaque grand domaine administratif, à de telles opérations. Une politique d'ensemble, dans cet esprit, pourrait être définie par les Pouvoirs Publics, et proposée aux investisseurs de la société de l'information (voir rapport Baquiast, projet Fr@nce en ligne

LES NOUVELLES TECHNOLOGIES : UNE CHANCE POUR LES VILLES MOYENNES. LE POINT DE VUE DE CLAUDE SAUNIER

 

 

La Révolution numérique est là. Elle se développe sous nos yeux. Considérer Internet comme une simple mode serait une lourde erreur. C’est la partie la plus apparente d’une révolution technologique qui aura des conséquences majeures sur l’organisation économique et sociale au niveau de la planète entière.

 

Révolution en effet, par son universalité géographique, par la rapidité de sa mise en œuvre, par la diversité et l’ampleur de ses effets.

 

Mais, au delà de certains effets médiatiques, le débat reste confiné au cercle restreint de quelques experts et d’une poignée de passionnés. Jusqu'à présent la classe politique et les élus locaux, en particulier en France, sont restés singulièrement indifférents à cette révolution. L’avenir réel, concret de nos sociétés se joue sur le front technologique et le personnel politique, voire l’ensemble des élites, ignorent en majeure partie la révolution numérique. Il a fallu attendre ces derniers mois pour que, pour la première fois, avec le discours de HOURTIN de Lionel JOSPIN, une autorité politique de premier plan aborde enfin un dossier dont dépend effectivement notre avenir.

 

Il n’est plus possible d’ouvrir la moindre réflexion sur l’organisation du travail, sur la culture, sur la démocratie, sans prendre en considération l’irruption massive des nouvelles technologies de l’information et de la communication. La question qui se pose à nous est simple : allons-nous en subir les effets, ou allons-nous orienter ces prouesses technologiques en fonction de notre conception humaniste du progrès ?

 

Les collectivités locales ne peuvent rester à l’écart d’un mouvement qui touche déjà toutes les sphères, économiques, sociales, culturelles, du pays. Il s’agit d’un bouleversement historique qu’il faut anticiper et accompagner pour ne pas en subir les effets dévastateurs.

 

Le Gouvernement semble aujourd’hui décidé à conduire la France sur le chemin de la modernité numérique. L’explosion, ces derniers temps, de la vente des équipements multimédia et des raccordements à Internet indique que le mouvement est en marche. Mais les expériences passées prouvent que rien ne se décrète du seul fait de l’Etat. C’est à la société toute entière de se mobiliser. C’est donc de la base que le mouvement doit s’engager sous l’impulsion des collectivités locales, en particulier.

 

Pour elles, l’enjeu est déterminant : les nouvelles technologies sont l’un des principaux outils du développement local, donc de l’avenir des territoires . La responsabilité des élus locaux, en particulier des maires des villes moyennes, est de s’emparer de ces outils et de les mettre le plus rapidement au service du développement local. Rapidement en effet, car la révolution numérique, à la différence de celle des transports au XIX° siècle, se joue en quelques années et non sur des décennies.

 

L’objectif est politiquement ambitieux : donner toutes leurs chances aux territoires, établir le droit de l’accès à l’information, corriger des inégalités entre collectivités et entre individus, favoriser l’intégration sociale, améliorer les services aux citoyens.

 

Les collectivités locales peuvent et doivent imaginer l’application des nouvelles technologies d’information et de communication dans des champs multiples et complémentaires :

·         le niveau externe : valorisation de l’image, mise en réseau, développement touristique,

·         le niveau local : démocratie, modernisation et démocratisation des services publics, mise en réseau des ressources,

·         le niveau interne :fonctionnement des services.

 

 

·         Concernant le niveau interne, les nouvelles technologies constituent un outil de rationalisation et de modernisation du fonctionnement des services, notamment au travers de l’intranet.

 

Ainsi, le réseau interne mis en place à Saint-Brieuc aide les élus et personnels municipaux à rendre leur activité professionnelle plus performante, par l’utilisation du courrier et de l’agenda électronique, la mise à disposition d’informations et la transmission de courriers, la gestion des fichiers en commun, le suivi du déroulement de projets, l’organisation de réunions ...

 

L’ensemble des élus du conseil municipal peut accéder aux informations mises à la disposition des utilisateurs du réseau.

Outil de rationalisation, mais aussi outil de mobilisation des personnels autour d’un projet suscitant parfois certaines réticences, car modifiant les circuits hiérarchiques traditionnels.

 

·         En externe l’expérience de Saint Brieuc concerne essentiellement la mise en réseau et les implications tant économiques que touristiques au niveau des villes moyennes bretonnes.

Ce réseau a un double objectif : l’échange d’informations entre les villes, en particulier entre leurs offices de tourisme, et une contribution à une meilleure affirmation collective vers l’extérieur, dans une région excentrée par rapport au continent et qui peut s’appuyer sur une longue expérience et une excellente technicité en matière de télécommunications.

Cette " Intercommunalité électronique " doit nous permettre, par l’échange d’expériences, la mise en commun de compétences, la formation à distance, la correction de certaines inégalités entre collectivités, et de profiter d’une synergie au profit d’une affirmation collective, en matière de tourisme notamment.

 

Les applications de ce réseau intercommunal sont multiples, à la fois collectivement et pour chacun des participants : enrichissement de la présentation externe des villes, présentation des événements culturels et touristiques, lieu d’accueil et de présentation des entreprises et du tissu économique, véritable centre de ressources au service de tous.

 

·         Enfin, l’utilisation locale des NTIC constitue une nouvelle donne par les perspectives de développement de la démocratie locale et la mise en réseau du savoir au travers des réseaux d’écoles, de bibliothèques, de centres de recherches.

 

S’agissant de la démocratie locale, les nouvelles technologies peuvent améliorer les relations entre les usagers et leurs administrations, par la multiplication des points d’accès publics au réseau Internet. Elles ne remplaceront pas avant longtemps les contacts directs entre les élus et leurs concitoyens.

Mais les N.T.I.C. peuvent contribuer à une rationalisation du fonctionnement des pouvoirs publics, à une simplification des formalités administratives à accomplir, à impulser une modernisation du système administratif.

Cette " mise en ligne " de la vie locale peut aussi contribuer au désenclavement des zones rurales comme à la lutte contre la marginalisation des quartiers urbains en difficulté.

 

En second lieu, les nouvelles technologies doivent entrer dans le champ de l’éducation et de la culture. La question de l’accès à la connaissance est évidemment centrale, à l’heure où l’économie et la société s’organisent plus autour des échanges d’informations que de produits.

 

 

An total faire de la révolution numérique un outil du développement local suppose une volonté politique forte. Seule la détermination des élus, l’engagement de l’administration et la mobilisation des citoyens peut permettre de ne pas manquer le rendez-vous de la révolution numérique. Les réticences sont grandes. Les ignorances graves. Les pesanteurs culturelles considérables. Raison de plus pour s’engager avec conviction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5. - Les régions à l’ère numérique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Région Bretagne

 

 

 

 

Informatique - Télécommunications - Réseaux

 

 

 

 

 

La Bretagne et les nouvelles technologies*

 

 

 

La Bretagne est historiquement une terre pionnière en matière de nouvelles technologies. grâce notamment au CNET et au CCETT. C’est un des premiers pôles français en matière de télécommunications, elle concentre à Rennes, Brest et Lannion plus de 20.000 emplois dans l’industrie et les services et 4.000 chercheurs. Le Minitel et l’ATM font partie des inventions nés en Bretagne.

 

L’appel à proposition " autoroutes de l’information " a constitué un élément déclencheur qui a contribué au lancement des programmes de développement des nouvelles technologies en favorisant une prise de conscience chez les élus.

 

Aujourd’hui la Bretagne conçoit et expérimente les technologies et les services liés aux autoroutes de l’information, notamment dans les domaines de la télémedecine, du télé-enseignement, de la presse et des services à domicile.

 

 

 

 

La politique régionale en matière de nouvelles technologies

 

 

Au niveau régional, le politique en matière de nouvelles technologies s’articule selon deux axes :

 

 

1. Le Programme ITR

 

Ce programme lancé par le Conseil Régional en 1995, a comme objectifs de :

·         Contribuer au renforcement de la filière nouvelle technologie ;

·         Sensibiliser et favoriser l’appropriation des nouvelles technologies par tous ceux à qui elles peuvent être utiles : entreprises, formateurs, salariés et demandeurs d’emploi, …

Le programme ITR a mobilisé 20 millions en 1995, 27 millions en 1996 et 33 millions en 1997.

 

 

Les grands axes d’intervention du Programme ITR :

 

 

1.1. ITR - Recherche

 

 

Soutien à la recherche public et privé dans le domaine des télécommunications (ce secteur représente en Bretagne 40% des effectifs nationaux) en vue du renforcement du potentiel humain et des moyens techniques nécessaires pour relever les défis technologiques de demain.

Cette approche a pris d’autant plus d’importance qu'avec la libéralisation des télécommunications et la nouvelles stratégie de France Télécom, le secteur de la recherche public en matière de télécommunications est profondément bouleversé. Si un réseau national de la recherche est crée, il reste à confirmer que ce dispositif sera performant en matière de retombées pour les PME du secteur.

 

La recherche fondamentale et notamment les transferts qui sont possible du secteur de la recherche vers l’industrie (comme on a pu le constater dans le passé à partir des travaux du CNET, CCETT) sont la condition pour le développement de start-up dans le secteur des télécommunications.

 

Face à de tels enjeux, la Région développe un dispositif pour assurer la pérennité d’une recherche fondamentale. Elle tend à fédérer les programmes de recherche sur des thématiques porteuses, menant au niveau régional, une démarche qui est le prolongement de la démarche nationale de création d’un réseau de recherche en télécommunications.

 

 

Le Conseil Régional consacre 8 à 9 millions de francs par an à ce secteur, en 1998, le budget inscrit est de 10 millions. Ce soutien s’adresse aux chercheurs et aux laboratoires de recherche.

 

Les interventions de la Région :

 

·         Elle participe à hauteur de 25% à l’équipement des laboratoires. Ainsi elle a contribué à la mise en place d’une plate-forme ATM à l’INRIA de Rennes.

 

·         Elle accorde des bourses doctorales (une cinquantaine de bourses de 70.000 francs/an) aux étudiants qui préparent une thèse dans un laboratoire implanté en Bretagne, ou cofinance des projets de thèse avec les organismes de recherche comme le CNET, l’INRIA ou le CNRS. Parmi les thèmes objet de recherche, des études sur les verres infrarouges pour amplification télécom, sur les lasers à îlots quantiques, sur la conception d’architecture de circuits intégrés.

 

·         Elle participe au financement de programmes de recherche d’intérêt régional, sur la base d’un appel à proposition adressé chaque année par le Conseil Régional aux universités, grandes écoles et organismes de recherche implantés en Bretagne sur les thèmes suivants :

. les réseaux et les systèmes de télécommunications, les technologies logiciels ;

. le traitement du signal et les radiocommunications ;

. l’optronique et l’optoélectronique ;

. le développement et l’ergonomie des produits, des services et des logiciels.

Dans ces quatre domaines, la région a pris l’initiative de créer un réseau régional de recherche en télécommunications. L’objectif est de lancer et de coordonner des programmes, de mettre en place des outils susceptibles d’être partagés par les scientifiques et les industriels, d’assurer une veille technologique et une information sur les appels d’offres nationaux et européens.

 

 

 

 

1.2. ITR – Industrie et Services

 

 

Il s’agit d’un programme de soutient au développement des entreprises dans le domaine des télécommunications et à la conception de services nouveaux, qui se situe dans le prolongement du programme Recherche. Depuis son lancement en 1995 : 80 projets aidés pour un budget annuel de 8 à 10 millions par an. Les domaines concernés sont variés, allant développement de logiciels à la création de terminaux, d’appareils de mesures,…

 

La démarche consiste d’une part à orienter le développement des projets industriels sur des thématiques innovantes et porteuses et à bâtir des partenariats entre ces entreprises et des structures locales. Il s’agit de donner une impulsion en orientant les entreprises sur des projets à travers des appels à proposition. En 1998, de nouveaux appels à proposition seront lancés sur de nouvelles thématiques.

 

 

 

Quelques-uns uns des projets ayant bénéficié d’un appui dans le cadre du Programme ITR:

 

·         OXALIS, dispositif de télé-enseignement, permet des échanges Voix/Données/Images à haut débit entre des enseignants et des élèves répartis sur des sites différents. Des établissements d’enseignement supérieur comme l’ENSSAT, l’INSA, l’ENIB, l’ENSTB, les Universités de Rennes 1 et 2, de Bretagne Sud et Bretagne occidentale et les IUT participent à ce projet mené par le CNET, le CNAM, l’INRIA-IRISA, Matra Communication, Telenaute, Uplift, Prescom, Telis.

·         IMMEDIAT, expérimentation de télémédecine, assure le transfert d’images, entre le CHR de Rennes et le CHG de Saint Brieuc, pour un examen complet, sur réseau ATM, plus rapide que Numéris dans le cas d’une utilisation en urgence. Après une première phase de réalisation, d’intégration et de mise en place des équipements et logiciels, l’expérimentation entre les deux hôpitaux a commencé fin 1996. Elle s’est poursuivi jusqu’à l’été 97 et doit faire l’objet d’une évaluation des apports de cette technologie. Ce projet est mené par SYSECA, Thomson TBS et le CREBS-CERUIM avec Newbridge Network, l’INRIA et l’ENSTB. Labellisé au plan national ce projet est inscrit au Contrat de Plan Etat – Région.

 

·         EIES (européan information exchange service for communication between actors within harbours areas) est un projet du programme européen ACTS (advanced communication technologics and services) destinés à développer les échanges d’information entre les différents acteurs portuaires grâce aux technologies de réseaux haut débit : ATM, RNIS, large bande. Piloté par France Télécom Expertel et la société Atlantide à Brest, ce projet associe des partenaires européens qui prennent en charge des développements spécifiques :

. CCI de Brest pour des échanges d’informations concernant la maintenance et la réparation navale ;

. Le Port Autonome de Bordeaux pour le transport de marchandises dangereuses ;

. Le Port de Santander pour la surveillance du trafic maritime ;

. Le Port de Brême pour le transport de marchandises ;

La Grèce et l’Irlande participent également à EIES qui prépare aussi les " pages bleues ", équivalent, pour le monde portuaire des pages jaunes de l’annuaire.

 

 

·         PRISME, associe les société Newbridge Network, Open Log, Sema group Télécom et Ystel. Il vise à mettre en place une plate-forme régionale d’expérimentation de services interactifs multimédia. Cette plate-forme technique est destinée aux entreprises qui testent, qualifient, expérimentent, en vrai grandeur, des applications et des services relevant des possibilités offertes par les autoroutes de l’information. PRISME, s’appuie sur les réseaux à haut débit, du réseau local aux réseaux publics RNIS large bande, ATM, DAB, et ouvre la voie à des services innovants utilisant le son et la vidéo. PRISME propose aux entreprises les services suivants : conseil (définition du besoin, étude de faisabilité), dimensionnement (cahier des charges, planification), réalisation (maquettage, prototype), expérimentation (analyse des résultats). Parmi les premières applications de PRISME, la création de Nectar (http://nectar.prisme.com) , premier magazine scientifique multimédia régional, utilisant le son et l’image. Ce service innovant interactif, qui associe les entreprises de télécommunications partenaires de PRISME et les principaux acteurs bretons de la culture scientifique, a pour vocation de diffuser des informations scientifiques mais aussi d’initier le public aux nouvelles technologies de la communication.

 

 

·         INFODIFFUSION : une dizaine d’entreprises ont déjà répondu à l’appel à propositions lancé fin 1997 par TDF, l’ANVAR, le CCETT et le Conseil Régional, concernant l’expérimentation de services de diffusion par voie hertzienne. La transmission d’informations sans fil présente de nombreux avantages : diffusion simultanée de données vers un nombre illimité de points de réception, fixes ou mobiles, installation de bornes de diffusion sans travaux de voirie (pas de câbles à faire passer) et mise à jour des informations en temps réel. Exemple : la diffusion de messages dans les bus, sur des écrans afficheurs, mis à jour en temps réel, ou encore la diffusion de contenus sélectionnés sur des sites WEB vers des usagers équipés d’un poste informatique, ayant au préalable sélectionné le théme de leur choix. Le Conseil Régional et l’ANVAR apportent aux entreprises une aide financière pouvant atteindre 50% des coûts de développement.

 

 

Outre ces expérimentations, ITR – Industrie et services a également soutenu de nombreux projets d'entreprises innovantes qui ont développé des produits ou des services nouveaux parmi lesquels :  ITIS, équipement de codage de canal pour radio numérique, VISIOTICS, simulateur de golf, FAROS, simulateur de conduite automobile, Le Télégramme, quotidien sur Internet et accueil de services, Télématique et Communication, Ouest-France, serveur France-Ouest et développement du projet de journal électronique ETEL, SYSTEME G, système de simulation d’appels pour radiotéléphonie à la norme DECT, EDIXIA, équipement de diffusion de données, en numérique, pour service télétexte et vidéo numérique, SYSELOG Ouest, étude et développement d’un serveur multimédia à destination culturelle, sur RTC, RNIS et ATM, NEWBRIDGE NETWORKS et IRISA/INRIA, pour Astrolab, une plate-forme d’expérimentation de systèmes distribués extensibles sur ATM, ODAXIS, pour une centrale d’achat virtuelle sur Internet permettant la gestion des commandes et de la logistique des fournisseurs et des transporteurs, ALLIANCE QUALITE LOGICIEL, pour l’offre d’un tiers de confiance dans le cadre de la confidentialité des informations, …

 

 

 

 

1.3. ITR Conseil

 

 

La Bretagne est une région qui dispose d’un tissus dense de 12.000 PMI/PME, bien réparties sur l’ensemble de son territoire. L’objectif du Conseil régional est d’offrir un environnement de qualité à ces entreprises. Région bien desservie par la route, le rail et l’avion, la Bretagne se trouve confrontée au défi que constitue l’intégration des nouvelles technologies par ces entreprises.

 

Pour faciliter les communications immatérielles, faciliter l’accès des entreprises bretonnes aux technologies de réseaux, le Conseil régional a mis en place un programme de sensibilisation et de diffusion de ces technologies auprès des entreprises. Un budget de 5 millions y sera consacré en 1998.

 

 

Les plates-formes d’expérimentation CYBERBRETAGNE

Cinq plates-formes ont été crées par le Conseil Régional en association avec les Conseils Généraux, à Quimper, Brest, Lannion, Rennes et Vannes. Bien réparties sur le territoire breton, elles sont connectées aux réseaux existants, équipées de serveurs et de station de travail. Un ingénieur y accueille les entreprises de tous secteurs d’activité qui veulent expérimenter les possibilités offertes par Internet. Elles accueillent environ 1500 personnes par an.

 

Ces plates-formes ont pour objectifs de faire connaître aux PMI/PME les nouvelles technologies des télécommunications, de les inciter à les intégrer dans leur organisation interne, leurs relations avec leurs fournisseurs et leur stratégie commerciale. Aujourd’hui avec l’évolution de la sensibilisation des entreprises, elles évoluent vers la sensibilisation au commerce électronique

 

 

En amont des prestations que les entreprises sont amenées à demander à des sociétés privées, CYBERBRETAGNE leur propose, en liaison avec les partenaires locaux :

 

·         Une sensibilisation aux possibilités de l’Internet et du commerce électronique : Comment fonctionne le réseau ? Quels sont les services disponibles ? Que faut-il faire pour s’y connecter ? Quelles précautions convient-il de prendre ? Comment se positionne l’Intranet par rapport à l’Internet ?

 

·         Des informations, des démonstrations, des connexions temporaires permettant aux utilisateurs d’évaluer l’intérêt de se connecter à l’Internet ;

 

·         Une aide au développement éventuel de maquettes de services pour aider à la définition d’un futur service lorsque les consultations de l’existant ne sont pas suffisantes ;

 

·         Du conseil aux porteurs de projets pour la rédaction de cahiers des charges, les démarches administratives, les approches techniques et l’orientation vers des consultants spécialisés.

 

Les effets de ces actions de sensibilisation et d’information sont incontestable, elles ont permis que la diffusion d’Internet auprès des entreprises atteigne en Bretagne des taux équivalent à ceux de l’Ile de France.

 

 

Sensibilisation au commerce électronique

 

 

Une nouvelles démarche est initiée par la Région, la sensibilisation des PMI/PME au commerce électronique. La maîtrise du commerce électronique suppose un certain nombre de préalables : il s’agit d’un autre métier, il y a tout un environnement (technique, juridique, logistique) à mettre en place.

 

Différentes mesures sont nécessaires pour favoriser le développement d’une plate-forme de commerce électronique, d’autant qu'il faut atteindre un certain seuil et qu’il y a un délai avant que l’activité devienne rentable. Des mesures vont être rapidement mise en place dans ce sens.

 

 

 

 

 

L’aide au conseil en télécommunications

 

 

Pour aider les entreprises bretonnes à repenser leurs télécommunications afin d’améliorer leur fonctionnement interne, leur gestion et leurs relations commerciales, le Conseil Régional, depuis un an, leur propose en partenariat avec la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie et les 8 CCI de Bretagne :

 

·         Des rencontres d’information sur les évolutions des télécommunications qu’elles doivent prendre en compte pour se donner les moyens de maintenir ou développer leur compétitivité, maîtriser la qualité des services qu’elles offrent (accueil téléphonique,...), maîtriser leurs coûts de télécommunications,… ;

 

·         Une aide financière (75% d’un coût de prestation plafonné à 7500 francs) qui leur permettra de faire appel à un cabinet spécialisé, pour un premier audit de deux jours. Ces audit permettent généralement de voir 80% des problèmes de l’entreprise.

 

 

 

 

 

1.4. ITR Formation

 

 

Pour permettre à tous : salariés, demandeurs d’emplois, … de suivre une formation à distance, où qu’ils vivent en Bretagne, le Conseil Régional a lancé ITR Formation, en février 1997, opération à laquelle il consacrera 8 millions en 1998.

 

 

Il s’agit d’individualiser la formation grâce au déploiement d’un réseau de point formation ITR sur l’ensemble du territoire breton et le développement d’outils pédagogiques adaptés en direction des salariés et des demandeurs d’emploi souhaitant acquérir une compétence, se former, au plus prêt de chez eux.

 

 

Au titre d’ITR Formation la Région propose :

 

·         Aux collectivités locales de s’associer à la création d’un réseau d’une trentaine de points-formation. Chacun pourra y trouver l’accueil et l’équipement qui lui permettra de se former individuellement, mais aussi de communiquer à distance avec un organisme de formation quelle que soit sa localisation sur le territoire régional. A ce titre la Région s’engage à financer :

. 80% de l’acquisition des matériels et des outils pédagogiques et le branchement sur le réseau pour la formation à distance ;

. 50% de l’aménagement du local ;

. 100% de la formation des animateurs, notamment dans le cadre des emplois-jeunes.

 

·         Aux organismes de formation, de développer, avec l’aide du multimédia, des programmes pédagogiques et des outils de formation individualisés et à distance. A ce titre la Région soutient les organismes de formation qui souhaitent développer des méthodes et des outils de formation individualisés à distance par :

 

 

. Des aides à l’ingénierie :

o        sensibilisation et formation des formateurs ;

o        conception et réalisation d’outils multimédias et mise en œuvre des dispositifs pédagogiques ;

o        assistance d’experts techniques ou pédagogiques.

 

. Des aides à l’équipement :

o        acquisition d’outils pédagogiques ;

o        acquisition et mise en place des infrastructures et des matériels.

 

 

Il est par ailleurs envisagé des échanges de contenus avec d’autres régions. Un travail de sélection de contenus existant est en cours.

 

 

 

 

1.5. Opération Cyber-Communes

 

 

Lancement en 1998 d’un programme de création de 100 sites multimédia dans les communes bretonnes. Cette offre est destinée aux communes, elle vise à mettre à la portée de tous les citoyens les nouvelles technologies de la communication et de l’information. En effet face aux nouvelles technologies les maires des communes petites et moyennes sont conscient des enjeux, mais relativement démuni compte tenu des aspect novateurs de la question.

 

Une enveloppe de 8 millions de francs est arrêtée pour ce programme au titre de 1998. Il s’agira de mettre en place dans les communes retenues des centres multimédia, lieux d’accueil ouverts à tous, équipés de matériels et animés par une personne compétente. Dans ces lieux, la population pourra prendre en main les outils informatiques mis à sa disposition et avoir librement accès à Internet et au multimédia.

 

Ces centres multimédia s’adressent tant aux jeunes, aux demandeurs d’emplois, aux personnes âgées, qu’aux commerçants et artisans. Chacun pourra se familiariser avec ces outils informatiques et intégrer à ses habitudes ou ses activités professionnelles les nouvelles technologies.

 

Pour la mise en place d’une Cybercommune, la Région prendra en charge :

 

·         L’aide au conseil, préalables à la mise en place du centre multimédia : descriptif détaillé des usages possibles ;

·         L’aide à la définition des configurations matériels et logiciels nécessaires ;

·         L’élaboration d’un profile type de l’animateur d’accès aux nouvelles technologies ;

·         La prise en charge à 100% de la formation de l’animateur  (ces animateurs s’ils sont des emplois jeunes bénéficieront par ailleurs d’une formation à la carte de 100 à 150 heures leur permettant de parfaire leur formation) ;

·         L’achat des matériels et logiciels et leur installation, à hauteur de 80% (80.000 francs maximum) ;

·         Une partie du salaire de l’animateur s’il s’agit d’un emploi-jeune ;

·         Les contrats de maintenance et d’assistance téléphonique durant la première année ;

·         Les rencontres périodiques entre animateurs.

La commune prendra en charge :

 

·         Le local ;

·         Une partie du salaire de l’animateur ;

·         Les coûts de communication, sachant que la mise en place du réseau régional de télécommunications à haut débit permettra, à terme de réduire ce poste de dépenses.

 

 

Ce programme rencontre un très grand intérêt, courant avril plus de cent demandes avaient déjà été enregistrées.

 

Par ailleurs quatre collectivités (Saint Malo, Saint Brieuc, Vannes et Quimper) ont engagé l’aménagement de complexes multimédia ouverts au grand public et aux professionnels. Ces espaces seront équipés d’une salle de vulgarisation des nouvelles technologies, d’un espace de visioconférence et d’un centre de formation. Il est de plus prévu que ces quatre centre soient mis en réseau. Ces projets s’insérent dans le cadre des Contrat de Plan Etat-Région-Villes.

2. Réseau régional à haut débit

 

 

Depuis 1992 , avec l’aide de la Région, des Départements, des Villes, 47 centres de recherche, grandes écoles et universités de Bretagne, se sont progressivement connectés au réseau de télécommunications Ouest-Recherche.

 

 

Aujourd’hui la nécessité du déploiement d’un réseau régional à haut débit s’impose pour un certain nombre de raisons :

 

·         Les besoins des utilisateurs du réseau Ouest-Recherche sont en fortes croissances et le réseau actuel offre des débits insuffisant ;

·         D’autres demandes d’intérêt général apparaissent et des expérimentations se développent en Bretagne dans plusieurs domaines :

. l’enseignement scolaire (connexion des lycées et collèges) et universitaire (OXALIS, 600 heures de cours à distance en 1998) ;

. la formation continue à distance ;

. la télémedecine et les échanges d’imagerie médicale entre les hôpitaux ;

. la diffusion de la culture, l’accès à des banques d’images et de programmes ;

. la télé-administration qui permet aux citoyens d’accéder à distance, à des informations administratives ;

. le télétourisme qui représente un enjeu important pour la Bretagne.

 

 

Pour répondre à ces besoins, pour faire face aux enjeux de l’aménagements du territoire dans un contexte de libéralisation des télécommunications, pour offrir un coût d’accès au réseau compatible avec les capacités budgétaires des organismes publics auxquelles il est destiné, pour stimuler la création de services, il est nécessaire de développer un réseau régional à haut débit. Ce réseau sera réservé à des usages d’intérêt général.

 

La question de l’aménagement du territoire et du développement régional a toujours été une préoccupation très forte des élus. Pour une région comme la Bretagne, située aux marches de l’espace européen, les outils d’aménagement du territoire sont une priorité forte. Aujourd’hui les élus sont convaincus que les moyens de télécommunications sont aussi importants que l’ont été à leur époque les routes, les aéroports ou les chemins de fer.

 

La Région vient de lancer l’appel d’offres pour la mise en place de ce réseau à haut débit, dont la mise en service est prévue pour 1999.

 

 

Perspectives du développement du réseau régional à haut débit :

 

·         Aménagement du territoire : l’infrastructure présentera une large capillarité, c’est à dire qu’elle offrira une desserte en rapport avec les besoins de l’ensemble du territoire breton ;

·         Intégration des évolutions technologiques et généralisation des protocoles hauts débits ;

·         Développement de services fondés sur des liaisons à hauts débits :

. recherche

. hôpitaux

. éducation

. culture

·         Mutualisation des flux qui permettra aux différents organismes utilisateurs de partager l’accès au réseau physique et donc les coûts de communication, d’où des conditions d’accès plus avantageuses ;

·         Un coût de transmission identique quelque soit la localisation géographique des utilisateurs en Bretagne ;

·         Mise en œuvre du réseau par un opérateur. La région estime qu’elle n’a pas vocation à être opérateur de télécommunications ;

·         Offrir des accès à Internet dans des conditions optimum.

 

 

 

Perspectives de rapprochement avec les Pays de Loire

 

 

Il existe déjà des réflexions communes qui rassemblent Bretagne et Pays de Loire. Par ailleurs il y a une mise en commun de moyens dans le domaine de la recherche.

 

 

 

 

3. Témoignage de Michel PINEAU, ingénieur de Cyber-Bretagne

 

 

Michel Pineau est un des cinq ingénieur de Cyber-bretagne. Il est responsable de la plate-forme de démonstration du Sud Finistère, basé à Quimper .

Ces plate-forme ont pour vocation de :

·         faire de la sensibilisation aux nouvelles technologies ;

·         favoriser la prise en main des outils de base d’Internet ;

·         mettre en évidence les types d’utilisation d’Internet par une entreprise ;

·         accompagner les entreprises, grâce à l’élaboration de cahiers des charges.

 

En dehors de ces actions destinées à des publics professionnels, Cyber-Bretagne, fait de la sensibilisation à destination du au grand public. On peut citer notamment :

 

·         Organisation des Net Days centrées sur Pont l'Abbé. En 4 jours 5000 personnes de la communauté de l’éducation (élèves et enseignants) ont pu découvrir et s’initier à Internet ;

·         Organisation de la Fête de l’Internet.

 

 

Face aux nouvelles technologies on constate une évolution rapide de l’état d’esprit tant du grand public que des décideurs

 

·         Il y a une forte attente dans les petites communes (tant de la part des élus que de la part de la population) en matière d’Internet ;

·         Des initiatives comme le projet de serveur présentant les activités du Sud Finistère : www. Bagadou.tm.fr, qui au départ rencontraient un certain scepticisme, ont fait aujourd’hui la preuve de leur pertinence. Ce serveur est très consulté et offre une vitrine mondiale à la région (20% de consultations françaises, 40% de consultations américaines) ;

·         Emergence du commerce électronique. Ainsi une petite entreprise qui fabrique des crêpières a reçu 450 demandes de renseignements venant des Etats Unis et du Mexique et a vendu des équipements aux Etats Unis. Elle a même été amenée à organiser un stage de formation à la fabrication des crêpes dans un GRETA pour un de ces futur client américain.

 

 

 

 

 

 

 

L’Aquitaine et les Nouvelles technologies*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La région Aquitaine a une forte tradition en matière d’innovation. C’est une région pionnière dans le domaine des nouvelles technologies de la communication et de l’information. Dés 1985 une agence technique - Aquitaine Nouvelle Communication - a été crée et en 1989 la Région a adopté un Schéma Directeur de la Communication.

 

Depuis une douzaine d’années une politique active de promotion des nouvelles technologies est engagée, durant cette période près de cent millions y ont été consacrés par le Conseil Régional.

 

 

La mise en œuvre de cette démarche s’est appuyée sur la mise en place d’instruments d’intervention spécifiques.

 

 

Les grandes lignes de la promotion des NTIC en Aquitaine

 

 

Avec l’adoption en 1989 du premier Schéma Directeur de la Communication, la politique régionale en matière de nouvelles technologies a été structurée suivant trois objectifs :

·         Assurer une desserte cohérente de l’espace aquitain ;

·         Garantir une présence sur le marché de l’industrie et des services ;

·         Favoriser la compétitivité des entreprises régionales.

 

 

Ces objectifs se déclinaient suivant cinq domaines prioritaires : Education et Formation, Tourisme, Centres de Ressources, Haute technologie et Entreprises, Industrie des Programmes, Télématique et Numéris. Cette politique pionnière était principalement fondée sur l’initiative publique, le Conseil Régional attribuant une place centrale aux nouvelles technologies dans les Plans Régionaux dès 1984 puis les Contrats de Plan ultérieurs.

 

Les bénéficiaires de cette démarche de développement et d’usage des T.I.C. sont : les entreprises régionales, les industriels de l’informatique, les pouvoirs publics, les collectivités locales, les acteurs de l’éducation et de la formation.

 

Parmi les différentes structures créées pour la mise en œuvre de cette stratégie de développement on peut citer : Aquitaine Nouvelles Communications (ANC), la Vidéothèque Bordeaux-Aquitaine, AQUAREL, Le Centre Européen de la Communication (CEC). Elle peuvent être caractérisées comme suit :

·         L’ANC est une agence technique chargée d’orienter et de mettre en œuvre la politique régionale en matière de technologies d’information et de communication ;

·         La Vidéothèque Bordeaux-Aquitaine qui a pour objectif d’inventorier, de conserver et de diffuser le patrimoine audiovisuel régional :

·         Le réseau AQUAREL est le réseau régional d’accès à Rénater et à Internet destiné à la recherche et à l’éducation ;

·         Le CEC est un site pilote européen de sensibilisation des collectivités locales, des entreprises et du grand public aux technologies d’information et de communication.

 

 

 

Le bilan synthétique du projet régional initiale en matière de nouvelles technologies, tel qu’il ressort des travaux menés par l’ANC, se présente comme suit :

 

 

En matière d’Education et de Formation, les réalisations majeures sont :

·         Le pré-cablage systématique des lycées ;

·         Le déploiement d’Aquarel qui a introduit Internet en Aquitaine dés 1993 ;

·         Le raccordement de tous les lycées est programmé pour fin 1998 ;

·         Le raccordement des collèges de Gironde est programmé pour fin 1998, les autres départements devraient suivre rapidement ;

·         Le soutien à la production de contenu et à la formation à distance ;

·         Des actions de sensibilisation en direction du public des professionnels de l’éducation.

On observe un remarquable intérêt des professionnels de l’éducation pour les nouvelles technologies. En 1997, les technologies éducatives ont une efficacité démontrée et reconnue, mais leur généralisation se heurte encore à des contraintes.

 

 

En matière de Tourisme, on observe en 1997 que les T.I.C. ont industrialisé l’offre de tourisme (marketing, système de réservation, ...), donnant aux opérateurs un mode d’accès directe aux marchés (avec Internet notamment). Il faut reconnaître qu’en Aquitaine, comme ailleurs, les initiatives publiques de promotion des T.I.C. pour le tourisme (bornes, services minitel…) n’ont pas de retentissement significatif.

 

Les Collectivités Locales Face aux NTIC.

 

Il y a une forte demande des collectivités locales en matière de conseil et d’assistance dans le domaine des nouvelles technologies. Un plan de sensibilisation des collectivités locales aux nouvelles technologies a été lancé en 1991. Différentes manifestation (colloques, débats, forums, …) ont contribué à cette action de sensibilisation des élus. Grâce à un dispositif multimédia mobile (guide, programme interactif, démonstration), 150 collectivités ont bénéficié d’actions de sensibilisation approfondies aux nouvelles technologies.

Afin de donner une nouvelle dimension à sa politique en faveur des nouvelles technologies au service d’objectifs de développement local et d’aménagement du territoire, la Région a crée en 1993 une mission de Conseil et d’assistance aux collectivités locales.

Les collectivités locales prennent progressivement en charge leurs projets en matière de nouvelles technologies. Ainsi, deux départements se sont doté de leur Schéma Directeur des technologies de l’Information et de la Communication (le Lot et Garonne en 1991, la Dordogne en 1993). Depuis 1997 on constate la multiplication d’initiatives sur Internet.

 

 

 

Les Projets de Centres de Ressources, en milieu rural, offrent un bilan contrasté, mais le soutien de la Région aux études structurantes et aux équipements multimédia a été déterminant dans l’aboutissement d’une trentaine de projets ayant un impact sur l’aménagement du territoire régional.

 

 

Mais les collectivités manquent encore d’expertise stratégique et technologique pour faire face à la déréglementation des télécommunications.

 

 

 

Développement significatif de l’usage des nouvelles technologies en entreprise avec la promotion de la communication d’entreprise, de l’EDI et du commerce électronique. Dans ce domaine le bilan est le suivant :

·         Information et sensibilisation de 400 PME ;

·         Cent quarante journées d’initiation à l’EDI ;

·         Le Programme pilote " EDI Aquitaine " fait convergé EDI et commerce électronique.

En 1997 l’Aquitaine est une région pilote en matière d’EDI, mais il y a encore une proportion insuffisante de PME ayant informatisé sa fonction commerciale et d’exploitation. On constate dans les PME une prise en compte, trop peu stratégique, des technologies de l’information.

 

 

 

Industrie des Programmes. Un système d’aide à la création audiovisuelle a été mis en place. L’objectif est de donner à l’Aquitaine une taille critique en matière de production audiovisuelle. En 1997 on constate un tissus régional renforcé qui tend à s’ouvrir à de nouveaux marchés et à adapter ses moyens de production aux nouvelles technologies.

 

 

Télématique et Numéris. Avec le développement du multimédia et l’arrivée d’Internet, l’industrie de l’information s’organise :

·         Financement de 20 projets d’applications et de services sur Télétel, le RNIS et Internet ;

·         Structuration des industries de l’information et de la communication avec dés 1995 la création d’Aquitaine Multimédia, qui fut le premier groupement régional d’entreprises de ce secteur. Aujourd’hui en Aquitaine, le secteur des industries de l’information représente environ 200 entreprises employant de 3000 à 4000 personnes (un Observatoire est en cours de constitution).

 

 

 

 

Globalement on constate que tant en terme d’infrastructures, d’équipements que de services, l’Aquitaine est considérée comme une référence, un terrain d’expérimentation et d’étude dans le domaine des nouvelles technologies.

 

 

Des actions exemplaires et structurantes ont émergé très tôt grâce à l’action de la Région. A ce titre on peut signaler :

 

- L’équipement et la mise en réseau progressive des établissements scolaires et le raccordement des Conseils Généraux à Internet via AQUAREL ;

 

·         La création du plus important réseau de télémedecine d’urgence autour de 20 hôpitaux reliés au CHU de Bordeaux par visioconférence ;

- Le soutien aux centres de ressources multimédia ouverts aux entreprises et aux citoyens : Saint Alvère (Dordogne), Les Aldudes (Pyrenées –Atlantiques), Saint Barthélémy d’Agenais (Lot-et-Garonne), Mimizan (Landes), Bernos-Beaulac (Gironde)…aux équipements multimédia mobiles (Fédération des Œuvres Laïques Dordogne et Lot-et-Garonne) et à un réseau d’espaces multimédia (Union des Foyers de Jeunes Travailleurs d’Aquitaine) ;

 

- Le développement du système d’informations administratives et comptables du parc Naturel des Landes de Gascogne (1er Parc Régional à fonctionner en réseau) ;

 

·         la mise en place d’un nouveau service de communication électronique Télépost (testé en Aquitaine par la Poste), ayant vocation à être diffusé à terme dans tous les bureaux de poste…

 

 

 

 

 

 

 

Perspectives des nouvelles technologies en Aquitaine

 

 

Pour conforter l’avance acquise depuis 1985 et préparer l’avenir de l’Aquitaine dans la société de l’information, la Région élabore un " Programme d’action pour le développement et l’usage des technologies d’information et de communication à l’Horizon 2004 ".

 

A travers ce programme, il s’agit de :

 

- Conforter l’avance de l’Aquitaine en valorisant les compétences régionales, les initiatives et usages innovants : tels que la fédération du secteur des industries de l’information, la sensibilisation des entreprises régionales à la communication électronique, l’ancrage régional d’une industrie de l’audiovisuel et du cinéma, le savoir-faire aquitain dans le domaine du multimédia éducatif, l’implication des collectivités territoriales, le développement du réseau AQUAREL… ;

 

- Préparer l’avenir en anticipant les développements technologiques et en interrogeant les Aquitains sur leurs besoins face à la réorganisation des échanges et des modes de production à l’échelle de la planète, à la part grandissante des télécommunications et de l’immatériel dans tous les secteurs de la vie économique, sociale et culturelle.

 

 

Le programme d’actions " T.I.C. Aquitaine 2004 " représenterait donc pour l’Aquitaine une seconde génération d’action " société de l’information ".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Centre Européen de la Communication*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Centre Européen de la Communication a été crée en avril 1996. Fruit de la volonté du Conseil régional d’Aquitaine, relayé par l’Union Européenne, la DATAR, le Conseil Général de la Gironde et la Ligue de l’Enseignement, le CEC a pour vocation de promouvoir les outils et les usages en matière de nouvelles technologies grâce à des actions d’information, de formation et d’expertise. Le CEC s’adresse aux entreprises, aux collectivités locales, aux administrations, aux scolaires et au grand public.

 

 

 

Le CEC a structuré ses actions autour de trois pôles complémentaires :

 

 

Informer pour comprendre

 

Située sur le Parvis de la Cité mondiale, la Galerie Technologique permets au grand publique, aux professionnels et à un public spécialisé (entreprises, administrations, partenaires sociaux, professionnels,...) de découvrir les produits et les services d’aujourd’hui et de demain. Leurs usages sont mis en scène de façon dynamique et interactive. Des animations et un espace de découverte multimédia complètent la partie exposition par l’organisation de conférences, séminaires et ateliers. Parmi les thèmes traités : la santé, l’entreprise, l’agriculture, l’éducation et le tourisme.

 

 

Former pour assimiler

 

Le Centre de Formation propose des séminaires conçus pour faciliter l’assimilation des outils NTIC sur le site de la Technopole de Montesquieu. Réseau optique haut-débit, salle de visioconférence, postes d’enseignement multimédia, offrent des conditions d’apprentissage exceptionnelles.

 

 

Stimuler pour développer

 

Le Pôle Expertise s’attache à accroître les performances et la compétitivité des utilisateurs des NTIC. Etudes, conseil-assistance-expertise, élaboration-coordination-accompagnement de projets, transfert de compétences à d’autres régions en tenant compte du savoir-faire de l’Aquitaine. Le CEC met ses compétences au service des préoccupations et besoins spécifiques de chacun.

 

 

 

 

 

Ces différentes missions du Centre européen de la Communication peuvent être illustrées à travers les exemples suivant.

 

 

 

 

1. Information – Sensibilisation

 

 

- Collectivités locales et multimédia :

 

Une exposition récente à la Galerie Technologique sur "collectivités locales et multimédia " s’adressait aux élus et aux citoyens pour les sensibiliser aux enjeux des nouvelles technologies.

 

 

Les différentes expositions sont organisées selon des formules qui permettent une mise à disposition itinérante dans des lieux tels que établissements scolaires, bibliothèques, associations, mairies, chambres consulaires,…

 

 

 

 

Sensibilisation des enfants d’âge scolaire (6/18 ans) dans le cadre d’activités socioculturelles. C’est ainsi qu’ont été accueillis les enfants fréquentant les centres de loisirs de Mérignac pour une initiation au multimédia. Quatre sessions ont été organisées à la Galerie Technologique pour permettre à plus de 90 enfants d’aborder Internet et de s’initier au multimédia à travers la conception d’un CD Room.

 

 

Ces modules de sensibilisation au multimédia sont itinérants et peuvent se déplacer dans les écoles de la région. Il constitue un outil idéal de sensibilisation et d’initiation des enseignants et des élèves à Internet et aux nouvelles technologies, particulièrement dans les établissement non encore connectés.

 

 

 

 

 

2. Formation

 

 

Les formations s’adressent exclusivement à des publics de professionnels.

 

·         Organisation de séminaires de formation

 

Une salle multimédia est dédiée à la formation.

Les publics visés par ces formations sont :

o        Les Chefs d’entreprises ;

o        Les professions libérales : médecins, experts comptables, … ;

o        Les élus locaux. Il y a une forte demande des maires des petites communes, 10% des maires de Gironde ont déjà suivi une formation de découverte et d’initiation à Internet.

 

Ces formations suscitent de la part des collectivités locales des demandes d’assistance pour une connexion à Internet : demande d’information, demande d’une ingénierie pour développer un site, créer une médiathèque, ou mettre en place un Intranet.

 

 

Une grande partie des demandent proviennent de maires de petites communes.

 

 

Cette action auprès des maires est très importante, car le développement d’Internet dans la société est liée à une forte volonté politique. En France la prise de conscience et l’engagement récent des pouvoirs publics commencent à porter leurs fruits.

 

 

 

 

3. Activité d’Expertise

 

 

Deux exemples d’activités de ce département du CEC :

 

·         Cas de la création du site Web de Lacanau : témoignage de Monsieur Milhorat, Vice-Président de l’Office Tourisme de la ville de Lacanau.

 

Partant, en 1996, du constat d’une notoriété insuffisante, la municipalité de Lacanau s’est rapproché du CEC pour accéder à une plus grande notoriété à travers Internet.

 

Le CEC a accompagné la réalisation du site Internet de Lacanau. A partir de l’identification par la ville de ses atouts, et la recherche d’un argumentaire, le CEC a apporté une aide à la conception du site Web :

o        élaboration d’un projet fondé sur les besoins de la municipalité ;

o        élaboration d’un cahier des charges pour la conception du site ;

o        aide au lancement de l’appel d’offre pour la conception et l’hébergement du site ;

 

 

Cette démarche d’accompagnement de la collectivité locale dans sa volonté d’intégration des nouvelles technologies est importante. Elle permet à la collectivité d’intégrer un domaine qu’elle ne maîtrise pas sans risque.

 

Une bonne répartition des rôles, dans la promotion et le développement des nouvelles technologies, entre pouvoirs publics et secteur privé est nécessaire, les pouvoirs publics devant aussi assurer l’émergence et le développement d’une industrie du multimédia.

 

 

Le CEC a également travaillé avec Arcachon et Saint Alvère (Dordogne) pour l’élaboration de leur site Web.

 

 

 

4. De nombreuses activités Européennes : le Projet européen RUBIS

 

 

Il s’agit de la mise en place d’une plate-forme de services numériques dans les domaines de la santé, de l’éducation, des transports et de l’administration.

 

D’une durée de deux ans, ce projet est un plan de démonstration et de validation de produits multimédia :

·         Mise au point de logiciels taillés sur mesure ;

·         Mutualisation d’une offre européenne et intégration au niveau de cinq sites digitaux ;

·         Partenaires de l’opération :

. Finlande

. Allemagne : Berlin et Ulm

. France : Alsace et Aquitaine

·         Types de logiciels par domaine :

. Santé : . transfert d’information ( Berlin )

. transfert d’images (Aquitaine)

. gestion du malade à domicile ( Aquitaine )

. gestion du dossier médical ( Aquitaine)

. Education : Finlande

. Administration : Intranet (Alsace - TELAL )

. Transports : gestion des transports publics ( Ulm )

 

 

Il s’agit d’une démarche croisée : chaque partenaire est fournisseur d’information (on fournit des logiciels) et utilisateur d’information (les logiciels des autres).

 

Phases d’exécution du projet :

. Evaluation : chaque partenaire va chercher chez les autres les logiciels qu’il veut intégrer à sa plaque et recherche des partenaires (collectivités locales et Rectorat pour le CEC) ;

. Neuf mois de spécifications : démonstration et mise à niveau des produits en fonction des plaques retenues ;

. Intégration et validation des logiciels.

 

Partenaires du volet du projet géré par le CEC

·         Partenaires privés :

. ICSF

. Institut Bergognié

·         Sponsors :

. France Télécom

. Rhône Poulenc

 

 

 

Les Enjeux d’un projet européen

 

Le CEC a une double approche :

·         Etre à l’écoute des réseaux européen pour déposer des projets européens avec des partenaires aquitains ;

·         Etre à l’écoute des partenaires aquitains pour créer des projets européens.

 

 

Objectifs :

·         Former les entreprises aquitaines (PMI/PME) à la démarche européenne, de manière à ce qu’elles puissent devenir à terme autonomes ;

·         Amener un maximum d’aquitains à effectuer des missions d’évaluation à la Commission Européenne de manière à élever leur niveau d’expertise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Internet sous les pommiers*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La région Basse Normandie a fait œuvre de précurseur - dès la fin des années 80 - dans le domaine des NTIC. Et aujourd’hui, ce dynamisme se manifeste à la fois à propos des infrastructures de réseau et à propos des télé-services.

 

 

 

 

Un peu d’histoire...

 

La Région a fait œuvre innovatrice dans le domaine des infrastructures dès 1988. Il s’agissait de doter les centres de recherches et universitaires caennais d’un outil de communication de haut niveau leur permettant de coopérer entre eux sur des domaines spécifiques (pôle de recherches en imagerie) et de les raccorder par le réseau Internet, aux autres centres de recherches français et internationaux.

 

 

C’est ainsi que le réseau régional à haut débit "VIKMAN" - décidé dans le cadre du 2ème plan régional 88-93 par les collectivités territoriales (la Ville de Caen, le Département du Calvados et le Conseil Régional) a été un des tout premiers installés en France parmi les 22 réseaux régionaux d'enseignement et de Recherche.

 

Mis en place sur Caen de 1991 à 1993, étendu aux sites régionaux en 97, VIKMAN demeure toujours, en 1998, un de ceux dont le débit interne (100 Mbps) est le plus élevé.

Il a été un des tous premiers - en novembre 1992 - relié au réseau National RENATER.

 

 

Pour mieux aménager son territoire, la région a été aussi innovante, fin 94, par l’implantation de 2 systèmes de visio-enseignement :

            • Le Département de la Manche a souhaité implanté un système de visio-enseignement pour relier entre eux 3 collèges, un centre de formation de la CCI de St-Lô et un centre technique de Cherbourg.

            • l’Académie de Caen a lancé un système entre 6 lycées pour enseigner a distance les techniques de systèmes automatisés (classe de seconde) et l’italien.

 

Début 95, 2 projets expérimentaux ont été soumis et labellisés d’intérêt public dans le cadre de l’appel à projets du Ministère de l’Industrie :

            • Projet AINSI : porté par la Ville de Caen et la technopole SYNERGIA

            • Projet " Pays d’Auge " d’aménagement du territoire.

 

C’est à cette époque (juin 95) qu’un expert technique régional Préfecture / Conseil Régional a été nommé pour aider au développement harmonisé des NTIC dans la Basse Normandie.

 

En 1996-97 l’accent a été mis sur le développement des services pour les entreprises

(serveur de compétences Technologiques et un conseiller technologique nommé pour accompagner les PME/PMI) et sur les services aux publics habitants (Education , Santé)

 

C’est en 1997 que se sont développées - à côté de VIKMAN - des infrastructures alternatives à haut débit : Réseau ROC mené par la Ville de Caen, le réseau internet Citoyen de la Ville d’Hérouville autour du réseau câblé.

 

 

 

 

1. Les infrastructures de réseau

 

 

1.1. le réseau VIKMAN

 

 

VIKMAN est un réseau de communication numérique à très haut débit crée spécifiquement par France Télécom pour la recherche et l’enseignement. qui utilise la technologie d’"anneau FDDI" sur fibre optique à 100 Mbits/s. Il relie les centres de recherche et d'enseignement ainsi que d’autres centres délocalisés (Cherbourg, St-Lô, Alençon, Lisieux).

 

 

Début 98, il relie régionalement (avec des raccordements de 64k à 100 Mbps) 17 sites :

 

            Les 11 sites caennais reliés (pour la plupart à 10 Mbps) à l’anneau FDDI :

                        • les 4 campus de l'Université de Caen,

                        • les centres de recherche (GANIL,CNET,CYCERON),

                        • 2 centres Hospitaliers (CHU et CAC François Baclesse)

                        • la grande école d’ingénieurs ISMRA et ses laboratoires de recherche

                        • la technopole SYNERGIA

 

            Courant 97, les centres universitaires délocalisés ont été reliés à VIKMAN par un backbone régional

                        - site Universitaire de Cherbourg/Octeville : 2 Mbps

                        - site de recherche d’Intechmer/CNAM : 128 kbps

                        - département d’IUT de St-Lô (Génie mécanique) : 64 kbps

                        - IUT d’Alençon et Institut Supérieur de Plasturgie : 128kbps

                        - département de l’IUT de Lisieux : 64k

 

Relié à haut débit (6 Mbits/s) au réseau RENATER, VIKMAN donne à ses utilisateurs l'accès aux ressources informatiques mondiales d‘ INTERNET.

 

3 ordinateurs spécialisés (serveurs) à hautes performances, disponibles à tous les utilisateurs de VIKMAN, complètent l'infrastructure :

            • MEDIMAGE : une banque de stockage d'images médicales de grande capacité installée dans les locaux du Centre François Baclesse.

            • NORSIGHT : une grande base de données géographiques, sociales, historiques, démographiques... - installée à l'Université de Caen - .

            • CALINS : c'est un super-ordinateur CRAY, implanté dans le laboratoire CYCERON, pour le calcul intensif des images.

 

Et comme le paysage des télécommunications va sans doute être bouleversé dans les années qui viennent, et les nouveaux besoins devenir plus pressants (multimédia, visio-conférences...) une étude est entreprise depuis fin 96 pour dessiner les futurs contours du réseau ‘VIKMAN 2000’. en s’appuyant sur la nouvelle technologie à très haut débit unificatrice ATM et sur 3 plaques de fibres interconnectées :

                        - plaque universitaire pour relier les 5 campus caennais

                        - plaque Nord (ISMRA, GANIL, CYCERON)

                        - plaque hospitalière (CHU, CHR, CAC)

 


1.2.
Les Nouveaux Réseaux métropolitains

 

 

            • ROC (Ville de Caen)

            Cette infrastructure a démarré en 1996 par une première phase (ROC1) qui a eu pour objectif d’implanter début 97, au centre ville, une infrastructure de fibres optiques, en commun avec le Conseil Général du Calvados, dans le but de créer 2 réseaux indépendants pour relier (voix+données) des bâtiments du centre ville (11 pour la Ville, 5 pour le Département). Fin 97, une 2ème phase (ROC2) a pour but de créer une grande boucle au Nord de Caen en partenariat : CHU, Mairie, Conseil Général, Préfecture, Université.

 

            • Réseau câblé d’Hérouville

            Il s’agit cette fois-ci, en partenariat avec la Lyonnaise-Cable concessionnaire du réseau câblé TV, de transformer le réseau câblé pour :

            - permettre aux foyers et aux entreprises de se connecter a haut débit à Internet (PC et TV)

            - de construire un réseau de fibres pour relier les bâtiments municipaux (maisons de retraites, établissements d’enseignement, bibliothèque...)

 

 

 

2. les projets des collectivités

 

 

Début 95, outre le démarrage de 2 réseaux de visio enseignement (Manche et Académie), 2 projets expérimentaux ont été soumis par des collectivités et labellisés d’intérêt public par le Ministère de l'Industrie début 95 :

            • le projet 'AINSI' (Accès à l'information et aux Nouveaux Services d'Intermédiation) proposé par la Technopole SYNERGIA pour l'Agglomération de Caen. Ce projet vise à tester et évaluer - sur le réseau VIKMAN - des nouveaux services et technologies : sécurité, paiement, facturation ... qui visent à préfigurer les applications de commerce électronique des inforoutes du futur sur l'actuel réseau INTERNET.

            • le projet de 'Pays d'Auge Expansion' qui vise - dans une optique d'aménagement du territoire - à concevoir et à mettre en œuvre de nouveaux téléservices pour les entreprises et les habitants de l'ensemble du Pays d'Auge : télé-éducation (18 écoles primaires ont été reliées à Internet) , télé-médecine, aide aux PME/PMI, tracabilité des produits agro-alimentaires (EDI) , télétravail pendulaire.....

 

• Département de la MANCHE :

 

            Piloté par le Conseil Général, il vise à donner un souffle nouveau au développement économique, social, culturel...par le soutien des projets des différents acteurs départementaux (Chambres consulaires, mairies, entreprises...).

            Il a déjà apporté de nouveaux téléservices - et en particulier le visio-enseignement - pour les établissements d’enseignement (collèges ruraux, institut de formation de la CCI de St-Lô/Granville, CRITT de Cherbourg...).

            Un intranet a été démarré fin 97 pour échanger des informations administratives entre les mairies et le Département.

            Un réseau de réservation touristique (Hôtels, gîtes) est en cours de création par le Comité Départemental du Tourisme.

            Enfin, un partenariat a été signé avec France Télécom (démarrage expérimental de l’offre " Smart Espace " ) pour généraliser ces téléservices à la population.

 

 

 

 

3. Les projets régionaux de télé-services

 

 

• FORMATION et EDUCATION :

 

            • Outre l’exploitation du réseau de visio-enseignement qui relie 6 lycées, un intranet académique piloté par le Rectorat et le CRDP est en cours de création et vise à un travail coopératif entre enseignants et élèves :

            - en créant un réseau DRACCAR qui connectera tous les lycées (avec un fort appui de la Région) ,les collèges et les autres établissements de l’académie (IUFM, CRDP, Inspection...) à INTERNET en s’appuyant sur VIKMAN (points de concentration à Caen, St-Lô, Alençon)

            - en permettant la création et la mise en commun de documents pédagogiques

            - en créant un intranet administratif pour permettre une meilleure communication entre les Directions des établissements et le Rectorat.

 

            • Les formations continues pour adultes n’ont pas été oubliées car plusieurs formations ont fait appel aux NTIC :

            - la Chambre de commerce de St-Lô (FIM) a monté une formation réseaux " Euromaster " (Bac+4) en utilisant les technologies de visio-enseignement.

            - le CNAM de Basse Normandie utilise les visio-centres de St-Lô, Cherbourg et la station de visio de l’Université de Caen pour transmettre ses cours depuis septembre 97.

            - l’IAE de Caen permis depuis janvier 97 à une quinzaine d’étudiants de suivre une formation à distance " Assistant de gestion des PME " grâce aux technologies Internet et visio-conférences personnelles.

            Une étude est en cours pour déterminer la faisabilité de mise en place d’un ensemble de plates-formes permettant à des adultes de se perfectionner (formations générales ou professionnelles animées par plusieurs organismes de formation).

 

            • culture scientifique et technique

            Un autre projet vise à constituer autour d’un CCSTI à Caen, un ensemble de plates-formes (reliées au contenus multimédia de la Cité des Sciences et de l’Industrie ) pour la sensibilisation et l’information scientifiques du grand public.

• INDUSTRIE et TRANSFERT TECHNOLOGIQUE

 

 

            • Un serveur régional de compétences technologiques

" Technologies sous les Pommiers " piloté par le Centre de Technologies Nouvelles (CTN) constitue, depuis mars 97, une vitrine Internationale des compétences " high tech " (base de données sur Internet) des différents acteurs technologiques de la région (entreprises, centres de recherche, centres de formation, organismes d’interface technologiques...).

            Il est connecté au serveur national de transfert technologique " EVARISTE " de l’ANVAR et du Ministère de l’Industrie.

 

            • Accompagnement des PME/PMI :

            Depuis septembre 1996, un conseiller technologique du CTN assure accompagnement régional des entreprises (sensibilisation, formation, support...) aux nouveaux services Internet intranet et multimédia.

            L’Etat et la Région ont décidé fin 97 la création d’un réseau d’une dizaine d’emplois jeunes pilotés par ce conseiller pour relayer l’information et la formation des PME

 

 

 

• SANTE et MEDECINE

 

            • depuis 1996, dans le cadre du pôle images, VIKMAN sert d’infrastructure commune de réseau pour différents établissements de recherche : cyclotron et caméra PET du laboratoire CYCERON, IRM du CHU, labos de l’ISMRA, Centre Anti-cancéreux François Baclesse (serveur MEDIMAGE) pour la recherche en imagerie médicale.

 

            • Un premier réseau opérationnel de télé-médecine en neurochirurgie a été créé mi-1995 avec l’aide de la Région et des Départements pour relier les services d’urgence des hôpitaux de Cherbourg et Alençon au service de neurochirurgie du CHU de Caen. Il a permis aux médecins hospitaliers de demander plusieurs centaines d’expertises par l’envoi d’images radios ou scanners.

            Une réflexion est en cours pour étendre ce système à d’autres hôpitaux régionaux.

 

            • Un projet de télémédecine plus global vise à créer un réseau d’imagerie régional (RIR) reliant les radiologues d’une dizaine d’hôpitaux.

 

            • En gynécologie le CHU de Caen réfléchit a créer un réseau avec l’hopital de Cherbourg pour expertiser les échographies.

 

            • Pour l’étude épidémiologique des cancers la région a décidé, fin 97, d’aider la création d’un collectif de recherche permettant la mise en réseau des différents registres des cancers et le transfert d’images médicales en hématologie.

 

 

• TOURISME et PATRIMOINE CULTUREL

 

            Un réseau de réservation touristique s’appuyant sur des bases de données (hôtels, gîtes, campings..) des 5 Comités Départementaux du Tourisme (Haute et Basse Normandie) et des bornes interactives multimédia est en cours de développement.

 

               

• ADMINISTRATION

 

            Dans le cadre de la réforme de l’Etat et de la nouvelle politique gouvernementale sur les NTIC, la Préfecture de Région soutient plusieurs projets :

            • Maisons de Service Public

Deux maisons en milieu rural ont été inaugurées début 97 pour fournir en un seul lieu une aide aux habitants et un centre de ressources de renseignements administratifs en utilisant les NTIC (Visio, Internet) :

            - Barenton au sud Manche

            - Isigny dans le Calvados

            Une réflexion est en cours pour généraliser cette approche.

            • Intranet administratif

            Plus largement il s’agit de briser les cloisonnements des diverses administrations et services publics pour partager l’immense réservoir des données administratives détenues par les différents services de l’Etat.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers la “ calva valley ”.......

 

 

 

Une réflexion engagée récemment dans le cadre du futur contrat de Plan (2000-2004) vise à promouvoir plusieurs projets dans tous ces domaines et propulser la région dans le 3ème millénaire

 

 

 

 

 

CRISTAL

 

 

Une inforoute pour l’Alsace

 

 

 

 

 

1. Cristal une inforoute pour l’Alsace*

 

 

Le programme alsacien CRISTAL, c’est un ensemble de services accessibles grâce à un réseau fédérateur à haut débit couvrant à terme l’ensemble de l’Alsace. Ces services se déclinent en quatre grands domaines : grands projets régionaux, réseaux de pays, réseaux urbains et services grand public.

 

 

Initié par les pouvoirs publics, le projet Cristal, lancé il-y a quatre ans, permettra dans un premier temps de relier les écoles, les hôpitaux et de constituer un intranet de 900 communes.

 

Le développement de services dans le domaine public devrait permettre d’atteindre un seuil critique, d’initier un certain nombre d’investissements de base (développement de la plate-forme technique), de créer une dynamique et de permettre à terme d’assurer, dans des conditions économiques viables, le lancement de services marchands (commerce électronique, services à valeur ajoutée à destination des entreprises). On constate dès à présent l’intérêt des opérateurs privés pour ce projet.

Le développement d’un réseau fédérateur à haut débit en Alsace bénéficie de deux atouts : un fort taux de pénétration du câble (300.000 foyers raccordables sur un total de 550.000 foyers, 50% étant effectivement raccordés) et l’importance des initiatives en matière de nouvelles technologies dans la région.

 

 

 

Un réseau fédérateur pour des groupes d’usagers

 

 

·         Une convention pour un intranet de communauté qui regroupe : le Conseil Régional d’Alsace, les Conseils Généraux du Bas Rhin et du Haut Rhin, les Communes alsaciennes ;

 

·         Une convention pour le déploiement d’un réseau éducatif régional qui regroupe : le Conseil Régional d’Alsace, les Conseils Généraux du Bas Rhin et du Haut Rhin, l’Académie de Strasbourg ;

 

·         Deux conventions pour un réseau régional de santé : convention Hôpital Universitaire de Strasbourg – Centre Hôpitalier de Haguenau, Fondation Transplantation ;

 

·         Des services d’information multimédia pour le grand public à partir de la presse régionale et nationale et de la télévision ;

 

·         Un réseau de services pour les usagers, dans les domaines, social, de l’emploi et des services administratifs. Il s’agit notamment d’un projet de convention avec l’ANPE pour développer des services en direction des demandeurs d’emplois : diffusion d’offres d’emplois, d’offres de stages, … Ce projet se réalisant dans le cadre d’une délocalisation des points d’information de l’ANPE, avec mise en place de la plate-forme emploi jeunes dans les mairies.

 

 

 

Le réseau fédérateur Cristal

 

 

Les autoroutes de l’information sont un facteur de développement économique et d’aménagement du territoire.

 

Le projet CRISTAL a été labellisé projet "d’intérêt public " dans le cadre de l’appel à proposition de Ministère de l’Industrie.

 

Ce projet est conçu comme : la valorisation des plans de câblage départementaux et l’interconnexion des plaques câble existantes. C’est un réseau fédérateur destiné à des groupes d’usagers.

 

Une plate-forme d’administration du réseau, commune aux différents secteurs d’application utilisés par des groupes fermés a été mise au point. Dénommée C@bleNet, cette plate-forme a été développée dans le cadre d’une convention de recherche-développement avec le Ministère de l’Industrie et de la Recherche.

 

 

2. Les services expérimentés

 

 

 

2.1. Intranet Collectivités Locales : le projet RECITAL

 

 

 

Il s’agit, grâce à une mise en réseau des principaux acteurs des collectivités locales d’Alsace, de faciliter l’accès et la circulation de l’information, de travailler en commun et de mieux collaborer.

 

 

 

Démarche de mise en œuvre

 

Le contenu de cet Intranet a été défini à partir d’un partenariat étroit mis en place avec les collectivités locales concernées.

·         Un groupe de Pilotage composé d’élus et de représentants de la Région et des deux départements, a participé à la définition des spécifications fonctionnelles de l’outil, au suivi du dossier de projet et à la validation de ces phases, au plan de communication et à l’évolution et au suivi de l’outil ;

 

·         Un groupe de projet mis en place dans les collectivités territoriales, il constitue l’interlocuteur privilégié pour définir le planning du projet, définir les spécifications techniques des services (conception des services, ergonomie, cahier des charges) et pour la réalisation et validation des maquettes.

 

 

Cette démarche de définition de l’outil, en partenariat avec les utilisateurs, permet, grâce à une appropriation de l’outil, une critique constructive, une utilisation active de l’outil, l’enrichissement de l’outil par de nouveaux services, un outil vivant.

 

 

Contenu du Projet

 

Cet Intranet est destiné aux Maires, Secrétaires Généraux de Collectivités locales, Conseillers Généraux et Conseillers Régionaux.

 

 

Ses principales fonctionnalités se déclinent en plusieurs niveaux :

 

Niveau communal

 

·         Mise à disposition de chaque commune de pages libres pour renseigner et diffuser de l’information.

 

 

Niveau Intercommunal

 

L’intercommunalité est très développée en Alsace et il y a eu une forte demande pour pouvoir communiquer entre les différentes structures d’une même intercommunalité.

 

·         Mise en place de forums et de messageries

Niveau des échelons administratifs

 

Mise en place de systèmes d’accès à toute l’information de type administrative

 

. Il doit permettre d’accéder facilement à l’information dans les domaines suivants :

 

·         Documents administratifs :

. Guide des aides

. Guide des associations

. Bulletins d’information

. Guide des procédures

. Connexion avec le Centre de gestion de la Fonction Publique Territoriale en vue de la dématérialisation des procédures de gestion du personnel

. En perspective, mise en ligne des délibérations des Conseils Municipaux.

 

·         Données Globales :

. Répertoire général des collectivités locales

. Base d’informations communales

. Organisation générale

. Base d’informations régionales, accès aux fonds de la presse régionale : Dernières Nouvelles d’Alsace ;

. Système d’information quotidien Mercure de la Caisse des Dépôts mis à disposition

. Qui fait quoi ?

 

·         Intégration d’une passerelle fax pour les communes et les parlementaires.

 

 

. Il doit permettre de partager ; de travailler en commun :

·         Echange d’idées ;

·         Répartitions des tâches ;

·         Echanges de documents, travail sur un même document ;

…..

 

 

. Il doit favoriser une meilleure communication et donc permettre une meilleure collaboration : communication orale, échange de documents, visioconférence.

 

 

L’expérimentation du projet

 

. Au Comité de pilotage du 10 février 1997 validation d’une première maquette de l’Intranet. Les fonctionnalités retenues sont : Guide des aides, répertoire téléphonique, authentification des utilisateurs, tribune d’expression communale, informations régionales.

 

. Lancement de l’expérimentation avec 6 Communes Pilotes le 12 mai 1997. Cette expérimentation porte sur les points suivants :

 

·         Les configurations :

. Numéris ou réseau câblé pour une meilleure qualité ;

.postes de travail multimédia, afin d’avoir texte, sons et image ;

. Installation, maintenance, assistance et dépannage réalisé par TELAL ;

. Fourniture de modems câbles dans le cadre du projet C@bleNet ;

 

. Cette mise à jour est réalisée par TELAL en collaboration avec les différents groupes (pilotage, projet, utilisateurs) ;

 

- Le budget par Mairie :

. Evaluation des coûts ;

. Charte de raccordement à TELAL

 

 

. Cette expérimentation porte actuellement sur une cinquantaine de communes test.

 

 

 

L’extension à titre commercial de l’Intranet collectivités locales est prévue pour le deuxième semestre de 1998. Il sera alors mis à disposition des collectivités locales sur la base d’un abonnement intégrant Mercure, pour environ 250 francs par mois.

 

 

 

2.2. Le Réseau Educatif Régional

 

 

Le Réseau Educatif Régional, c’est :

·         Le raccordement de 380 établissements secondaires à court terme ;

·         Le raccordement de 1800 écoles primaires à moyen terme ;

·         Un projet académique déterminant :

. des applications pédagogiques ;

. des applications en matière de gestion

 

 

Les services de base du réseau :

 

·         Courrier électronique :

. Disponibilité d’une boite au lettre par adulte (administratifs et enseignants) ;

. Plate-forme évolutive : extension possible à une boite aux lettres pour chaque élève (soit plus de 200.000 adresses électroniques) ;

 

·         Visioconférence : utilisée pour de l’enseignement à distance

.Visioconférence " numéris " : la continuité ;

. Visioconférence IP sur passerelle Numéris/IP.

 

- Accès sécurisé à Internet via Renater

 

 

 

Evolution des services

 

·         Création et hébergement de serveurs Web :

. Présentation d’établissements scolaires ;

. Projets pédagogiques.

 

·         Outils de communication évolués :

. Recherche documentaire ;

. Travail en groupe ;

. News et forums de discussions

service annuaire

formulaire en ligne

 

·         Visioconférence haut débit et multipoints " IP " ;

 

·         Service VOD

. expérimentation de l’accès à la Banque de Programmes et de Services de la Cinquième (elle dispose de 4000 documentaires soit plus de 2000 heures de programmes), en collaboration avec le Ministère de la Culture et de la Communication et la Cinquième à partir de février 1998.

 

. une quinzaine de sites : sites éducatifs (lycées et collèges), sites sociaux (maisons de quartier, ANPE, …) expérimentent cet accès.

 

 

 

Conditions de mise en œuvre du Réseau Education

 

·         L’équipement des établissement est en cours, sept cent ordinateurs sont en cours de mise en place ;

 

·         L’Académie a pris en compte la formation des enseignants ;

 

·         Le câblage des établissements est réalisé quand c’est nécessaire ;

 

·         Les coûts de ce réseau sont pris en charge par les collectivités locales. Grâce au câble, ces coûts sont relativement bas : de 500 à 800 francs par mois.

 

 

 

3.   Les Services de Télémedecine

 

·         Démarrés il-y-a deux ans, les projets de télémedecine se réalisent dans le cadre d’un partenariat européen : le Projet RUBIS (DG XIII). Il s’agit de l’adaptation et l’intégration de solutions télématiques et multimédia sur la plate-forme numérique CRISTAL :

. Echange du dossier médical informatisé entre l’hôpital et les médecins de ville ;

. Intégration de l’imagerie médicale ;

. Visioconférence

 

 

- Partenariat avec les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg pour le déploiement de services dans le secteur de la périnatalité, associant les spécialistes d’obstétrique, gynécologie, pédiatrie, chirurgie infantile et l’organisation de l’urgence médicale.

 

·         Partenariat avec la Fondation Transplantation pour le suivi des milles greffés de la région ;

 

 

Partenariat avec les HUS

 

Il s’agit grâce au développement de ces services de télémedecine de :

 

Le réseau inter-hospitalier mis en place doit permettre dans le cadre d’une même cession :

 

 

L’ensemble de ces concepts est en cours de mise en œuvre dans le cadre de RUBIS.

Fondation transplantation

 

Le réseau doit permettre de suivre les mille transplantés d’Alsace, dans de meilleurs conditions tout en évitant la centralisation du suivi des patients. Il permet :

 

 

Extension du réseau de télémedecine

 

Dans les deux cas évoqués ci dessus, il s’agit d’élaborer un modèle de réseau afin de pouvoir l’étendre à d’autres spécialités.

 

 

 

 

3.   Les Services aux Usagers

 

 

Mise en place d’un réseau de services pour les usagers. Il est orienté sur l’emploi, avec l’ANPE, dans le cadre des " Plate-forme emploi jeunes " ou de l’Intranet des communes.

 

 

 

 

3. Les Technologies mises en œuvre

 

 

Des technologies développées dans le cadre d’un programme de recherche-développement de plus de 20 millions de francs soutenu par le Ministère de l’Industrie dans le cadre de l’appel à projets "autoroutes de l’information" :

 

Adaptation aux réseaux à haut débit (vidéocom, ATM, …) ;

 

Sécurisation et administration des échanges :

·         Alors que l’on se trouve face à : des réseaux Numéris de France Télécom, des réseaux câblés de différentes technologies, des interconnexions de réseaux câblés, différents opérateurs, …, il faut pouvoir garantir au client une qualité de service uniforme et la sécurisation des échanges de bout en bout (intégration de la carte CPS -carte de professionnel de santé-). Pour cela il est nécessaire d’avoir une couche de supervision et de sécurisation ;

·         La sécurisation et l’administration des échanges est assurée par C@bleNet issue du produit Bull ISM. La mise au point de ces technologies démarrée en novembre 1996 devrait se terminer fin 1998.

 

Serveurs génériques pour l’hébergement de services :

·         Il s’agit de développer des serveurs génériques et modulaires afin de pouvoir répondre à tout type de demande ;

·         Plusieurs types de serveurs on été développés :

. serveurs pour l’information médicale ;

. serveurs de communauté ;

 

 

 

4. Les infrastructures déployées

 

 

Un réseau régional à haut débit (SDH à 155 Mbt/s) en cours de déploiement, la boucle Strasbourg-Colmar-Mulhouse sera achevée courant 1998. En 1998 on devrait avoir un réseau régional dense qui interconnectera 80% des zones câblées. Ce réseau en fibre optique appartient à une filiale d’EDF.

 

Au-delà du déploiement du réseau régional interviennent les départements :

 

 

 

Un nœud de télécommunications : opérateurs de télécommunications, de câble, … ;

 

Une plate-forme d’hébergement de services mutualisés.

 

5. Le rôle de la SEAM TELAL

 

 

Société anonyme d’économie mixte, TELAL est la structure qui porte met en œuvre le projet CRISTAL. Elle est portée par 28 actionnaires : Collectivités territoriales, organismes financiers et d’assurances, organismes professionnels, entreprises et institutions régionales.

 

 

Société de conseil en système d’information, elle est organisée en trois activités :

·         la veille technologique ;

·         le conseil et l’ingénierie en réseau, télécommunications et systèmes d’informations ;

·         les nouvelles technologies de l’information.

 

 

Au titre de ces différentes activités TELAL :

 

·         Entretient une relation privilégiée avec un grand nombre d’usagers en vue de l’identification, de la promotion, du développement et de l’expérimentation des services aux usagers ;

 

·         Conduit une veille technologique et un suivi des expérimentations en vue de

. Choisir de manière optimum les standards technologiques ;

. Conduire le plan de recherche développement en relation avec les entreprises industrielles impliquées ;

 

- Sert d’interface entre les "communautés d’usagers ", les opérateurs de services et les industriels.

 

 

Elle participe actuellement au projet européen RUBIS, avec comme partenaires, l’Alsace, l’Aquitaine, Berlin, Ulm et la Finlande.

 

TELAL est leader de ce projet de plus de 10 millions d’écu, cofinancé à 40% par l’Union Européenne. Grâce à l’union européenne des projets coûteux qui ne pourraient être réalisés au niveau régional, sont financés.

 

Ce projet a comme objectifs : l’intégration et la validation des applications existantes, l’accroissement de la compétitivité de l’industrie européenne et l’application de la stratégie du " gagnant-gagnant". Les principaux domaines d’application du projet sont : l’Administration, la Santé, les Transports, l’Education et les Cartes sécurité. L’Alsace est fournisseur d’applications dans les domaines de l’Administration et des Cartes sécurité et utilisateur des applications développées par les autres partenaires de RUBIS dans les autres domaines.

 

TELAL met en œuvre dans le cadre du projet BioValley, initiative de l’Alsace, la Suisse et l’Allemagne (faire de la vallée du Rhin une vallée des biotechnologies), un intranet qui s’adresse à la communauté des entreprises de biotechnologies en Alsace. Cet intranet est développé à partir des systèmes mis au point dans le cadre de CRISTAL.

 

 

 

 

5. Perspectives des interventions de TELAL

 

 

Depuis plus de dix ans TELAL est fortement impliquée dans l’aménagement et l’équipement des différentes régions françaises en matière de nouvelles technologies, dans un souci de cohérence et d’aménagement du territoire.

 

CRISTAL lancé il y a 4 ans par les collectivité locales, tout en s’appuyant sur les atouts de la région dans le domaine des nouvelles technologies, vise à mettre au point des modèles économiques viables dans le domaine des téléservices.

 

 

Partant du constat que le marché n’était pas à maturité en matière de services marchands, la plate-forme CRISTAL est fondée sur le développement de services publics. C’est pourquoi l’expérimentation de cette plate-forme multi-services est fondée sur cette approche : expérimenter et développer une plate-forme de téléservices axées sur des besoins publics, tout en concevant un système modulable, transposable pour des services marchants.

 

Les différents partenaires du projet CRISTAL ont investi plus de 50 millions dans ce projet, dont plus de 10 millions pour les collectivités locales. Elles s’attendent à juste titre à pouvoir tirer les "bénéfices " de cet investissement.

 

 

Les différentes fonctionnalités expérimentées et développées à travers CRISTAL doivent pouvoir être réutilisées dans le cadre de la conception de services marchands. Par ailleurs les fonctionnalités actuelles de CRITAL sont susceptibles d’intéresser d’autres collectivités. Les coûts de recherche-développement pour la mise au point de la plate-forme étant amortis, ces fonctionnalités pourront être commercialisées à des coûts moindres.

 

 

Au niveau régional

 

C’est le cas avec l’intranet créée pour Bio-Valley, c’est aussi le cas dans le domaine du commerce électronique, quelques entreprises du secteur banque-assurance sont intéressées par cette plate-forme.

 

 

Au niveau national

 

La démarche de CRISTAL intéresse un certain nombre de collectivités, de nombreuses collectivités sont d’ailleurs venues voir ce projet. La duplication de certaines des fonctionnalités de cette plate-forme pour d’autres collectivités est envisageable, ainsi TELAL va créer un intranet de collectivités locales dans le Morbihan.

 

 

Au niveau européen

 

L’engagement dans le projet RUBIS permet d’espérer une commercialisation de certaines des fonctionnalités de la plate-forme au niveau européen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7.- Développement rural et nouvelles technologies

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vercors Connect*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le contexte du projet

 

 

Le Plateau de Villard de Lans est une région de moyenne montagne, situé à trente minutes de Grenoble, dont l’agglomération regroupe 400.000 habitants. C’est une région en difficultés économiques, qui risque de devenir la banlieue résidentielle de Grenoble, le tourisme ne suffisant plus à maintenir les habitants au pays et à assurer son dynamisme économique.

 

 

Face à cette menace, les acteurs locaux ont mis en place un projet global visant à favoriser l’emploi dans le territoire. Cette démarche a été conduite par le District du Plateau de Villard de Lans, établissement public qui est présidé par le sénateur Jean Faure. Le District consacre 80% de ses budgets au développement économique et au maintien des activités existantes, 20% à la diversification de l’économie.

 

Il s’agit d’engager une démarche qui permette de " transformer la menace de la ville en atout ". Il faut démonter qu’il est possible de travailler et vivre autrement dans le Vercors.

 

 

Les démarches de redynamisation du Vercors reposent sur : les téléservices, le travail à distance et la formation. Il s’agit d’une part d’attirer des entreprises, d’autre part de former les populations aux nouvelles technologies.

 

 

1. Développement du Vercors et nouvelles technologies

 

1.1. La Formation : les réseaux buissonniers

 

Depuis fin 1994, de la maternelle au CM2 200 classes primaires, sont initiées aux nouvelles technologies : informatique, accès à Internet, mise en réseau, travail coopératif.

 

Un transfert de compétences du primaire vers le collège et le lycée est organisé. Un suivi pédagogique à distance pour cinquante élèves de seconde en terminale est organisé, ces élèves étant dotés de portables (Cyber-champions).

 

Une initiation des parents, aux nouvelles technologies, est réalisée par les élèves.

 

 

Les structures d’enseignement secondaire (collège et lycée), sont en cours de rénovation autour du télé-enseignement et de l’environnement.

 

 

1.2. Le Télétravail

 

C’est une démarche engagée en vue de la conquête d’une image économique du territoire, appuyée sur  la création du Téléspace en 1996.

 

Il s’agit de favoriser :

·         La localisation de télétravailleurs sur le territoire grâce au travail à distance permanent ou temporaire ou nomade ;

·         L’accueil de différents types d’entreprises dans le domaine du télétravail et des téléservices.

 

Pour rendre possible cette démarche, il a été nécessaire de reconstituer un environnement favorable au télétravailleur et notamment de conforter l’environnement en matière de services.

 

Actuellement une trentaine de personnes télétravaillent dans le cadre du Téléspace.

 

Le Téléspace fonctionne aussi comme un lieu de rencontres, d’initiation aux nouvelles technologies et de communication de tout ce qui se fait au niveau du District et comme centre de ressources.

 

 

1.3. Diffusion et vulgarisation des nouvelles technologies auprès de la population

 

Projet Cyber – Poste

 

Il s’agit de faciliter l’accès du grand public aux nouvelles technologies. Dans une première phase 3500 adresses électroniques ont été ouvertes. Des sensibilisations gratuites ont été organisées au sein du Téléspace Vercors en partenariat avec les élèves du lycée et la Poste.

 

Un travail est en cours avec la Préfecture pour mettre en œuvre des procédures dématérialisées pour certaines démarches administratives.

Autres Démarches

 

Des soirées sur les nouvelles technologies, centrées sur des approches thématiques, ont été organisées, particulièrement en direction des artisans et commerçants.

 

 

 

 

2. Perspectives de Vercors Connect

 

 

Depuis son lancement le projet a permis la création d’une quarantaine d’emplois. Il s’attache à la mise en œuvre de petits projets concrets, financièrement viables.

 

Il a été constaté qu’il était nécessaire de faire venir des compétences pour viabiliser le projet.

 

 

Un observatoire va être mis en place, fin 1998, pour suivre les effets du projet.

 

 

 

 

3. Témoignage d’un responsable d’entreprise

 

 

Témoignage de Monsieur Dominique Choisel, responsable d’une entreprise qui va s‘implanter dans le District de Villard de Lans.

 

Il souhaite s’implanter sur le Vercors dans le Téléspace. Son choix est guidé par la recherche d’un environnement propice pour tester des outils pédagogiques fondés sur les nouvelles technologies.

 

Il développe dans le cadre des formations à distance, des contenus de formation dans le domaine de la formation professionnelle et des formations sur l’Euro.

 

Son objectif est de tester des instruments de formation à distance. Les investigations qu’il a menées l’ont conduit aux constats suivants :

·         Pour cela Paris n’est pas adapté ;

·         Le Technopole de Grenoble est intéressant mais ne répond pas réellement à ses besoins ;

·         Sur le Vercors il trouve une écoute favorable par rapport à ses besoins et l’opportunité de bien tester les conditions de la formation à distance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INFOROUTE DE L’ARDECHE

 

 

 

Un Syndicat Intercommunal*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Historique

 

 

 

 

Suite à l’appel à propositions, pour des expérimentations sur le théme des "autoroutes de l’information " lancé fin 1994 par le gouvernement, Jacques Dondoux maire de St Agrève et Maurice Quintal, maire de Vion déposent en janvier 1995 un dossier de candidature.

 

 

Ce projet sera labellisé " Projet d’intérêt public " en novembre 1995. A la suite de cela les statuts d’un Syndicat Intercommunal à Vocation Unique seront déposés. C’est le démarrage du projet Inforoutes de l’Ardèche.

 

 

2. Les enjeux du recours aux NTIC

 

 

Pour un territoire enclavé et à dominante rurale comme l'Ardèche, les enjeux du recours aux nouvelles technologies de la communication et de l’information sont les suivants :

 

·         Désenclaver les communes rurales. Il s’agit d’une part de favoriser l’accès au monde extérieur (Internet), mais aussi de rapprocher les communes et leur permettre de travailler ensemble, notamment dans le domaine scolaire, ce qui était très difficile compte tenu des difficultés de communication ;

 

·         Valoriser l’éducation des enfants ;

 

·         Maintenir sur place les populations et les aider à redeployer leurs activités ;

 

·         Moderniser les collectivités locales et les services publics.

 

 

 

3. Les objectifs 

 

 

Le projet Inforoutes de l’Ardèche s’est fixé comme objectifs principaux :

·         L’équipement des écoles, des mairies et des hôpitaux ;

·         Le partage des équipements en commun. Pour des communes rurales ayant des ressources limitées, il est nécessaire de se regrouper pour mutualiser les équipements et pour trouver des ressources extérieures ;

·         Un accès facilité des populations aux nouvelles technologies, grâce à des centres locaux de communication ;

·         Des formations aux nouvelles technologies et un accompagnement des bénéficiaires ;

·         L’intensification des échanges d’informations.

 

 

 

 

4. L’organisation du projet

 

 

 

Le projet Inforoutes de l’Ardèche est structuré comme suit :

·         Maître d’œuvre du projet : le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche, collectivité locale à comptabilité publique ;

·         Siège social : Mairie de Saint Agrève ;

·         Président du SIVU : Jacques Dondoux, ancien directeur général de France Télécom, maire et Conseiller Général de Saint Agrève, Secrétaire d’Etat au Commerce Extérieur ;

·         Communes adhérantes au SIVU :

. Les 2 communes fondatrices en novembre 95, représentant 3 .500 habitants ;

. 64 communes en février 1998, représentant plus de 120.000 habitants, soit presque la moitié de la population de l’Ardèche.

 

 

 

 

5. Les moyens

 

 

Le budget

 

Sur quatre ans le budget nécessaire à la réalisation du projet est de 60 millions de francs se répartissant comme suit :

- Equipement des terminaux 35,0 millions FF 

- Equipements communs (accès Internet) 4,0 millions FF

- Equipements centres de communication 9,6 millions FF

- Formation et soutien utilisateurs 5,5 millions FF

- Organisation et pilotage de projet 5,5 millions FF

 

 

Les partenaires

 

Partenaires actuelles du projet :

·         France télécom

·         DATAR

·         Programme européen LEADER

·         Conseil Général de l’Ardèche

 

Partenaire sollicité :

 

·         Conseil Régional Rhône Alpes

 

 

Les acteurs du projet

 

Les principaux acteurs du projet :

 

 

L’équipe du projet : équipe du SIVU

 

 

6. Les réalisations

 

 

Les réalisations 1996/97

 

Ecoles primaires :

·         38 écoles primaires sont équipées de moyens informatiques et disposent d’une connexion gratuite à Internet ;

·         Une dizaine de classes sont équipée de systèmes de visioconférence ;

·         En matière de pédagogie, l’expérimentation de l’utilisation des nouvelles technologies qui a commencé il y a deux ans, est réalisée par l’Education Nationale. Tout ce qui relève de la pédagogie, de la conception et du développement de contenus éducatifs est réalisé par le personnel de l’Education Nationale (principalement les enseignants) sous l’autorité de l’Inspection d’Académie, qui a mis en place une personne spécifiquement chargée de la gestion de ces expérimentations.

Equipements communs au département :

·         Mise en service d’un point d’accès à Internet au Cheylard, accessible de tous points du département en coût local. Avant l’intervention du projet pour accéder à Internet il fallait passer par Grenoble ou Lyon avec des coûts de communications téléphoniques très élevés ;

·         Mise en place d’un pont de visioconférence. Certaines administrations et hôpitaux utilisent ce système de visioconférence pour faire des réunions à distance ;

·         Mise en service de quatre centres de communication à Lamastre, Alboussière, Guiherand-Granges et Aubenas.

 

Formation :

·         Mise en place d’un programme de formation à destination des instituteurs et des secrétaires de mairie (prise en main d’un micro ordinateur et des logiciels Internet) ;

·         Les centres multimédia de communication servent de support à la formation. Des formations sont organisées par les Chambres de Commerce et Chambres des Métiers en direction des commerçants, artisans et responsables d’entreprises ;

·         Engouement et forte demande en matière de formation.

 

Expérimentations :

·         Expérimentation dans le domaine de la téléadministration :

. dématérialisation de la transmission des délibérations des conseils municipaux, expérimentée par trois communes avec la Sous Préfecture de Tournon ;

. Création à Annonay d’un point d’accès aux services administratifs de la Sous Préfecture ;

. convention entre Alboussière et la Sous Préfecture de Tournon pour mettre en place d’ici deux à trois ans un centre d’accès aux services administratifs ;

·         Développement d’une messagerie entre les hôpitaux ruraux et la DDASS ;

·         Poursuite des expérimentations de visioconférence médicale entre les hôpitaux d’Annonay et Saint Agrève dans le domaine de la pédiatrie.

 

 

L’intérêt d’une commune à adhérer

 

L’adhésion des communes au projet est motivée par trois facteurs : les services apportés, le coût de ces services et les économies potentielles :

 

Les services apportés :

·         Accès aux services performants de l’Internet et de la visioconférence (courrier électronique, base documentaire du web, réunions en visio multisite) ;

·         Connexion des écoles primaires gratuite ;

·         Formation gratuite aux nouvelles technologies des instituteurs et secrétaires de mairie ;

·         Valorisation et promotion internationale de la commune sur le web ;

·         Conseil et soutient de l’équipe du SIVU pour les projets communaux en matière de nouvelles technologies de la communication et de l’information ;

·         Création de centre de communication dans les villes-centre ;

·         Tarifs préférentiels d’accès à Internet et aux visioconférences pour l’ensemble de la population ;

 

Les coûts supportés :

·         cotisation annuelle de 3 francs par an et par habitant.

 

Les économies potentielles :

·         Allégement des coûts postaux ;

·         Allégement des frais de déplacement.

 

 

 

 

 

 

 

 

8. - Nouvelles technologies atout pour le développement des métropoles

 

 

 

. Metz, ville pionnière des nouvelles technologies : Entretien avec Jean Marie Rausch

 

 

- Metz, pole multimédia

 

 

 

- Grenoble Network Initiative

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intervention de Monsieur Jean Marie Rausch,

Sénateur Maire de Metz

 

 

 

 

 

 

Metz est une ville pionnière en matière de nouvelles technologies. Comment cela s’est-il fait ?

 

 

" Je suis maire depuis 1971, c’est à dire depuis 27 ans. Quand je suis devenu maire, c’était les début du déclin de la société industrielle. La sidérurgie entrait en crise, et commençait à supprimer des emplois.

 

A cette époque, avec mon premier adjoint, Jean Marie Pelt, qui est un écologiste connu, nous nous sommes posé la question de savoir quelle société succéderait à la société industrielle, dont nous pressentions qu’elle touchait à sa fin.

 

A cette époque, George Pompidou, Président de la République, avait décidé de supprimer progressivement l’ORTF et pour cela de laisser se développer dans un certain nombre de ville la télévision par câble. Un plan de sept ville à câbler (dont Metz) fut élaboré. Avec la mort du Président Pompidou en 1973 et l’arrivée du Président Giscard d’Estaing ces projets de câblage de villes fut remis en cause, la réforme de l’ORTF se faisant par son éclatement en sept sociétés distinct.

 

Si les autres villes abandonnèrent ces projets de câblage, nous avons pensé que ce projet pouvait être une ouverture vers cette société de communication que l’on pressentait. Nous avons crée une première structure avec le Républicain Lorrain pour réfléchir à ce projet de câblage. C’est ainsi qu’en 1979, par une dérogation octroyée par Monsieur Raymond Barre, Premier Ministre, Metz a été la première ville autorisée à être câblée.

 

Ce câblage de la ville fut réalisée par adjudication, réalisée conjointement par la ville de Metz et TDF, à une filiale de Philips, dans des conditions particulièrement avantageuses, étant financé uniquement par les primes de raccordement. La ville devait même toucher 1% du chiffre d’affaires selon les termes de l’adjudication.

 

 

Metz devenait la première ville câblée et la pénétration du câble s’est progressivement développée atteignant depuis quelques années le taux de 60%. Ce projet partait de ma volonté de montrer que la ville de Metz pouvait s’intéresser aux technologies d’avenir et se préparer à faire face aux défis du futur.

La genèse du technopole de Metz

 

Au Sénat, alors que je ne suis pas du tout spécialiste des nouvelles technologies, j’ai commencé à m’intéresser d’une part à l’informatique, d’autre part à la télématique et à la naissance du minitel. C’est ainsi que je suis devenu rapporteur du budget des télécommunications et que j’ai entrevu le monde extraordinaire qui allait émerger.

 

J’ai souhaité faire de la ville de Metz un lieu ou ces nouvelles technologies se développeraient. J’avais vu aux Etats Unis avec la Route 128, Boston et la Silicon Valley des sites où se développaient les nouvelles technologies. A l’occasion de plusieurs voyages aux Etats Unis j’avais aussi visité Pittsburgh (qui avait une histoire industrielle similaire à celle de la Lorraine), son technopole et j’avais même suivi un séminaire sur la création des technopoles.

 

En revenant de ces voyages, j’ai décidé de créer, à Metz, un technopole. On me prenait un peu pour un fou ! Certain prétendaient que j’aurai mieux fait de construire une usine textile pour donner du travail aux femmes qui n’avaient pas de qualification professionnelle. J’ai persisté et aujourd’hui, ce technopole représente plus de 4000 emplois directes et prêt de 10.000 emplois indirectes. L’investissement initiale est largement amorti et le technopole est une réussite.

 

Voyant le succès des entreprises du secteur des nouvelles technologies, j’ai essayé d’en attiré ici. J’ai attiré des sociétés américaines, certaines se sont implanté, … On a fait de ce technopole un véritable technopole de la communication : on a été très sévère dans les implantations d’entreprises, on y a installé un lycée de la communication et une partie de l’université tournée vers la communication.

 

Cette démarche a été profitable, progressivement on s’est aperçu que cela attirait les entreprises qui préféraient, quand venaient dans l’est de la France, s’installer à Metz. C’est ainsi que SFR–CEGETEL y ont crée des centaines d’emplois et l’on est en pourparlers pour d’autres implantations, …

 

 

Les projets autoroutes de l’information

 

Nous avons voulu rester en avance et continuer à anticiper sur les évolutions technologiques. C’est pourquoi nous nous sommes très tôt intéressé aux autoroutes de l’information, dés le discours d’Al Gore et les initiatives des pouvoirs publics françaises suite au rapport de Gérard Théry.

 

Nous avons été présent sur ces questions d’autoroutes de l’information :

·         Jean Charles Bourdier, rédacteur en chef du Républicain Lorrain a été chargé, par le gouvernement d’une mission de réflexion dans ce domaine ;

·         Au Sénat, j’ai été le rapporteur de la loi Fillion qui autorisait les expérimentation en matière d’autoroutes de l’information ;

·         Nous avons enfin présenté des projets d’expérimentation dans le cadre de l’appel à proposition autoroutes de l’information du Ministère de l’Industrie.

 

 

Nous avons réalisé beaucoup d’expérimentations et nous allons en réaliser d’autres. Un de nos axes d’intervention est l’accès à Internet sur le réseau câblé. Pour cela nous modernisons le réseau de manière à avoir une voie de retour.

 

 

Nous avons d’autres innovations intéressantes, ainsi on a mis en place un système de pager dédié aux transport en commun. Pour un abonnement de 80 francs par semestre, les habitants de Metz ont dans la poche un système qui leur indique la localisation des bus qu’ils souhaitent prendre.

 

Nous avons passé des accords avec la ville de Sarrebruck, nous conduisons avec eux le projet ELIS, qui est un projet de coordination de nos offres d’emplois et de rapprochement des entreprises de Sarre et de Moselle.

 

 

Quelques projets récents

 

La ville de Metz est en train de mettre en place (cela fonctionne déjà à titre expérimental), un Intranet qui regroupe l’ensemble des informations interne à la ville. Ainsi tous les matins une revue de presse complète est accessible sur le réseau. Quand je suis au Sénat, à Paris, au lieu d’attendre que l’on m’envoie un journal ou une photocopie d’un article de presse, je n’ai qu’a aller dans mon bureau, me connecter sur le réseau et je peux sortir sur mon imprimante les articles qui m’intéresse en quelques secondes. 

 

 

Enfin on est en train de poser (c’est en voie d’achèvement) à Metz, entre les différents sites de la mairie, les sites universitaires et d’autres sites, une liaison à haut débit en fibre optique. Ce réseau permettra d’échanger des documents, des photos, des plans, des livres, des films à très grande vitesse.

 

 

Nous avons lancé des expérimentations en matière de nouvelles technologies, tous azimuts. On pense que cela amènera du développement, du développement économique, des créations d’emploi.

 

Notre démarche d’expérimentation en matière de technologies de la communication doit nous permettre :

·         De mieux appréhender l’avenir de ces technologies ;

·         De mieux identifier les systèmes, les solutions technologiques et économiques qui vont se développer dans l’avenir. "

 

 

 

Quelles sont les attentes en matière d’Internet sur le câble ?

 

" Internet sur le câble est une véritable expérimentation.

 

Personnellement je ne crois pas à l’avenir de l’accès à Internet via un terminal TV, même équipé d’un pavé alphanumérique et d’une souris à commande infrarouge. Je me souvient qu’il y a une quinzaine d’années, quand on a essayé de mettre le minitel sur le téléviseur cela a été un échec. Il fallait un équipement dédié.

Pour Internet, l’appareil idéal c’est l’ordinateur ou le terminal Internet :

 

·         La voie royale pour Internet c’est l’ordinateur, mais l’ordinateur servira surtout pour la formation et l’information, pas pour le télé-achat ;

 

·         Pour le télé-achat on utilisera un terminal individuel dédié qui devrait bientôt être lancé sur le marché. Il sera connecté au web des grandes surfaces. Sa diffusion sera favorisée, la grande distribution qui le diffusant à des conditions très avantageuses ou même gratuitement.

 

L’accès à l’information, à la culture, via Internet, pour les étudiants, les élèves, le grand public passe par l’ordinateur. Il y a aujourd’hui, à Metz, un climat qui est très favorable à la diffusion d’Internet. Ainsi cet après-midi une personne de soixante trois ans qui n’avais jamais fait d’informatique de sa vie, m’a envoyé un e-mail pour me dire " Monsieur le Maire, bonjour. Je viens d’acquérir un ordinateur, je ne suis pas aussi amorti que cela et je vous envoie mon premier e-mail ".

 

 

Il y a quelques mois je suis allé aux Etats Unis, envoyé par le Sénat pour une étude sur la Poste. J’ai voulu étudier comment fonctionne la Poste qui est le dernier grand service public aux Etats Unis. Là bas j’ai remarqué, que même les gens qui occupaient des emplois subalternes à bas salaires, étaient amenés à manipuler l’ordinateur. Par exemple, dans les hôtels, quand en France on classe vos fax dans un casier, là bas, tout est gérer par l’informatique. Ce qui veux dire, que même les emplois les moins qualifiés, les moins payés, nécessitent une parfaite connaissance de l’ordinateur. Or Internet est un système de communication qui passe aujourd’hui par la manipulation et l’utilisation de l’ordinateur et demain d’autres systèmes plus évolués. "

 

 

 

Quel est l’impact de l’engagement de Metz en matière de technologies de la communication ?

 

 

" La maîtrise des technologies de la communication par le grand public est une condition de la compétitivité des collectivités locales et du développement économique de nos territoires. C’est pourquoi nous faisons de notre ville, de notre territoire, un lieu d’expérimentation de la diffusion de ces technologies.

 

 

Si je peux comme Maire, traduire par un chiffre les effets de ma démarche, je dirai que la ville de Metz, grâce au développement de ce secteur d’activités, a connu un taux de développement de 7 à 8% minimum (largement supérieur à la moyenne française). Cette croissance a rapporté suffisamment en imports locaux pour que la ville n’ai pas besoin d’augmenter les taux de ses impôts depuis 1984. Metz est probablement la seule ville française qui n’ai pas augmenté ses taux en matière de fiscalité depuis quatorze ans.

 

 

 

Pour moi le développement des activités du futur est un moyen prodigieux de créer des emplois, de faire du développement économique et générer des recettes fiscales. "

 

 

Quelles est la place de l’initiative publique en matière de nouvelles technologies et est que cela coûte cher ?

 

 

" Le coût pour la collectivité des initiatives que nous avons pris pour promouvoir le développement des nouvelles technologies de la communication n’est pas très élevé.

 

 

Je suis profondément libéral, il y a un veille phase latine qui disait " César pontem fecit " cela ne voulait pas dire César a fait le pont, mais César a fait faire le pont. Je préfère faire faire aux autres ce pour quoi ils sont mieux outillés que moi. "

 

 

 

Quelles perspectives en matière de vidéo à la demande ?

 

 

" Je n’ai pas poussé cette expérimentation, car je ne crois pas à la vidéo à la demande. Je pense qu’il y aura plutôt d’énormes banques de données où seront stockées les films numériques et par un système comme Internet (un Internet amélioré), on pourra rapatrier les films très rapidement la nuit, sur son disque dur avant de les visionner. "

 

 

 

Quels projets pour Metz dans un cadre européen ?

 

 

" La collaboration avec Sarrebruck concerne le développement économique et l’emploi. Par ailleurs nous sommes en train de réfléchir au plan européen à un programme plus important dans le domaine culture. Nous en sommes à la phase des pré-études. "

 

 

 

 

Metz ville pilote dans la diffusion des nouvelles technologies ?

 

 

" Nous jouons bien un rôle d’entraînement pour le développement des nouvelles technologies. Dans le cadre de l’association des Maires des Grandes Villes de France, que j’ai présidé pendant douze ans, j’ai crée Médiavilles, que j’ai transformé maintenant en Multimédiaville.

 

Cette manifestation qui se déroule en deux cessions, une l’été et l'autre l’hiver, connaît un grand succès. En janvier dernier notre cession d’hiver au Sénat a rassemblé plus de 250 personnes. Ces manifestations constituent un facteur d’entraînement important, des grandes villes, dans l’expérimentation des nouvelles technologies. "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

METZ : pôle multimédia*

 

 

 

 

 

 

 

 

Historique du pôle multimédia

 

 

En 1979, mise en service à Metz du premier réseau câblé, réseau qui aujourd’hui a le meilleur taux de pénétration de toutes les grandes villes de France.

 

En 1983, Monsieur Jean Marie Rausch, Maire de Metz, fait le choix des nouvelles technologies de la communication pour bâtir et développer le Technopôle de Metz 2000.

 

En 1995, Metz est la première grande ville de France à avoir son site Internet.

 

En 1995, dans le cadre de l’appel à propositions " Autoroutes de l’information " du Ministère de l’Industrie, Metz, propose un projet de plate-forme multi-service. Ce projet d’une plate-forme, ouverte et orientée services, sera labellisé par l’Etat.

 

Metz Interactive est crée à la suite de cela, sous forme d’une association loi 1901, pour promouvoir et animer cette plate-forme et développer des services en direction du grand public.

 

 

 

1. Concepts de base de Metz Interactive

 

 

Principes de base à l’origine de la création de la structure

 

 

Metz Interactive, n’a pas vocation a être maître d’ouvrage, mais elle a pour fonction de fédérer des initiatives. C’est une structure de promotion, de lobbying, et d’animation de cette plate-forme. Metz Interactive est une structure autour de laquelle peuvent venir de nouveau partenaires, pour bâtir de nouveaux projets.

 

Un des objectifs de cette structure est de faire travailler ensemble le secteur privé et le secteur public, en tenant compte à la fois des domaines de compétence et des missions de chacun. Les atouts d’une telle démarche sont les suivants : faire jouer les synergies, partager les responsabilités et pouvoir monter de grands projets.

Le concept de Metz Interactive est fondé aussi sur le constat qu’aucun acteur individuellement n’est assez puissant pour développer seul les nouvelles technologies. Il est donc nécessaire de favoriser : les stratégies d’alliance, de développer des contenus dans le cadre de réseaux. Metz interactive a pour vocation de fédérer les acteurs, de manière à additionner les compétences, à favoriser des convergences d’intérêts.

 

 

Choix techniques

 

Du point de vu technique sachant que la télévision est l’outil grand public par excellence (taux de pénétration TV : 96%, taux de pénétration PC : 18%), le développement des nouvelles technologies de la communication et de l’information (dont Internet) passera par la télévision.

 

Démarche en matière de contenus de proximité

 

D’autre part le développement d’Internet passe par la création de contenus de proximité : une économie globale, des économies locales. Les contenus locaux à développer concernent les domaines de la santé, de l’éducation, du social et des services de proximité (démarches administratives à domicile). La clé du développement d’Internet passe par une offre variée de contenus de proximité.

 

 

 

 

2. Partenaires de Metz Interactive

 

 

Collectivités territoriales

 

Organismes consulaires

- Chambre de Commerce et d’Industrie de la Moselle

 

Organismes bancaires

 

Média

 

Opérateurs du secteur NTIC

Secteur de l’enseignement

 

 

 

 

3. Les missions de Metz interactive

 

 

Animation locale

 

Communication

·         Apporter son expérience en matière de nouvelles technologies, à d’autres villes de Lorraine ;

·         Confronter son expérience avec d’autres collectivités : Lyon, Lille, Sarrebruck.

 

Lobbying

·         Activité de lobbying auprès des pouvoirs publics. Se donner les moyens d’être en phase avec les grands plans de développement des nouvelles technologies lancés par les pouvoirs publics.

 

 

 

4. Le réseau câblé de Metz

 

 

Le réseau câblé de Metz est un réseau coaxial conçu à la fin des années soixante dix. Il a les caractéristiques suivantes :

·         65.000 prises installées soit un taux de pénétration de 65% ;

 

Ce réseau est en cours de rénovation, France télécom Câble, investit 110 millions de francs pour le mettre aux normes les plus récentes (permettre l’interactivité). Engagés en 1997, la fin des travaux est programmée pour 2000.

 

Le réseau câblé du centre ville de Metz devrait être rénové d’ici fin 1998, ce qui permettra le lancement de nouveaux services interactifs à cette période.

5. Les domaines d’investigation

 

Metz Interactive développe des expérimentations dans un certain nombre de domaines :

·         Information locale : journal interactif du républicain Lorrain (transposition sous forme multimédia des informations contenues dans le journal) ;

·         Projet de coopération entre Metz et Sarrebruck dans le domaine économique (programme ELIS financé par l’Union Européenne) ;

·         Presse diffusée (webcasting). Diffusion d’un journal sous forme électronique via des micro-ordinateurs ;

·         Projet de vidéo à la demande (VOD) abandonnée ;

·         Projet d’expérimentation de services multimédia pour le grand public (programme EQUAL financé par l’Union Européenne), se réalisant conjointement avec d’autres villes (Bilbao, Leicester, Brescia). Parmi les services à expérimenter : mairie à domicile (démarches administratives), informations multimodales (temps de locomotion dans une zone géographique donnée), cyber-musées, environnement, … ;

·         Internet sur le câble.

 

 

 

Expérimentation d’Internet sur le câble

 

Projet Metz 97

 

Dans le cadre d’une convention entre TDF Câble et la ville de Metz une expérimentation pilote d’Internet sur le câble est depuis novembre/décembre 1997. Les paramètres de cette expérimentation sont les suivants :

. 600 Kbps en voie montante

 

Premiers résultats de cette expérimentation :

 

 

Une offre pour les professionnels devrait bientôt pouvoir être lancée. Les professionnels sont très intéressés par l’accès à Internet via le câble.

 

 

Projet Metz 98

 

Relance de l’expérimentation en direction du grand public avec " Metz 98 ". Pour tirer les conclusions de la première phase de l’expérimentation, baisse du prix de l’abonnement, enrichissement du contenu pour le grand public. Cette nouvelle expérimentation a été lancée depuis le premier janvier.

Cette expérimentation se réalisera avec les paramètres suivants :

·         Partenaires du projet : Metz, France Télécom, républicain Lorrain, et des parrains (BPL, Sogénal) ;

·         Expérience pilote sur la période mars – juillet 1998 : offre Internet sur la télévision uniquement avec abonnement à 140 francs et comme objectifs 100 clients pilotes. Il s’agit de tester grâce à l’appui de parraines (notamment les banques) des tarifs plus bas que les coûts du marché ;

·         Expérimenter des terminaux Internet sur la télévision produits par Com 1 ;

·         IMH grand public : présélection de 40 sites Internet et classement des sites par Thèmes, développement d’un interface plus accessible au grand public ;

·         Développement de contenus de proximité (information de proximité).

 

C’est bien dans le rôle d’une collectivité que d’accompagner, de favoriser l’accès du grand public à Internet.

 

 

 

 

6. Les projets en matière de multimédia pour 1998

 

Il s’agira de développer des contenus audiovisuels destinés aux différents publics, afin de démontrer et valoriser l’intérêt que représente le terminal TV pour l’accès à Internet. Cette démarche s’appuiera sur l’enrichissement des contenus existant.

Parmi les projets de contenus multimédia à mettre au point d’ici septembre 1998 :

 

. Présentation des établissements hospitaliers ;

. Guide des patrologies ;

. Conseils pratiques ;

. Démarches administratives, horaires des transports ;

 

 

 

. Création d’une galerie marchande, à vocation régionale, destinée au grand public ;

. Possibilité de disposer de plusieurs moyens de paiement électronique sécurisés.

 

. Guides touristiques locaux ;

. Sensibilisation aux nouvelles technologies ;

. Forum des écoles ;

. Implication de tous les niveaux d’enseignement : écoles primaires, collèges, lycées, universités ;

. Internet sur la télévision à la maison en complément d’Internet sur ordinateur à l’école.

Les enjeux des projets 98

 

Pour Metz Interactive, la logique de ces expérimentations est la suivante :

 

. Internet sur la télévision, c’est une encyclopédie interactive ;

. Il est envisagé qu’une écriture particulière pour le Net/TV soit nécessaire ;

 

. Informations locales ;

. Intégrer la vidéo ;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grenoble Network initiative*

 

 

 

 

 

 

 

 

Grenoble Network Initiative est une association créée en 1994, qui regroupe des industriels (Bull, Hewlett Packard, Rank Xerox, Sun Microsystems, France télécom, SGS Thomson…), des scientifiques (CNET France télécom, CNRS, INRIA, IMAG,…) et des universitaires (Université de Grenoble, université de Savoie, Ecole Supérieure de Commerce de Grenoble…) et des collectivités locales (Conseil Général de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Région Rhône-Alpes, Chambre de Commerce et d’Industrie…).

 

 

 

 

 

Objectifs de Grenoble Network Initiative

 

 

 

GNI vise à favoriser la création d’un environnement favorable au développement et à l’usage des technologies de l’information et de la communication :

 

 

En terme d’activités, les axes prioritaires d’intervention sont :

Mode d’intervention de Grenoble Network Initiative :

 

·         Des groupes de travail thématiques et des forums permettent des échanges réguliers entre les membres et avec de nouveaux partenaires. C’est de cette rencontre entre offreurs et utilisateurs, entreprises, formateurs, chercheurs que naissent les synergies et l’originalité de la démarche. Huit groupes de travail ont été créées :

·         Politique éditoriale et contenu des sites grenoblois.

·         GNI impulse des expérimentations, des applications pilotes réalisées par des consortiums spécifiques et participe à des projets européens ;

·         GNI est membre du W3C, de l’Internet Society et développe des échanges et des partenariats internationaux.

 

 

 

 

Les réalisations de GNI

 

 

Conception et Réalisation de projets pilotes

 

 

GNI met en œuvre des applications pilotes et des expérimentations issues de ses groupes de travail et participe à des programmes européens ou nationaux. Ses principales réalisations portent sur : le commerce électronique, la télémédecine, l’éducation, les infrastructures, l’Intranet, les bibliothèques virtuelles.

 

Infrastructures

 

Expérimentation des plates-formes RNIS et ATM de France Télécom.

 

Mise en place d’un réseau métropolitain haut débit pour des expériences avancées (avec le CEA, le CNRS, l’INRIA et l’IMAG) et ouvert à des accès internationaux. Ce développement s’articule autour de la plaque ATM régionale de France Télécom.

 

Expérimentation, au sein de GNI, d’un point d’échange de proximité (PEP) par des fournisseurs d’accès Internet opérant en Rhône-Alpes, pour améliorer la qualité du trafic régional sur Internet.

 

 

 

Commerce électronique

 

 

Un groupe de travail au sein de GNI qui réunit une cinquantaine de PME.

 

Action de sensibilisation des élus, des acteurs économiques et des organismes consulaires (CCI) par des conférences.

 

Mise en place d’un show de démonstration à la Chambre de Commerce et d’Industrie.

 

Mise en œuvre du projet Entreprise communiquante (labellisé Autoroutes de l’Information). Ce projet vise à renforcer la compétitivité des PME et à favoriser l’émergence de nouveaux services et contenus d’information, par la promotion des technologies et l’expérimentation concrète d’applications innovantes (vente, services en ligne, paiement électronique, marketing). Ce projet a un volet expérimentation concrète et un volet étude des usages.

 

 

 

Télémédecine

 

 

Développement du projet SCIRRIM (réseau régional d’imagerie médicale) labellisé et financé dans le cadre de l’appel à propositions Autoroutes de l’Information.

 

Ce projet met au point un protocole IP-V6 et expérimente la transmission, depuis des sites fixes ou mobiles, d’images hétérogènes sur réseaux à haut débit, en particulier pour des situations d’urgence médicale.

 

Partenaires : Bull, CEA/LETI, Dassault Electronique, CHU de Grenoble.

 

 

 

Expertise technique de projets et hébergement en phase expérimentale

 

 

Exemple de mise en œuvre de ce schéma d’intervention :

 

- JOB TRONIC : un serveur sur lequel les candidats à un emploi s’inscrivent.

 

- ATOLL : réseau Intranet de travail intérimaire.

 

- MUSICROM : annonce et réservation de spectacles de musique.

 

- Les Affiches : création d’un site pour organe de la presse locale.

 

- Projet de création d’une galerie marchande virtuelle régionale.

 

 

 

 

Sensibilisation des PMI/PME aux nouvelles technologies

 

 

Dans le cadre d’un contrat global de développement du Grésivaudan, intervention pour la sensibilisation des PMI/PME aux nouvelles technologies.

 

 

 

Pôle Numérique

 

Regroupement de 8 villes de Rhône-Alpes

 

 

 

Perspectives liées à l’action de GNI

 

 

Par son action GNI contribue à la création et au développement d’entreprises, grâce à une demande locale stimulée par les projets pilotes et des infrastructures à coût d’utilisation faible. Il favorise aussi l’implantation de nouvelles entreprises qui sont attirées par la vitalité du site et le renforcement de sa vocation " expérimentation-recherche " pour les télécommunications et les réseaux.

 

 

La force du pôle de Grenoble

 

Grenoble offre un environnement humain, social et géographique très favorable au développement des nouvelles technologies.

 

Les synergies université-recherche-industrie, la qualité de la main d’œuvre, la forte présence internationale, l’attractivité du site et de Rhône-Alpes contribuent pour beaucoup à la réussite du pôle nouvelles technologies de Grenoble-Isère.

 

Avec plus de 21.000 emplois, Grenoble-Isère est un site majeur en Europe pour les technologies de la communication et de l’information.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9.Programme des Forums du Mois des Villes à l’Ere Numérique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Programme des Forums et débats thématiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

07/02 - 16 h - Ville de Parthenay : Mr M. Hervé Maire de Parthenay et Président du District, A. JM Loechel Secrétaire Général AVN et I. Melis, journaliste (Amsterdam).

 

 

 

11/02 - 16 h - La vie associative sur les réseaux, animation urbaine et culture : J. Cornu Président de Videon, T. Lesage Association Interface et Claudio Zulian, Barcelone en visioconférence

 

 

13/02 - 16 h - Les Ardennes, Association ARTHUR (Programme ardennais pour les autoroutes de l'information) : Mme D. Turpin Directrice de l'Association des Maires des Ardennes, Mr H. Lebec Immedia, Mme M. Marquet, Maire de Chooz.

 

 

17/02 -

 

14 h à 16 h - Région Aquitaine : Centre Européen de la Communication, avec des témoignages en visioconférence sur les interventions du CEC en Aquitaine : interventions de Mrs T. Ulmet, J. Darsouze, J.P. Trieau du CEC et Mr Milhorat de la ville de Lacanau ;

 

16 h à 18 h - Thème : Services publics, Administration et citoyenneté sur les réseaux, intervention de :

. Mr P. Martin Lalande Député du Loir-et-Cher, Vice-Président du Conseil Général, Maire de Lamotte-Beuvron, Co-Président du groupe d'études sur les NTIC à l'Assemblée Nationale, auteur d'un rapport au Premier Ministre "Internet : un vrai défi pour la France" ;

.Mr C. Saunier, Sénateur, Maire de Saint Brieuc, Vice Président de la Fédération des Maires des Villes Moyennes

. Mr J.P. Baquiast Président association Admiroutes, chargé d'une mission ministérielle sur "Internet et administration, Internet et la modernisation de l'Etat" ;

. Mr R. Tarraf responsable de l'association Maison du Temps Libre d'Amiens (les nouvelles technologies contre l'exclusion).

 

 

 

19/02 - 16 h - Région Bretagne : Conseil Régional de Bretagne, Mr A. Gerardin et visioconférence avec la technopole de Quimper

 

20/02 - 16 h - Ardèche : les Inforoutes de l'Ardèche : Mr Guy Frery, responsable des Inforoutes et visioconférence avec le Maire d'Alboussière.

 

 

21/02 - 14 h - Le Vercors et Grenoble Network Intiative : Mme C. Carlioz, Directrice du District du Plateau de Villard de Lans et Mr J.X. Boucherle, Maire de Meylan (technopole de Grenoble) et Vice Président de Grenoble Network Initiative.

 

 

 

24/02 - 16 h - Forum thématique : Problématique des Réseaux de télécommunication dans le développement local, intervention de :

. Mr R. Chinaud, Membre du Collège de l'Autorité de Régulation des Télécommunications ;

. Mr Jean Bruno Brunat, Délégation aux Collectivités Locales, France Télécom ;

. Mr M. Moll, Directeur Délégué aux Activités Nouvelles, Régie Municipale de Colmar

. Mr A. Gerardin, Conseil Régional de Bretagne ;

. Un représentant du Réseau Ouest-Recherche ;

. Mr J.P. Leglise, Secrétaire Général de l’Association Réseau de villes Rhin Sud ;

. Mr G. Le Bras, Directeur Laval Mayenne technopole ;

. Mr M. Mazzini, Directeur Technique CIRIL, réseau StanNet, Nancy ;

. Mr Yann Breban, Avocat, Cabinet Alain Bensoussan ;

 

25/02 -

 

15 h à 16 h 15 - Ville de Metz et Metz Interactive : Intervention de Mr J. M. Rausch, Sénateur Maire de Metz en visioconférence, et présentation de Mr P. Henaux, expert multimédia ville de Metz.

 

16h 20 à 17 h 40 - Région Basse-Normandie : P. Lequesne, responsable NTIC Région et interventions en visioconférence de P. Rossignol Projet Educatif de l'Académie de Caen, A. Kenderji de la ville d'Hérouville, et A. Legoff Chef du Service des Inforoutes et Téléactivités au Conseil Général de la Manche.

 

 

27/02 – Arnédo numérique : Laura Garcia Victoria, Secétaire Géneral de l’ARENOTECH

 

 

26/02 - 16 h - Alsace : le réseau Cristal, Mr G. Steiner Directeur de TELAL

 

 

28/02 - 16 h - Clôture des Forums : Enjeux et perspectives pour les villes et territoires à l’heure numérique

 

 

 

 

Sommaire

 

La grande aventure des collectivités locales à l’ère du numérique

 

Introduction

 

1.      Nouvelles technologies de l’information et de la communication et développement local : enjeux et perspectives

 

2. Les laboratoires de la société de l’information

 

o        Parthenay laboratoire urbain de la société de l’information :

. Entretien avec Michel Hervé, Maire de Parthenay

 

o        Les Ardennes : Rimbaud, les autoroutes de l’information au service d’un projet de territoire

 

1.      Problématique des réseaux de télécommunications dans le développement local, les collectivités territoriales face à la libéralisation des télécommunications

 

Présentation de quelques expériences et projets de référence en matière de réseaux métropolitains et réseaux régionaux de télécommunications en France

. Laval et Mayenne

. Colmar

. Castres – Mazamet

. Nancy

. Rhin – Sud

. Dijon

. Alpes Maritimes

 

4. Services publics, Administration et Citoyenneté sur les réseaux

 

. Internet et la réforme de l’administration, enjeux et perspectives : Jean Paul Baquiast,

 

. Les villes moyennes face aux nouvelles technologies : entretien avec Claude Saunier,

 

5. - Les régions à l’ère numérique

 

6. - Développement rural et nouvelles technologies

 

 

7. - Nouvelles technologies atout pour le développement des métropoles

. Metz, ville pionnière des nouvelles technologies : Entretien avec Jean Marie Rausch

 

 

 

 

8. – Programme des forum Villes à l’Ere Numérique